
Les multiples et complexes défis qui sont posés aux ONG par l'ampleur des effets, qu'ils soient pervers ou parfois vertueux, de la mondialisation, doivent nous obliger à repenser ce qui doit fonder l'action d'une organisation internationale des droits de l'homme.
La mondialisation suscite un besoin de droit pour une protection universelle des individus, un besoin qui demande de réfléchir à des nouveaux outils juridiques.
Il exige également d'utiliser à l'échelon national ou international des outils juridiques existant afin de pouvoir attraire devant les juridictions nationales les agents économiques, et plus particulièrement les entreprises qui, soit directement, soit par l'intermédiaire de leurs filiales, bénéficient de profits résultant d'activités qui, localement, parfois, violent gravement les droits élémentaires des individus.
SHERPA a pour objet essentiellement dans un premier temps de mobiliser des compétences et des savoir-faire aux fins que puissent être lancées, après avoir effectué des diagnostics pertinents, des procédures (civiles ou pénales) à l'encontre d'entreprises responsables d'infractions dans les pays du Sud (qu'il s'agisse des sociétés mères ou de leurs filiales locales) et ce dès que peut valablement être retenue la compétence de la juridiction du lieu du siège ou du principal établissement de l'entreprise.
SHERPA, à terme, devra être également un véritable cabinet d'expertise, d'analyse, d'audit et de conseil sur la mondialisation à chaque fois que ses effets directs ou indirects seront susceptibles de porter atteinte aux droits de l'homme dans leur dimension la plus large.
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