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Marseille des eco-sapiens
Bateau ou avion ?
Un trajet en avion long courrier, c'est 250g de CO2 par personne et par kilomètre. En train ou en bateau, c'est dix fois moins.
Les différentes manières de se mouvoir

Les différentes manières de se mouvoir

Il n'existe pas de véhicule idéal, excepté peut-être le vélo, les pieds et les rollers (ou encore les équidés!), mais il existe des alternatives plus appropriées

Les alternatives au véhicule motorisé personnel

Les transports en commun

Particulièrement en zone urbaine où la voiture est un mode de déplacement très contraignant et où les transports en commun (bus, métro, train...) sont en général assez diversifiés et nombreux, ceux-ci sont en général bien mieux adaptés aux déplacements.

50 % des trajets en voiture font moins de 3 km, ce qui s'avère une distance tout à fait adaptée pour aller à pied, à vélo, à roller... ou en bus. En délaissant la voiture pour les déplacements de moins de 3 km pendant six mois, on peut réduire ses émissions de 0,3 tonne de CO² (calcul réalisé en considérant un trajet de 3 km A-R par jour).

À Paris, la vitesse moyenne du métro est de 27 km/h et celle d'une voiture 18 km/h. La situation n'est pas meilleure dans la plupart des grandes villes. Autre avantage, un seul autobus peut remplacer plus de 40 voitures, économiser 60.000 litres de carburant par an (pour 15.000 km parcourus en moyenne par an et par voiture) et éviter 96 tonnes de CO² par an. Si une personne prend le bus à la place de la voiture, elle contribue à éviter plus de 2 tonnes de CO² par an.

Pour des déplacements interurbains, les transports en commun constituent là aussi un gain énergétique, financier et environnemental. Et ceux-ci, d'autant plus qu'ils sont bien remplis.

Un passager d'un train, pour parcourir la même distance, émet environ dix fois moins de GES que s'il prenait l'avion ou sa voiture.

Dans sa domiciliation, il est donc préférable, quand c'est possible, d'habiter près des lignes de transport en commun. On pourra, sinon, opter pour l'intermodalité : il est toujours possible de se rendre en voiture à la gare la plus proche.

L'auteur Ivan Illich, dans son ouvrage Énergie et équité, a démontré que le temps passé à conduire, payer, réparer sa voiture était considérable. Le temps consacré à la voiture sur une année, ramené au trajet moyen effectué en voiture, conduit en fait à une vitesse équivalente à la marche à pied! Un bon outil de réflexion pour repenser l'usage de la... marche.

Le rail

Déjà plus intéressant que la voiture ou l'avion dans bien des cas, le rail a de l'avenir. Les améliorations à venir vont de l'augmentation de la fréquence des trains, la réduction des tarifs, leur gain en performances de vitesse ou de souplesse, à leur capacité à desservir de petites destinations à faible fréquentation.

Mais des améliorations technologiques d'un autre ordre sont aussi attendues, telles que ces «nouveaux» trains économes en énergie. Le train pendulaire ou le CyberTran en sont des exemples. Ce dernier, dernier-né du laboratoire national d'ingénierie de l'Idaho, consomme dans sa version prototype 90 % d'énergie en moins qu'une voiture moyenne, par personne transportée. Sans conducteur, léger, il est mû par deux moteurs électriques de 75 kW et peut atteindre 240 km/h . Il fonctionne par wagons de quelques personnes, à la demande. C'est notamment sa légèreté qui lui confère sa grande efficacité énergétique. Son mode de fonctionnement à la demande évite aussi des départs à vide, ou peu remplis. Il serait optimal sur des distances de 100 à 1.000 km.

Quant au train pendulaire, c'est un système conçu il y a quelques dizaines d'années afin de permettre aux trains classiques de circuler à des vitesses supérieures, jusqu'à 250 km/h. Cette technique permettra aux trains régionaux de circuler à très grande vitesse et de renforcer l'attrait du rail.

Ce qui est écrit pour les trains est également vrai, à échelle plus réduite, pour les tramways et métros.

Les voitures collectives

Elles ont un franc succès à Berlin où elles sont utilisées sous forme de groupes : quelques personnes se regroupent autour de quelques voitures qu'elles paient en commun par le biais d'un droit d'entrée et d'une cotisation annuelle. Si l'on généralisait ce système, la consommation de carburant ne diminuerait certes pas, mais la construction de voitures serait moins importante. Par ailleurs, les habitudes liées à la voiture différeraient, on y aurait sans doute recours quand ce serait vraiment nécessaire et l'on chercherait des solutions alternatives dans les autres cas.

De la même manière, vous pouvez opter pour l'auto-partage en France pour des déplacements occasionnels, lorsqu'il n'y a pas d'alternative à la voiture. Les véhicules en multi-propriété sont accessibles en libre service, avec une carte d'abonnement.

Le vélo

Les Hollandais et les Allemands, eux, ont bien compris l'intérêt du vélo comme moyen de déplacement. Le vélo est dans ces pays un moyen de transport à part entière. S'il va plus lentement que la voiture, il évite les embouteillages. Et pour les personnes qui ne peuvent pas physiquement fournir l'effort nécessaire, il existe maintenant des vélos électriques.

L'avion

Même s'il est un mode de transport collectif, c'est le moyen de déplacement le plus nocif pour le climat à l'heure actuelle : il émet encore plus de GES par personne par km que la voiture (300 gCO²/pers/km contre 180 pour la voiture en moyenne)!

Comme alternative plus recommandable aujourd'hui à l'avion, on ne peut suggérer que le bateau, à moteur (cargo, croisière, fluvial) ou à voile, et le train... et le Zeppelin (voir expérience allemande)! Alors, dans ce cas, ce n'est pas seulement à son mode de transport qu'il est bon de songer, mais à la destination choisie. Peut-être les avionneurs amélioreront-ils leurs niveaux de pollution dans un avenir proche, mais en attendant, éviter ce mode de transport peut être un bon moyen de les y inciter...

Pour ceux qui ne peuvent éviter l'avion, et qui sont taraudés par leur conscience, il existe des méthodes dites de compensation de GES : elles consistent à proposer aux usagers de l'avion de participer financièrement (ou autrement) à des projets de reboisement, de technologies propres, etc.

Ils peuvent aussi choisir de voyager par avion dans un appareil moins polluant, et demander aux compagnies la consommation de leurs appareils (en dessous de 4,5 l aux 100 par passager, ça témoigne d'un certain effort de la part de la compagnie).

eco-sapiens 09/11/06
Photo: Snail on rail (FlickR/Kicki)
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Commentaires
Correct eco-hotes 09/11/06
Les transports en commun oui mais...

Mais il faudrait que la municipalité vous en offre la possibilité. Prenez par exemple Marseille... une ville pleine de lumière, de soleil, où la nature devrait être très présente, où les balades à vélo, en bus, en tramway, en train devrait vous permettre de profiter de la météo clémente!

Eh bien que nenni, il n'en est rien. Le métro Marseillais est le seul de France à fermer à 21h en semaine !!! ce qui vous oblige à prendre la voiture si vous habitez un peu loin et que vous voulez sortir au ciné, au resto... faire des trucs dingues quoi, autres que le FOOT, dingues je vous dit.

Le tramway en cours de construction reprend la ligne de métro comme ça, ben les quartiers qui n'ont pas de métro restent isolés et à la merci des chauffeurs de bus qui font un peu ce qu'ils veulent (il n'est pas rare à marseille d'attendre un bus 30 mn au lieu des 10 mn annoncées). depuis els travaus il est difficile de circuler à Marseille, mais vous croyez que la municipalité aurait décidé d'ouvrir alors le métro plus tard histoire d'ne profiter pour habituer tout el monde à prendre lé métro le soir ??? non !!!

Les pistes cyclables ???? quelles pistes cyclables (en dehors du Prado)

Piétons ? Quelle drôle d'idée de vouloir être piéton à Marseille... slalomer entre les voitures, se prendre des papiers dans la figure (pas à cause du vent à cause des abrutis qui jettent tout par-terre)

Bref, oui aux alternatives mais il faudrait que dans certaines villes la municipalité agissent avant de demander à ses citoyens d'agir.

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