
Un bon réflexe à adopter est de regarder les étiquettes des produits : comportent-elles un label, une indication quant à son origine, sur son recyclage, ses émissions, sa consommation d'énergie ? Outre les étiquettes énergie, les labels peuvent être d'un bon secours pour trouver les produits prenant en compte l'impact sur l'environnement en général et donc aussi en terme d'effet de serre.
Les critères des certifications officielles varient selon les pays. Ce sont des démarches volontaires dont l'objet commun est de contribuer à favoriser le développement durable. Elles constituent soit des repères pour les usagers consommateurs que nous sommes, soit des objectifs de management interne. Elles sont soumises à des contrôles théoriquement exigeants. Pour comprendre de quoi il s'agit il faut s'attarder sur les exigences qu'elles recouvrent. Certaines concernent l'entreprise dans sa globalité, d'autres des filières ou produits.
Pour les meubles en bois, les labels FSC et PEFC garantissent, normalement, la provenance du bois de forêts gérées durablement et dans le respect de l'environnement. Au niveau de l'effet de serre, c'est un label important car il témoigne d'un effort de lutte contre la déforestation, une de ses causes majeures. Préférer un objet en bois certifié par l'un de ces labels, c'est aussi soutenir ces initiatives.
De même, la culture du chocolat et du café contribue bien souvent au déboisement des forêts tropicales. Certains labels «shade-grown» en assurent le respect. En y ajoutant le label bio, qui permet de limiter les intrants chimiques, et l'équitable, qui assure une plus juste répartition des profits entre les producteurs locaux et les intermédiaires, on devrait pourvoir petit-déjeuner avec l'esprit plus tranquille.
Attention à certains labels qui n'ont aucune signification concernant l'impact du produit sur l'environnement.
Ainsi par exemple en France, le point vert ne signifie pas que le produit est recyclable ou bien recyclé, mais simplement que le fabriquant contribue à une société (Eco-Emballages ou Adelphe) chargée de valoriser les déchets des emballages qu'il produit. Cette cotisation représente 30% environ du coût total de cette valorisation (le complément étant payé par les habitants). Cette démarche n'incite donc pas les industriels à supprimer le sur-emballage, autrement dit, à réduire les déchets à la source.
De même, le logo préserve la couche d'ozone est faussement rassurant puisque si effectivement le produit ne contient pas de CFC, gaz nocifs pour la couche d'ozone, il a été remplacé par un de ses cousins, le HFC, certes moins nocif pour la couche d'ozone mais toujours très néfaste au niveau de l'effet de serre. Préférez donc les vaporisateurs manuels, sticks, plaquettes ou burettes.
Il existe plusieurs labels qui certifient les filières de l'agriculture biologique.
La marque AB est délivrée par le ministère de l'agriculture après déclaration préalable des agriculteurs, qui attestent n'utiliser ni engrais chimiques, ni traitements chimiques dans leurs productions animales ou végétales. Les produits qui portent le label AB doivent contenir au moins 95% d'ingrédients d'origine agrobiologique. Le contrôle des exploitations est réalisé par des organismes certificateurs indépendants, agréés par l'État ; Ecocert est le plus connu d'entre eux, et labellise 80 % des produits français.
Le logo AB européen : les produits labellisés doivent pareillement contenir au moins 95 % d'ingrédients biologiques. Néanmoins, pour les produits d'origine animale, le cahier des charges est moins contraignant que la marque AB française.
Voir le site d'agencebio, qui est l'agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique.
Trois systèmes de certification du commerce équitable coexistent Max Havelaar, Fairtrade et Transfair et ont fusionné avec l'apparition de FLO-Cert (organisme de contrôle du label), même si les noms sont restés.
L'obtention du label répond à des conditions très précises et implique l'engagement de tous les acteurs de la filière "équitable" : petits producteurs, importateurs, torréfacteurs.
Pour cela Max Havelaar veille à l'application et au respect des critères de base du commerce équitable. Aujourd'hui, Max Havelaar délivre un label de commerce équitable à différents produits de consommation courante : le café, le thé, le miel, la banane, le cacao, le sucre et le jus d'orange et depuis peu le coton, qui respectent dans leur processus de production les droits de l'Homme.
Les trois principes du commerce équitable sont :
Max Havelaar n'est pas une marque mais une association qui appose un label sur des produits garantissant les principes du commerce équitable.
Créé par l'association du même nom. Ce label, qui regroupe une demi-douzaine de structures, ajoute des critères éthiques et sociaux aux habituels critères du commerce équitable. Il est reconnu par la DGCCRF à partir d'expertises réalisées par Ecocert
L'étiquetage des véhicules (car labelling) informe sur la consommation de carburant et les émissions de CO2 (gaz à effet de serre).
Obligatoire sur certains appareils électroménagers et sur les ampoules, elle signale les produits économes lors de leur utilisation : les classes A ou B rassemblent les produits présentant les meilleures performances en matière d'économie d'énergie. Les appareils ayant progressé au cours des dernières années, sont apparues les classes A++ et A+, encore plus performantes. Les classes devraient bientôt être révisées, au risque de n'avoir plus sur le marché que des classes A++, A+ et A.
L'étiquette énergie informe également sur les performances du produit (lavage, essorage, consommation d'eau...).
Le logo Energy Star a été mis en place par l'agence gouvernementale américaine de protection de l'environnement (EPA). Ce logo est notamment attribué aux produits (ordinateurs, imprimantes, copieurs, ...) dont la consommation électrique est la plus faible.
Ce type d'informations concerne à la fois les marques privées («marques vertes», propriétés d'un producteur ou d'un distributeur) et les autodéclarations non spécifiques à une entreprise, comme par exemple les indications relatives au caractère recyclable ou biodégradable d'un produit.
Dans cette catégorie se côtoient des déclarations correspondant à de véritables avantages mais également des déclarations vagues et imprécises voire mensongères : bref, le meilleur comme le pire...
Toutefois, la diffusion progressive des bonnes pratiques internationales (Norme ISO 14021) devrait permettre de supprimer progressivement les déclarations non fiables pour ne conserver que les autodéclarations sincères et fondées !
Par exemple, la marque «Monoprix Vert» est apposée par Monoprix sur ses produits les plus respectueux de l'environnement de leur gamme, notamment sur ceux titulaires d'un écolabel officiel. Le distributeur s'est engagé à appliquer volontairement la Norme ISO 14021 afin d'assurer la sincérité et la fiabilité de ses autodéclarations.
Simple incitation à la propreté, ce pictogramme invite les consommateurs à jeter l'emballage du produit dans une poubelle («don't litter» en anglais : ne pas jeter par terre) : il n'a donc aucun rapport avec les caractéristiques écologiques de l'emballage ou de son contenu.
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