
Le premier réflexe pourrait être de se poser la question de l'utilité réelle ou de l'aspect indispensable de tout produit. Ne sommes-nous pas simplement en train de répondre à un réflexe créé par la publicité ?
Ensuite, choisir ce qui sera utilisé avec le plus d'efficacité et le plus longtemps pour éviter des déchets trop importants.
Et enfin, ce qui se révèle recyclable et renouvelable est préférable pour l'effet de serre comme pour éviter la pollutions des sols, des eaux, la raréfaction des ressources,...
Il faut savoir que tous les produits de consommation ont un impact écologique, que ce soit lors de leur fabrication, de leur usage ou en fin de vie. Le cycle de vie d'un produit commence à l'extraction des matériaux qui vont le constituer, et se termine à son élimination (ce qui ne signifie pas dans la poubelle ou à la décharge) ou son retraitement, en passant par sa fabrication, son assemblage, son transport, sa vente et son usage.
À chacune de ces étapes, il peut y avoir consommation d'énergie, de ressources et émission de polluants, directement ou indirectement. La différence se joue sur le type de produits, mais aussi sur la manière de les utiliser et enfin sur la façon de s'en débarrasser lorsque l'on n'en a plus "besoin" (envie ?).
Le fait de pourvoir agir à tous les niveaux représente en fait une liberté plus qu'une contrainte. Ces nouveaux paramètres de choix peuvent même représenter une véritable opportunité en donnant de nouvelles perspectives à l'acte de consommer !
Pour évaluer l'impact environnemental d'un produit, il faut donc prendre en compte les émissions engendrées sur tout le cycle de vie, ce qui s'appelle un «écobilan».
L'écobilan des produits prend en général en compte:
En l'absence d'écobilan, on privilégiera dans tous les cas les produits à base de matières renouvelables, fabriquées à base d'énergie elle aussi de préférence renouvelable, des objets subissant peu de traitements chimiques, peu de transport et enfin et surtout pouvant être réutilisés ou revalorisés.
Quant à l'impact social de la consommation, il est clairement en lien avec les conditions de travail, la rémunération des employés et l'origine du produit (pour éviter trop de délocalisations).
Opter pour des objets de seconde main évite à la fois de puiser dans de nouvelles ressources, mais aussi de réduire le volume des déchets. C'est une pratique doublement gagnante et qui peut être envisagée par exemple pour le mobilier, les voitures, les maisons, les vêtements, mais aussi l'informatique...
De la même manière, on donnera ses objets inutilisés (linge, meubles, livres...) aux organismes d'entraide communautaire, mais aussi par l'intermédiaire de sites web dédiés au troc.
On réparera ses appareils électroménagers et électroniques plutôt que de les jeter et de les remplacer, ou on les donnera à réparer à des CAT qui les revendront ; on louera les machines qui nous serviront peu souvent.
Pour les contenants, on privilégiera les contenants réutilisables pour d'autres usages :
Les dispositifs promotionnels qui poussent à acheter plus que nécessaire et à prendre des engagements (crédit à la consommation, cartes de fidélité) incitent à consommer plus que nécessaire. Même si la limite n'est pas évidente entre l'utile et l'inutile, on gagnera à essayer d'adapter ses consommations à ses besoins plutôt que l'inverse.
Un particulier reçoit en moyenne 50kg de publicité par an dans sa boîte aux lettres, dont il ne lit pas même un tiers.
Cela représente donc une quantité énorme de papier inutilement produit, distribué et brûlé.
1 kg de papier non produit économise 1,9kg de CO2. Pour la publicité distribuée en porte-à-porte, une des solutions peut être de fixer un autocollant : «Pas de publicité dans ma boîte aux lettres».