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Marseille des eco-sapiens
Mégot, gros pollueur
Un mégot peut mettre jusqu'à 12 ans pour se décomposer.
Lorsqu'il est jeté dans le caniveau ou les égouts, il dissémine des métaux lourds, et pollue 8 litres d'eau (qui sera de ce fait traitée plus difficilement) pour un mégot .
Et si vous vous chauffiez au bois ?

Et si vous vous chauffiez au bois ?

Les nouvelles générations de chaudière bois vous offrent l'autonomie (jusqu'à plusieurs mois), le confort, la facilité d'utilisation et pour des rendements des plus performants

Objectif

Utiliser l'énergie renouvelable des végétaux (biomasse) pour se chauffer.

Enjeux

  • Réduire notre consommation d'énergie fossile non renouvelable
  • Limiter les émissions de gaz à effet de serre et d'autres polluants
  • Valoriser la forêt et les sous-produits de la filière bois

Avantages pour le particulier

  • Gain financier
  • Gain en autonomie
  • Avantages écologiques
  • Le bois est particulièrement intéressant lorsqu'on habite à la campagne et que l'on peut se procurer du bois local

Inconvénients

Approvisionnement

Fonctionnement

Voici un exemple de chaudière à bois (cliquez sur les numéros pour avoir les explications)

schema fonctionnement chaudière le brûleur la tuyère le pot de combustion l'échangeur de chaleur turbulateurs l'extraction de fumées vis d'alimentation brûleur chambre de décantation dépoussiérage automatique de l'échangeur décentrage automatique du foyer allumage automatique entrée d'air sonde à oxygène sonde fumées
  1. le brûleur : c'est un cylindre en acier dans lequel est coulé du béton, tous deux réfractaires, permettant ainsi de supporter une température de 1.350°C. A sa base, de nombreuses rainures permettent l'arrivée d'air primaire et secondaire et assurent une combustion presque parfaite d'une part, et d'autre part interdisent toute montée anormale en température. Remonter au schéma

  2. la tuyère : elle est placée à la partie supérieure du brûleur et a pou rôle d'augmenter la vitesse de la flamme et d'assurer son expansion dans la chambre de combustion. Remonter au schéma

  3. le pot de combustion : construit en acier réfractaire, il a pour but d'améliorer la combustion lors des démarrages car il devient très vite incandescent et évite en grande partie les imbrûlés gazeux. De plus, toutes les particules lourdes vont retomber à la base du pot et refaire un trajet dans la flamme. En outre, il permet d'éviter tout contact entre la flamme et le corps de la chaudière. Remonter au schéma

  4. l'échangeur de chaleur : il est à trois parcours de gaz et permet d'obtenir des températures de fumées très basses tout en étant d'un encombrement réduit. Les tubes de fumées sont munis de turbulateurs amovibles. Cet échangeur est particulièrement performat puisque la température des fumées ne dépasse pas 140°C sur certains modèles. Remonter au schéma

  5. turbulateurs : dans chaque tube de fumées sont disposées des turbulateurs ayant pour but de faciliter l'échange thermique et permettre le nettoyage. Ces turbulateurs sont fixés sur une couronne actionnée par un moto-réducteur dont la gestion est assurée par un micro-proceseur. Remonter au schéma

  6. l'extraction de fumées : une chaudière en dépression présente beaucoup d'avantages et, pour commence, celui de ne pas propager le feu au silo de stockage. Si les joints des portes ne sont pas étanches, par exemple, il n'y aura pas de dégagement de fumées ni de CO, avec tous les dangers que cela représente. Elle est constituée d'un moteur haute température et d'une turbine à réaction, qui sont montés sur une boite à fumées amovible, permettant ainsi l'accès total au corps de chauffe. Le moteur, à vitesse variable, piloté par un variateur, est asservi à la sonde lanbda et géré par le microprocesseur. Remonter au schéma

  7. vis d'alimentation brûleur : c'est une vis sans fin classique, fonctionnant séquentiellement et mue par un moto-réducteur de 90 watts. Elle n'entraîne qu'une petite quantité de combustible tombant de l'extracteur, elle n'est jamais pleine et, de ce fait, le risque de retour de feu est pratiquement inexistant. Remonter au schéma

  8. chambre de décantation : elle permet, par diminution de la vitesse des gaz, le dépot des particules imbrûlées et de recueillir les poussières tombées des tubes de fumées lors du fonctionnement automatique des turbulateurs. Une vis sans fin évacue ces poussières dans un cendrier. Remonter au schéma

  9. dépoussiérage automatique de l'échangeur : une vis mue par un moto-réducteur assure l'évacuation des poussières et des imbrûlés dans un cendrier situé à l'arrière de la chaudière et pouvant être à droite ou à gauche, selon l'implantation. Remonter au schéma

  10. décentrage automatique du foyer : il s'agit d'une vis sans fin qui entraîne les cendres se trouvant sous le brûleur et ce, dans le cendrier situé à l'avant de la chaudière. L'ensemble est mû par un moto-réducteur de 90 watts et est commandé automatiquement à partir de l'armoire. Lorsque le cendrier est plein, il s'extrait du tube de décendrage. Remonter au schéma

  11. allumage automatique : il est constitué par un générateur d'air chaud indépendant, géré par le microprocesseur avec sécurité en cas de surchauffe. Remonter au schéma

  12. entrée d'air : elle est constituée de deux volets d'air assurant une distribution parfaite autour du brûleur. Ces volets s'ouvrent par dépression lorsque la chaudière fonctionne et ne comportent, de ce fait, aucun réglage. Remonter au schéma

  13. sonde à oxygène : elle est située au niveau de la sortie des fumées dont elle contrôle en permanence le taux d'oxygène. Elle pilote l'extracteur de fumées dont la vitesse varie en fonction des données, de manière à avoir un taux de dioxygène le plus faible possible. Parallèlement, elle gère l'arrivée de combustible en augmentant ou diminuant les temps d'alimentation. Elle est associée à une sonde de température de fumées afin d'assurer une gestion parfaite de la combustion. Remonter au schéma

  14. sonde fumées : elle permet de piloter l'allumage d'une part, et d'autre part de gérer la puissance de la chaudière. Elle protége également le corps de chauffe contre toute élévation anormale de la température. Remonter au schéma

Plus rien à voir avec la cheminée que vous deviez alimenter de bûches toutes les heures! Les nouvelles générations de chaudière bois vous offrent l'autonomie (jusqu'à plusieurs mois), le confort, la facilité d'utilisation et pour des rendements des plus performants.

Le principe de fonctionnement est simple : un silo de stockage du bois alimente la chaufferie par l'intermédiaire d'une vis sans fin. Ainsi le bois est acheminé automatiquement jusqu'au foyer de la chaudière où il est brûlé. La chaleur du feu est transmise dans l'échangeur à un réseau de tubes parcourus d'eau. Cette eau chaude est ensuite acheminée dans le plancher chauffant, les radiateurs de la maison ou le ballon d'eau chaude sanitaire, où elle restitue sa chaleur.

L'installer chez soi : étapes

Economiser d'abord

Avant de penser à «comment» se chauffer, pensez «comment éviter les pertes de chaleur ?», c'est-à-dire économiser l'énergie. Voir à ce sujet la fiche sobriété.

Connaître ses besoins en chauffage

Faites le bilan de vos consommations annuelles de chauffage et d'eau chaude (facture, compteur selon le type de matériel). Envisagez toutes les économies possibles (sobriété, isolation, vitrages, etc) et réévaluez vos besoins.

Connaître les potentialités de son habitat

La place! Voilà la contrainte. Une citerne de 2m3 de fuel (consommation moyenne annuelle d'un foyer) équivaut à 6m3 de granulés, 15m3 (15 stères) de bûches, ou 20m3 de bois déchiqueté en plaquettes. Ces deux derniers exigent en plus d'être disposés à proximité de la chaudière (proximité immédiate pour les granulés, jusqu'à une distance de 20 mètres, pour les granulés).

Si vous avez une grande maison, et peut-être même un local de chaufferie spécifique. Ce mode de chauffage est fait pour vous.

Les différents types de chaudière

TYPE DE CHAUFFAGERendementAutonomiePuissance maximale kWCoût d'installation (euros HT)Coût de fonctionnement moyen (cts euros HT/kWh)
Chaudière à bûches55 à 75%< 20h10 à 203 5003
Chaudière à plaquettes ou granulés75 à 90%Plusieurs mois< 100< 20 0002,5

Si certaines chaudières fonctionnent à bûches, d'autres brûlent des plaquettes, briquettes, copeaux, granulés ou bois déchiqueté. Ces derniers proviennent des déchets de l'exploitation du bois. Il s'agit donc de recyclage! Ce bois, en plus d'être compressé, est parfaitement sec, ce qui lui procure un très bon rendement.

Les chaudières à granulés ou à plaquettes peuvent avoir un chargement automatique avec des systèmes de vis sans fin ou d'aspiration qui leur donnent une grande autonomie.

Certaines chaudières fonctionnent sur le principe de combustion par flamme inversée ou bien de turbo, ce qui améliore le rendement mais nécessite de l'électricité et rend inopérante la chaudière en cas de coupure d'électricité!

Les chaudières à double combustion disposent d'un apport d'air supplémentaire à la sortie des fumées qui améliore le rendement.

Maintenant à vous de choisir la votre.

Dimensionner son projet

Il est très important de mener une étude spécifique pour chaque projet (disponibilités locales en approvisionnement, coûts de transport, emplacement de la chaufferie et dimensionnement…).

Quel est le meilleur combustible bois pour moi – les bûches, plaquettes ou granulés ?

Pour répondre à cette question, il faut tout d'abord se pencher sur les facteurs suivants :

  • Place à disposition
  • Degré de confort recherché
  • Disponibilité (temps)
  • Pour stocker la même quantité d'énergie, les différents combustibles bois nécessitent un volume différent :
comparaison des volumes chaudière

Les bûches doivent être séchées pendant deux ans avant de pouvoir être utilisées. Les plaquettes de bois prennent le plus de place au contraire des granulés qui en nécessitent le moins. Il est courant d'utiliser une citerne à mazout déjà existante et de la transformer à moindre frais en silo pour stocker les pellets (ou granulés de bois).

La chaudière à bûches est la solution idéale lorsque l'on possède sa propre forêt et que l'on est prêt à investir du temps pour du travail manuel afin de se chauffer. En revanche, la personne qui souhaite chauffer sa maison le plus agréablement possible et en y consacrant le minimum de travail devra se décider pour un chauffage automatique aux plaquettes ou aux granulés de bois.

Les chauffages centraux à granulés ou à bûches sont disponibles à partir d'une puissance de 3 kW (maisons familiales individuelles, qui nécessitent peu d'énergie). A partir de 30kW (une grande maison pas isolée) on pourra opter pour des plaquettes.

Connaître son budget et le retour sur investissement

Coût d'installation
Chaudière à bûches1 500 € à 4 500 €
Chaudière à plaquettes4 500 € à 12 200 €

Durée de vie : 20 ans.

Economies réalisées : elles dépendent de l'énergie avec laquelle on compare la chaudière bois.

Comparatif prix selon le type d'énergie dédié au chauffage
Coût approximatifElectricitéGazFioulBois
Investissement2000250040004500 (à diviser par deux si crédit d'impôt)
Exploitation/an1200600700300
Total sur 20 ans26000151001870010800

Selon les prix en vigueur en 2007
chaudière bois : 3cts eurosHT/kWh
convecteurs électriques : 11,3 cts euros HT/kWh
chaudière fioul : 6,8 cts euros HT/kWh
propane : 10,2 cts euros HT/kWh

Stère de bois en bûches (achat auprès d'un distributeur patenté) env. 30 à 80 €
Le prix varie selon les régions, le conditionnement, l'essence et l'humidité.

Aides financières en 2010

Crédit d'impôt de 50% du prix du matériel, accessible même pour ceux qui ne sont pas imposables (remboursement). Plafonné à 16.000 euros pour un couple et 8.000 euros pour une personne seule. Pour plus d'informations, consultez le site du Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable

Contacts et références

Contacts

  • L'Agence de l'énergie et de l'environnement (ADEME) et son réseau d'Espaces Info Energie (EIE) conseille les particuliers dans l'installation de ces équipements (dimensionnement, aides financières, installateurs qualifiés, etc).

    Retrouvez le guide pratique du chauffage au bois sur le site de l'Ademe.

  • L'institut technique et Européen du bois énergie (ITEBE) est une association de professionnels qui regroupe des installateurs, des fabricants, etc.
  • Comité de Liaison des Energies Renouvelables, association nationale qui fournit de la documentation, des contacts

Livres

Poêles, inserts et autres chauffages au bois, Claude Aubert, Terre Vivante, 2004.

Labels et certificats

flamme verte

Au niveau national, le label qualité «Flamme verte» vise à promouvoir les appareils de chauffage au bois performants et écologiques (rendement supérieur à 60%, rejet de moins d'1% de CO2 dans l'atmosphère). Ce label est piloté par l'ADEME et le GIFAM (Groupement Interprofessionnel des Fabricants d'Appareils d'équipement Ménager).

Sabine Rabourdin / eco-sapiens 28/11/06
Photo: wood stove 2 (FlickR/muffet)
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