le guide d'achat éthique

Trouver, comparer et acheter des produits bio, naturels, écologiques et équitables

Marseille des eco-sapiens
Bois illégal dans la papeterie
40% du bois exploité commercialement dans le monde sert à faire du papier
15% du bois utilisé pour le papier provient de forêts vierges
Rouler en polluant moins

Rouler en polluant moins

Le transport est une source prioritaire d'émissions de GES, mais aussi de bien d'autres types de pollutions de l'air. C'est l'un des postes prioritaires mais c'est aussi celui qui offre encore le moins d'alternatives.

En mars 2004, on pouvait lire dans un grand quotidien national un article qui faisait référence au palmarès ADEME des voitures les moins polluantes. Et le journaliste de conclure : «Rassurez-vous! Même si une voiture moyenne émet beaucoup de CO2, elle en émet toujours beaucoup moins qu'un cheval tirant une calèche». Le journaliste oubliait cependant de préciser que le carbone émis par le cheval est inscrit dans le cycle du carbone : le cheval absorbe du carbone, sous forme de végétaux, et en réémet comme la plupart des êtres vivants... Il ne pourra en revanche jamais être démontré qu'une voiture absorbe autant de carbone qu'elle en émet! C'est une énorme différence...

En France et en Belgique, en 2002, le transport de biens et de personnes a été responsable de 28 % des émissions de CO2! Au niveau local, dans l’air d’une ville ou d’une agglomération, circulent les particules souvent cancérigènes émises par les pots d’échappement. C’est aussi aux niveaux local et régional que se retrouvent les composés toxiques émis par les pots d’échappement : NOx, CO2. Par transformation, notamment lors de fortes chaleurs, certains gaz d’échappement et en particulier le NO2 conduisent à la formation d’ozone, nocif pour la santé et particulièrement celle des enfants et des asthmatiques.

Si nous concentrons ci-dessous notre attention sur la voiture, c'est qu'elle occupe une place de choix dans les moyens de transport actuels, et qu'elle est donc une cible de choix!

Diminuer la fréquence et la distance des déplacements

Une analyse personnelle de la manière dont on se déplace ne coûte pas grand-chose et peut rapporter beaucoup. Brossez les grandes caractéristiques de vos trajets quotidiens (travail, loisirs, achats) et exceptionnels : distance parcourue, type de véhicule, temps passé, et éventuellement coûts annexes. En quelques secondes, à l'aide d'un crayon et d'une feuille, il apparaît maintenant plus clairement lesquels de vos trajets peuvent être améliorés, évités, raccourcis... Optimisez vos trajets : faire ses courses en revenant du travail économise par exemple un aller-retour.

Se faire livrer ses courses à domicile économise des trajets car le livreur sert plusieurs personnes par parcours (idem pour les commandes par internet).

Acheter ses produits frais chez le producteur ou dans les commerces de proximité réduit les trajets vers les supermarchés.

Utiliser le pédibus s'il existe (et le mettre en place s'il n'existe pas) pour aller chercher les enfants à l'école.

Au niveau du déplacement pour le travail, il existe de multiples solutions, du développement du travail à domicile au rapprochement de domicile. Cette dernière éventualité, qui se voit parfois opposer des considérations pratiques ou financières, doit être envisagée sous différents aspects : moins de temps passés dans les transports, c'est plus de temps ailleurs. La démarche écologique s'associe à une démarche plus large sur le style de vie.

Enfin, le covoiturage, pour le même usage, diminue les émissions qu'auraient engendrées les personnes cotransportées, s'il avait fallu qu'elles se déplacent seules : si vous effectuez un trajet de 200 km seul en voiture, vous émettez 170*200 = 34 kg de CO2 par personne, et si vous êtes trois, vous n'en émettez plus que 11 kg par personne. Contactez les associations qui organisent le covoiturage dans votre région ou organisez-le vous-mêmes.

Ce genre de mesures restera prioritaire tant que le temps passé en moyenne par personne dans les transports, la distance parcourue et le nombre de trajets sera aussi élevé.

Rouler efficacement

Entretien et conduite du véhicule

Mal gonflés, les pneus d'un véhicule s'usent plus vite et conduisent à une surconsommation de carburant : d'environ 3 % de plus pour un déficit de seulement 0,3 bar .

Un mauvais réglage du moteur peut entraîner une surconsommation de carburant de 20 % (plus de 1 l supplémentaire aux 100 km), et une pollution accrue d'où l'utilité de réviser annuellement l'allumage et la carburation de son véhicule.

Conduire souplement et respecter les limitations de vitesse, anticiper le freinage : des gestes qui permettent de diminuer jusqu'à un tiers de carburant par rapport à une conduite agressive. Et conduire moins vite : toute réduction de vitesse de 10 km/h correspond à une épargne d'environ 10 % en dépenses de carburant et en émissions.

Avec un moteur à froid, il est avisé de démarrer en douceur car une vitesse trop rapide fait croître la consommation (parfois de moitié) sur les 5 premiers kilomètres au minimum.

En cas d'arrêt prolongé (livraisons, courses, conversations téléphoniques...), couper le contact permet de réduire bruit et pollution.

Choisir une auto-école qui intègre dans les cours d'apprentissage des heures de conduite économes et environnementales (voir p. 00).

Les quatre règles d'or d'Eco-Drive®, promues par l'Office fédéral suisse de l'énergie

  1. Rouler avec le rapport le plus élevé possible et à bas régime.
  2. Accélérer franchement.
  3. Passer rapidement la vitesse supérieure (à 2 500 tours/min au plus), rétrograder tardivement.
  4. Conduire souplement en anticipant, éviter les freinages et les changements de vitesse inutiles.

Si chaque automobiliste évitait de laisser tourner son véhicule au ralenti seulement cinq minutes par jour, 365 jours par année, on éviterait de rejeter dans l'atmosphère 1,6 million de tonnes de CO2 par année, de même que d'autres substances toxiques.

Un véhicule peu gourmand

Si vous êtes plutôt quelqu'un qui passe la majeure partie de ses trajets en ville, sur de courtes distances, en général seul ou à deux, à faible vitesse et en transportant des objets peu encombrants, bannissez les grosses et moyennes voitures, et concentrez votre attention sur les petites voitures du type «Smart».

Il s'agit de se déplacer avec la voiture la plus adaptée et la moins émettrice possible en grammes d'équivalent CO2 par kilomètre (données obligatoirement affichées sur les publicités et les fiches d'informations du véhicule). À ce titre, évitez, quand elles sont inutiles pour vos besoins, les grosses cylindrées type 4X4 ou voitures de sport.

Plus une voiture est puissante, plus elle consomme. On passe de 3,6 l aux 100 km pour les voitures les plus performantes à 12 l au 100 pour les plus consommatrices. Et plus on brûle de pétrole, plus on pollue. Au prix actuel des carburants fossiles, l'intérêt financier d'un véhicule performant est vite démontré. En cas de besoin exceptionnel de gros véhicules, vous pouvez toujours en emprunter un, ce sera de toute façon en moyenne financièrement plus intéressant que de l'acheter.

Pour choisir un véhicule, on pourra se référer au palmarès ADEME ci-dessous. En principe les diesels récents consomment légèrement moins donc émettent moins que les essences pour un même type de modèle. On évitera également les gadgets électroniques et la clim qui accentuent sensiblement les consommations d'énergie!

L'Agence de l'environnement et de l'énergie, en France (Ademe), a établi un classement des voitures selon leurs émissions de GES. Les émissions spécifiques sont communiquées sur tous les documents relatifs au véhicule. Voici les 15 meilleures en 2004 :

Les 15 voitures neuves les moins polluantes
*Consommation en ville, en litres aux 100 kilomètres. **Émission de CO2, en grammes par kilomètre
ModèleMarqueConso*CarburantÉmission de CO2**
Lupo 3L TDI (61ch) TiptronicVolkswagen3.6Diesel81
Smart CDISmart3.9Diesel90
Smart CDI CabrioletSmart3.9Diesel90
Prius 75WT 4Toyota5.0Essence104
C2 1.4 HDiCitroën5.1Diesel108
Cuore 3PDaihatu6.0Essence109
Clio 3 ou 5P 1.5dCi (80 ch)Renault5.3Diesel110
Clio 3P 1.4dCi (80 ch)Renault5.3Diesel110
C3 5P 1.4HDiCitroën5.3Diesel111
C3 5P 1.4HDi 16VCitroën5.3Diesel113
Smart (45 kW) CabrioletSmart6.0Essence113
Smart (37 kW)Smart6.0Essence113
C2 1.4 HDiCitroën5.3Diesel113
Clio 5P 1.5dCi (100 ch)Renault5.2Diesel113
Yaris 3P 75 D-4DToyota5.1Diesel113

Si vous effectuez de nombreux trajets seul ou à deux et si le climat le permet, pensez également aux motos. Seules les petites cylindrées sont intéressantes au niveau de la consommation de carburant. Une 125 (sans permis en France), peu onéreuse, facile d'emploi et adaptée à la ville ou moyenne campagne ne consomme pas plus de 3 l au 100.

Si les émissions directes d'une voiture sont en moyenne de 160g de CO2 au km, elles passent en réalité à près de 330 grammes de CO2 au km si l'on prend en compte les émissions des raffineries, la construction du véhicule, et la surconsommation liée au cycle urbain avec embouteillages.

Des carburations alternatives à l'essence ou au diesel

Il n'existe pas de carburant idéal. Il existe des solutions plus ou moins adaptées : le véhicule hybride, le véhicule au biocarburant, au méthanol, au GPL, au GNV, à air comprimé, solaire, électrique. Ils n'ont pas tous le même impact sur le climat. Votre solution dépend de vos besoins en autonomie et en vitesse, des fournisseurs locaux d'énergie.

En utilisant une essence contenant 10 p. 100 d'éthanol (« E-10 »), on peut réduire de 0,2 tonne par année les émissions de GES (pour 15 000 km parcouru par an). N'importe quel camion ou auto peut fonctionner à l'E-10 sans modification.

Certains véhicules sont plus recommandés que d'autres en fonction des usages : en ville, on préconisera le véhicule électrique, le vélo, la marche, les deux roues électriques, les transports en commun. Pour les trajets plus longs, on préférera les véhicules hybrides : meilleur compromis actuel pour une voiture à usage «longues distances». Sinon bien sûr, on choisira le train, le transport maritime, les cars...

Alterner avec une énergie recyclable : si c'est possible, on ajoutera de l'huile végétale dans son moteur diesel ou de l'alcool végétal dans son moteur essence. Des partenariats sont possibles avec les producteurs d'oléagineux afin de produire du biodiesel. Renseignez-vous auprès des agriculteurs (et de préférence les producteurs bio!) ou des associations de votre région.

eco-sapiens 05/11/06
Facebook Twitter
Correct
1 évaluation
Voir les commentaires
Correct
1 évaluation
Commentaires
Correct valentin 03/08/09
non mais !

Plus une voiture est puissante, plus elle consomme. On passe de 3,6 l aux 100 km pour les voitures les plus performantes à 12 l au 100 pour les plus consommatrices. Et plus on brûle de pétrole, plus on pollue.

>Ca n'a rien à voir, vous mélangez GES et polluants

Pour choisir un véhicule, on pourra se référer au palmarès ADEME ci-dessous.

>Non l'Ademe est là pour soutenir l'action du gouvernement qui vient de se découvrir écologiste. Ainsi une Twingo DCi de 65ch emet bien plus de polluants qu'un 4x4 BMW X3 de 286ch; Reportez vous à l'enquette de l'Automobile Magazine qui fortement faché Borloo pour effectuer le calcul.

NB : Soyez ecolo roulez en voiture nucléaire pardon électrique

En principe les diesels récents consomment légèrement moins donc émettent moins que les essences pour un même type de modèle.

>Moins de CO2, plus de Nox plus de particules...

On évitera également les gadgets électroniques et la clim qui accentuent sensiblement les consommations d'énergie

>Et vitres ouvertes tu ne consommes pas plus que vitre fermées?

Inscription | Connexion

X

Pour ne rien rater de notre actualité,
inscrivez-vous à notre newsletter !

Derniers produits consultés
Dernières infos consultées
Partager :
  • envoyer à un ami
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Google
  • Viadeo
Follow Me on Pinterest

Publicité
Cadeau de noël écolo et éthique

Radio Ethic et eco-sapiens
écouter