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Vers un tourisme responsable ?

Vers un tourisme responsable ?

Le tourisme, symbole de liberté, d'évasion et de plaisir et de civilisation des loisirs, est devenu la première industrie de la planète... et l'une des plus irresponsable.

Des enjeux économiques qui aiguisent les appétits... et rendent difficiles une gestion durable du secteur

montagnes vertes

L'industrie du tourisme a connu une croissance de 6,5% par an entre 1950 et 2007 et l'O.M.T. prévoit un triplement des flux en une génération pour atteindre 1,6 milliard de touristes en 2020.

Le tourisme est ainsi devenu la première recette mondiale en termes d’exportations avec 12 % du PIB mondial.

Secteur dans lequel la recherche de rentabilité maximale à court terme est particulièrement présente, le tourisme est responsable de nombreuses nuisances :

  • Sociales
    le secteur est souvent prédateur pour les populations locales des pays du sud qui ne profitent que peu des retombées économiques et subissent exploitation sociale, menaces sur leur environnement et mépris de leur culture. Selon les pays d’accueil, il est estimé que de 80% à 90% des recettes touristiques reviennent au final aux industries du Nord.
  • Environnementales
    le tourisme est ainsi aujourd'hui responsable de 5 % des émissions de CO2 et génère un gaspillage important des ressources naturelles (en consommation d'eau par exemple, un touriste peut consommer plusieurs dizaines de fois la consommation d'un habitant). L'industrie du tourisme est responsable de nombreux aménagements qui dégradent les milieux naturels (30% de la côte méditerranéenne est ainsi artificialisée), d'impacts liés aux transports et aux types d'activités pratiquées en villégiature.

Le paradoxe du développement touristique

Le réchauffement climatique est aussi synonyme de perte de destinations, puisque des plages et des atolls entiers menacent de disparaître avec leur barrière de corail, sous le coup du réchauffement des océans ; sans parler du tourisme d’hiver, qui recule avec l’enneigement des montagnes. Tel est le paradoxe de la production touristique, qui contribue à dégrader les ressources sur lesquelles elle est basée. Selon TEC Conseil, les zones les plus critiques actuellement en matière de gestion sont la Méditerranée, l’Asie du Sud-Est et les Caraïbes.

Face à ce constat différentes initiatives de tourisme alternatif ont vu le jour ces dernières années.

Les initiatives de tourisme responsable

Les alternatives au tourisme classique ne manquent pas. Ces approches de tourisme en quête d'éthique, pour des voyages respectueux de l'environnement et créateurs de lien social sont qualifiées, selon l'importance qui est apportée à l'un ou l'autre de ces aspects de tourisme vert ou eco-tourisme, de tourisme équitable et solidaire...

Le tourisme durable est né en 1995, sous l'égide de l'ONU et d'un manifeste à trois volets : progrès économique, justice sociale, préservation de l'environnement.
Mais ce type de tourisme avait déjà un pionnier depuis les années 1980, Maurice Freund, pionnier du charter en France et fondateur de la coopérative Point Afrique. À l'heure où le tourisme dans le Continent noir se résumait aux clubs d'Hammamet et de Mombasa, ses avions désenclavaient le Niger et le Burkina. En créant des structures alternatives pour desservir ces pays, il favorisait la rencontre entre locaux et touristes. Aujourd'hui, Le Point lance toujours ses coopératives aériennes et propose, de Tombouctou à Tamanrasset, des circuits "authentiques".

Le tourisme vert ou eco-tourisme est tourné vers la découverte de la nature dans le respect des eco-systèmes et la préservation de la biodiversité. Ce type de tourisme hérité du tourisme d'exploration et d'aventure, ne fait pas l'objet d'une définition et de critères de distinctions précis. Ainsi, des voyages destinés à sensibiliser à la beauté et à la fragilité de la nature, participent à sa destruction, à l'image de ceux vers l'Arctique ou l'Antarctique qui, pour faire découvrir la beauté des paysages et la menace que constitue le réchauffement climatique, génèrent une pollution importante.

Le tourisme équitable consiste lui à appliquer les principes du commerce équitable à ce secteur. L'ambition est d'assurer aux communautés vivant sur les lieux du tourisme une part équitable des revenus qu'il génère, de concilier le tourisme avec leur mode de vie et d'aboutir à une véritable rencontre entre les touristes et les habitants.
La Plate-forme française pour le commerce équitable (PFCE), structure de coordination des organismes de commerce équitable en France, s'est ouverte au tourisme équitable depuis 2001 et a mis en oeuvre une labellisation "équitable" qui repose sur une démarche d'auto-labellisation. Cette charte du Tourisme Equitable repose sur les principes suivants :

  • un travail de recherche de partenariats sur le long terme avec les communautés d’accueil, les prestataires de services locaux et les organismes de promotion et de vente,
  • l’existence d’une contractualisation concertée entre les parties,
  • la mise en place d’activités touristiques dans l’optique d’un développement local et durable, avec notamment un réinvestissement des bénéfices réalisés,
  • le respect d’une transparence vis-à-vis des modes de décisions, des transactions financières, des comptes généraux, et de l’information aux voyageurs,
  • le fait, pour les voyageurs, de se garder de toute attitude et toute intervention qui pourraient bouleverser les équilibres sociaux, culturels et écologiques des communautés d’accueil.

Le tourisme rural désigne un tourisme local, voulu et maîtrisé par les gens du pays, un tourisme de rencontre et de partage, puisant ses arguments dans la richesse des terroirs et la convivialité des habitants. Le tourisme rural est une activité touristique ayant lieu en milieu rural, notamment chez des agriculteurs (l'activité est qualifiée d'agritourisme, mais est minoritaire), qui fournissent l'hébergement, la restauration ou la visite de la ferme.

Les réseaux de tourisme alternatif

Plusieurs initiatives tentent de structurer le réseau :
  • Des associations de tourisme solidaire se sont regroupées en 2007 au sein de l'Association pour un Tourisme Equitable et Solidaire ATES.
    Une grille interne d'évaluation des structures permet de garantir aux voyageurs que certains principes essentiels du tourisme solidaire sont respectés par les associations membres : sensibilisation des voyageurs, la possibilité de contacts avec la population locale, le respect de l’environnement, l’implication dans un ou plusieurs projets de développement local, les retombées économiques locales…
    Actuellement vingt associations sont membres de l'ATES.
  • Le site tourisme-solidaire est un site qui répertorie, évalue et permet d'échanger sur les structures impliquées dans le tourisme solidaire. C'est l'adresse indispensable pour connaître les différents organismes et choisir en toute connaissance de cause.
  • ATR (Agir pour un Tourisme Responsable) est une association qui regroupe une douzaine de tours opérateurs de tourisme d’aventure. Ils se sont réunis autour d’une charte définissant les engagements du tourisme responsable. Un système de certification a été mis en place en 2007 sur les critères suivants :
    • Impliquer et respecter les populations locales dans le développement
    • Minimiser l'impact de l'activité sur l'environnement
    • Etre respectueux de la clientèle
    • Appliquer à soi ce que l'on préconise aux autres

Et nous que pouvons-nous faire ?

Toutes les initiatives mises en oeuvre ne remettent pas forcément en cause le modèle même du tourisme moderne consistant par exemple à parcourir de nombreux kilomètres pour des séjours de courte durée et une certaine approche actuelle qui tend à faire des vacances un enjeux productif (ne dit-on pas: "J'ai fait le Viet-Nam" ?).

En se donnant l'occasion de repenser notre conception même du temps des vacances on peut envisager l'exotisme, la découverte, la rencontre de façon différente des stéréotypes des agences de voyage.

Pour aller plus loin

  1. Le site d'accueil paysan
  2. Le site de biovacances
  3. Association française d'ecotourisme
  4. le réseau EVEIL animé par les Citoyens de la Terre
eco-sapiens 10/06/08
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