
Les matériaux utilisés par l'homme dans la construction des maisons sont globalement extraits, transformés, transportés, et assemblés. Toutes ces étapes sont polluantes : l'extraction, le transport, la transformation et l'assemblage nécessitent de l'énergie et des réactions chimiques, et émettent donc différents types de polluants.
Si un objet semble petit et peu exigeant en matériaux, ces apparences peuvent cacher une consommation de matière beaucoup plus intensive.
Par exemple, pour fabriquer une puce informatique de 2 g, il faut 1 200 g de matière.
À titre de comparaison, pour une voiture, le poids des ressources utilisées est deux fois plus important que celui du produit final. Et toutes les matières utilisées pour cet objet auront, elles aussi, contribué à des formes de pollutions ou consommations de ressources non renouvelables.
L'Analyse Cycle de vie (ACV) réalisée dans le cadre des normes environnementales ISO 14.040 évalue l'impact d'un matériau (ou d'un produit) pendant la totalité de son cycle de vie.
Il n'existe pas à priori de matériau typiquement écologique à zéro émission.
La meilleure démarche, en l'absence de bonnes informations souvent difficiles à obtenir, est de limiter l'utilisation de matériaux qui résultent d'un lourd processus de production industrielle, avide en énergie et en matières premières non renouvelable comme l'acier et le béton.
Les matériaux doivent être choisis selon différents critères : il vaut mieux préférer
Le choix passe aussi par une optimisation de la matière mise en œuvre et une mixité des matériaux sur le même principe que la mixité des énergies. Rares sont les produits affichant des écobilans qui permettraient pourtant de choisir en connaissance de causes.
Une future classification européenne sur les composants du bâtiment devrait favoriser les matériaux écologiques qui ont déjà fait leurs preuves. En attendant, officiellement, on ne peut que se fier aux labels comme le label européen «écolabel» qui valorise les qualités environnementales des produits. Ce n'est cependant pas l'idéal en matière de respect de l'environnement et de notre santé.
Certaines entreprises ne fabriquent que des produits à base de composants naturels et n'ont pourtant pas ce label...
L'énergie grise des matériaux, c'est-à-dire l'énergie consommée pour les produire, est l'un des aspects les plus importants pour évaluer la pollution et en particulier les GES émis par ces matériaux.
Les gens peuvent vivre en moyenne 10 ans dans une maison avant que leur consommation d'énergie ne commence à dépasser celle qu'il a fallu pour construire la maison et ses matériaux : acier, ciment, verre, bois... Ainsi, comme l'a calculé le World Watch Institute pour une maison qui serait située à Vancouver, Canada :
| Matériau | Énergie grise kWh/t | kWh/m3 | Caractères particuliers |
|---|---|---|---|
| Cailloux, blocs non taillés - Pierres taillées | 1 à 2 | 100 à 1 000 | Réutilisable |
| Bois local | 1 à 2 | 100 à 1 000 | Réutilisable |
| Contreplaqué et bois étranger | 180 à 240 | 200 à 1 500 | Matériau biodégradable selon le traitement subi |
| Briques | 250 à 400 | 350 à 500 | Matière renouvelable |
| Béton | 250 à 300 | 450 à 500 | Son procédé de fabrication émet du CO2 massivement |
| Verre | 6 000 | 15 000 | Recyclable |
| Fer | 3 500 | 25 000 | Réutilisable |
| Acier | 8 000 | 63 000 | Réutilisable |
| Aluminium | 72 500 | 195 000 | Éventuellement recyclable |
| Cuivre | 15 000 | 133 000 | |
| Polypropylène | 8 200 | 7 400 | |
| PVC | 9 500 | 13 000 | Non recyclable |
| Polystyrène | 18 900 | 20 000 | Non recyclable |
Source : Friedrich Kur, L'Habitat écologique, quels matériaux choisir ?, Terres vivantes, 2000.
La fabrication d'une fenêtre en bois exige 100 fois moins d'énergie que la fabrication d'une fenêtre en aluminium. Et pourtant son prix est quasiment le même. Et quand on en a la possibilité, il est préférable de choisir des matériaux locaux qui réduisent les besoins en transport.
Quant au PVC qui supplante le bois au niveau des menuiseries car il est souvent moins cher, il faut bien comprendre que
La fin de vie des matériaux est donc également à prendre en compte, au niveau GES et pollution en général, c'est pourquoi est précisé dans le tableau le recyclage éventuel des matériaux.
La structure alvéolaire associée aux qualités naturelles de la terre cuite permet de construire des murs porteurs et isolants à la fois. Les murs et l'isolation de la maison sont ainsi réalisés en une seule opération.
Grâce à son inertie thermique, le Monomur
Utilisant une matière première abondante, l'argile, dans le cadre d'un process de fabrication parfaitement maîtrisé, le Monomur contribue, par ses propriétés, au respect de l'environnement.
Le Monomur Terre Cuite consomme peu d'énergie pour sa fabrication comme pendant tout son cycle de vie. De plus, il permet d'économiser de l'énergie grâce à sa performance thermique et d'obtenir un confort satisfaisant en été sans utilisation d'équipements de climatisation.
Les maisons en bottes de paille connaissent une popularité croissante dans le domaine de l'écoconstruction :
Alors qu'attend-t-il pour se développer ?
C'est à dire le parpaing... mieux vaut éviter :
La production d'une tonne de bois d'œuvre représente la séquestration d'une à deux tonnes de CO2...
Le bois est un matériau de construction exemplaire :
Aux États-Unis et en Scandinavie, la proportion de bois utilisé dans les constructions atteint 35 % contre seulement 10 % en France. Pourtant la «loi sur l'air», votée en 1996, prévoit l'obligation d'un certain pourcentage de bois dans les constructions neuves, mais le décret d'application n'est toujours pas paru...
Il vaut mieux éviter le bois autoclavé, qui contient
Pour le procédé Santner mis au point en Autriche en 1999 et proposé à la vente en France par l'entreprise savoyarde Les Hommes du Pays, il s'agit de planches de bois liant les avantages écologiques du bois et les avantages économiques de la production industrielle d'éléments emboitables très facilement. Les prix sont très variables d'un produit à l'autre mais moins coûteux que leurs répondants moins écolo : le parpaing et l'isolant traditionnel.
Des alternatives au traitement chimique pour la conservation du bois d'extérieur se développent ; c'est par exemple le cas du bois rétifié.
La rétification est une technique récente qui consiste à chauffer progressivement le bois jusqu'à une température à partir de laquelle se produit un réarrangement des molécules.
On obtient alors un bois résistant et stable dont la grande durabilité permet de satisfaire tous les usages extérieurs. La rétification n'utilise ni ne produit aucun élément toxique nocif pour l'homme ou l'environnement, contrairement à des traitements à base de cuivre, chrome et arsenic.
De plus, en Europe, on utilise des bois locaux (hêtre, frêne, peuplier, épicéa, pin maritime) pour la rétification, ce qui permet
devenez membre pour laisser un commentaire