le guide d'achat éthique

Trouver, comparer et acheter des produits bio, naturels, écologiques et équitables

Marseille des eco-sapiens
Evolution de la répartition des exploitations bio dans le monde
Pourcentage
Continenten 2000en 2007
Europe57 %16 %
Afrique de l'ouest5 %45%
Amérique du Nord4 %1%
Asie6 %21%
S'habiller autrement
Dossier Mode et deco

S'habiller autrement

Le vêtement éthique un peu fripé et mal seyant n'est plus. Vive le vêtement éthique, futur phénomène de mode!
Mode éthique

Les vêtements éthiques

Pour être véritablement éthique, un vêtement doit être biologique (sans pesticide), durable et doit assurer au travailleur un revenu dans des conditions décentes.

Les marques et distributeurs de vêtements ne fournissent pas suffisamment d'informations pour que les consommateurs puissent faire des choix éthiques.

Sans doute sont-ils à la traîne dans ce domaine. Mais quelques marques font figure de pionnières et d'autres suivront leur chemin.

Le tour du monde du jean

Un article d'Abham Fran et Astil James intitulé «Le tour du monde du jean» relate le périple des pièces composant un simple jean : le cumul de la distance parcourue par les différentes parties du jean s'élève à 65 000 km. La marque American Apparel a proposé de laver la conscience des amateurs de jeans en réduisant l'impact de sa production sur le climat, par la concentration de tous les éléments de sa production en un seul lieu (en l'occurrence Los Angeles). De plus, le coton utilisé pour leur ligne «sustainable» est biologique, les chutes sont recyclées et les usines sont alimentées en partie grâce à l'énergie solaire. De quoi donner l'envie de s'en vêtir durablement!

Idéalement, le vêtement le plus éthique est le vêtement recyclé.

Le vêtement en fibre naturelle, biologique et équitable

Avantages...

  • Pour le producteur

    dans l'agriculture conventionnelle, les engrais, insecticides et autres pesticides coûtent très cher pour un petit paysan, et il est obligé de s'endetter à des taux usuriers pour les acheter avant la récolte. Les prêteurs d'argent profitent du manque d'éducation des paysans pour pratiquer des systèmes de remboursement opaques qui, au final, aboutissent à des taux exorbitants. Si un paysan ne peut plus rembourser, il court alors le risque de perdre sa terre et de devoir s'exiler dans un bidonville de la grande ville la plus proche.

    Dans le bio, on apprend au paysan à fabriquer lui-même ses engrais et pesticides à partir d'éléments qu'il possède déjà : urine de vache, décoction de plantes, lait fermenté..., ce qui lui évite de recourir à l'endettement. Ainsi, bien que le bio demande plus de temps au cultivateur, au moins celui-ci est à l'abri de la banqueroute.

    De plus, en culture bio, les sols ne s'appauvrissent pas, et le paysan n'est pas obligé de mettre sans cesse plus d'engrais (et donc de dépenser plus d'argent) pour obtenir la même récolte. Et lors de la récolte, le coton biologique est acheté légèrement plus cher que le coton conventionnel. Au final, la culture bio est une bonne opération économique pour les petits cultivateurs de coton.

    Le commerce équitable leur assure par ailleurs un maximum de revenus.

  • Pour les travailleurs

    bannir le travail des enfants, assurer des horaires de travail, des rémunérations, et des conditions de travail honorables.

  • Pour la planète

    La culture du coton non biologique est la culture la plus polluante de la planète, on estime qu'elle contamine 25 millions de personnes chaque année et qu'elle pollue les sols, l'air, les eaux, provoquant une destruction pour des dizaines d'années de l'équilibre naturel.

    La culture du coton est notamment responsable de l'assèchement de la mer d'Aral par le détournement de cours d'eau et la pollution de ses fonds par les pesticides.

  • Pour la santé

    107 produits actifs contenus dans les pesticides et utilisés sur le coton seraient à l'origine de cancers chez les animaux et les humains. Les premières victimes de la culture traditionnelle du coton sont les personnes qui travaillant et vivent à proximité des lieux d'exploitation qui sont sources de maladies de peau et d'empoisonnements parfois mortels. Certaines doses élevées de pesticides ont été retrouvées dans le lait maternel, causant des maladies infantiles et des malformations...

    Au niveau des OGM, 70% d'un plant de coton est en fait utilisé comme fourrage pour les animaux et pour faire de l'huile de graine de coton, ce qui rend caduque l'argument qui dit que le coton n'étant pas ingéré, le fait qu'il soit génétiquement modifié n'a aucune conséquence

    Sans parler des données connues comme la dissémination dans la nature et l'impossibilité de revenir en arrière.

  • Pour le consommateur

    Les vêtements en matière naturelle sont plus agréables à porter, ils sont plus résistants, durent plus longtemps et sont plus sains pour la peau.

L'illusion OGM

les cultures OGM ont un très bon rendement durant les première années, mais il baisse chaque année car les sols s'épuisent très vite. La terre s'appauvrit, les insectes deviennent résistants, de plus en plus d'engrais sont nécessaires, et le coton récolté n'a plus la même qualité. On se retrouve alors dans une situation pire qu'avec la culture conventionnelle : non seulement le paysan doit s'endetter comme avant pour acheter des engrais et irriguer, mais il doit maintenant payer le brevet sur les semences OGM et les racheter chaque année.

Au contraire, le rendement des cultures bio augmente chaque année car les sols s'enrichissent. C'est une logique de long terme contre une logique de court terme, mais que choisiront les paysans qui ne sont pas sûrs de pouvoir nourrir leur famille le mois prochain ?

Que faire ?

Choisir ses vêtements en fonction de ce qu'ils cachent

Si aucune marque ou enseigne n'est totalement transparente sur ses pratiques et politiques en matière de respect des normes internationales du travail, de respect des normes écologiques ou de volonté écologique, toutes ne sont pas au même niveau d'engagement. Ideo, Seyes, American Apparel et Edun sont des marques éthiques qui marchent de mieux en mieux.

Soutenir le travail des ONG

Par exemple, le Collectif français de l'Ethique sur l'étiquette qui agit pour le respect du Droit du travail.

La pression paye : les entreprises ayant été la cible de campagnes anti-sweatshop assez virulentes dans les 10 dernières années (telles Levi's, Nike ou encore Gap...) ont mené depuis des actions pour améliorer les conditions de travail chez les sous-traitants et pour agir en faveur du respect des droits de l'Homme.

Il faut viser

  • un renforcement de l'étiquetage
  • l'obligation de fournir les informations sur les critères éthiques dans les rapports annuels des entreprises.

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eco-sapiens 28/11/06
Photo: colorful scarfs (FlickR/Koonisutra)
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