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N'envoyez pas d'ordinateurs en afrique !

N'envoyez pas d'ordinateurs en afrique !

Il est aujourd’hui une idée tenace, peut être encore coloniale, qui a la vie dure : donner du matériel informatique aux pays pauvres est un geste pour la planète. Et bien NON c’est une grosse erreur ! Nous apprend l'association SNALIS spécialisée sur l'informatique et le logiciel libre.
Un dossier original proposé par SNALIS

Bien des personnes sûrement bien intentionnées demandent à SNALIS si nous n’avons pas quelques machines pour rendre service à une ONG œuvrant en Afrique ou dans un pays pauvre et éloigné.

De par une décision du CA prise il y a déjà quelques temps, la réponse est NON, nous travaillons localement.

Mais d’autres arguments justifient cette position.

Tout d’abord il faut savoir qu’il existe plusieurs technologies pour fabriquer un ordinateur.

Classiquement à la mode Intel/AMD avec des microprocesseurs très rapides mais aussi très gourmands. C’est ce type de machine qu’on retrouve partout et connu de tous. Ce sont ces machines qui sont visées par l’exportation.

Avec un microprocesseur de type ARM. Cet ARM est dans toutes les tablettes, les smartphones, les appareils plus « domestiques ». Ces puces sont maintenant capables de faire fonctionner les logiciels de tous les jours. Cela en consommant 50 fois moins mais elle ne sont pas sur le marché du PC classique et l’industrie les cantonne hors de la bureautique ou des usages d’informatique personnelle.

Le transport

Quand il est possible de remplir un conteneur de 20 tonnes, les coûts de transport peuvent être attractifs. Sinon le cout énergétique du transport peut dépasser le coût direct de l’achat du matériel d’occasion.

Si l’une des préoccupations de l’affaire est environnementale, il faut intégrer dans la l’étude à la fois le cycle de vie complet des machines, de leur utilisation, apprentissage, maintenance et recyclage, en plus du transport.

Une réglementation interdit le transport des DEEE si leur élimination n’est pas totalement assurée et est aussi sans danger, ce qui n’est jamais le cas.

Donc ne pas considérer le transport seulement, mais entre autre le danger potentiel du déplacement du déchet toxique vers un autre endroit où il ne sera jamais traité correctement et aussi sa propre responsabilité à la pollution générale.

La vétusté est elle importante dans le choix de ce qui est envoyé ?

Un PC produit il y a quelques années avait une durée de vie deux fois plus importante qu’une machine classique vendue aujourd’hui pour la même fonction.

Mais combien de temps une vieille bécane va-t-elle encore marcher ? C’est prendre un risque qui augmente avec son déplacement, l’utilisation dans un endroit chaud, la mauvaise utilisation/maintenance faute de connaissance, bref tout ce qui caractérise les pays habituellement visés. Et c’est une certitude que tôt ou tard la machine sera un DEEE donc un polluant.

D’un point de vue logiciel, les logiciels bien codés et libres se sont améliorés depuis 30 ans. Leur code est de moins en moins lourd, de plus en plus souple, et c’est exactement le contraire qu’on trouve chez Microsoft, puisque là aussi il y a obsolescence programmée... au sens propre du terme. Et comme l’industrie et le commerce produisent encore uniquement dans des vues financières, il est impossible de faire fonctionner une vieille machine avec des logiciels modernes sauf s’ils sont libres comme GNU/Linux. On peut alors dire que la vétusté s’applique aux logiciels propriétaires puisque non remplaçable alors que la mise à jour serait possible dans un environnement libre. C’est une vétusté logicielle qui fait l’obsolescence matérielle. C’est aussi le cas dans beaucoup de firmware où là aussi certains sont libres et d’autres non. Donc il faut la savoir si oui on non il est possible de faire une mise à jour pour passer totalement sous logiciel libre.

Les machines proposées aujourd’hui par les partie technico-commerciales sont bien trop puissante pour un usage de tous les jours. Et leur fabrication est à la fois coûteuse et d’un rendement énergétique et social mauvais. Une machine plus en adéquation avec l’usage sera sur une base plutôt de microprocesseur ARM.

La machine classique proposée aujourd’hui est aussi bien dimensionnée pour ne vraiment durer que 3 ou 4 ans dans un milieu sec et frais.

L’équipement en neuf est consommateur

Il ne faut pas perdre de vue que la production d’un ordinateur est énormément consommateur d’énergie, d’eau, et de matériaux de plus en plus rares et que son coût ne prend pas en compte tous ces paramètres. Toujours référence à Bilan carbone d’un ordinateur, chiffre pour des ordinateurs classiques.

La consommation d’une machine ancienne est-elle importante ?

Oui, il faut la prendre en compte, dans le cas d’un changement de technologie, passer d’une machine avec un microprocesseur jusque là classique vers une architecture basse consommation (ARM) fait passer de plus de 50W/h minimum, à 3W/h pour un usage normal. Mais rester comme tout le monde sur la même branche (Intel/AMD i386 nCore) ne fait rien économiser du tout, au contraire. Une machine ancienne consommait en gros 150W, une machine moderne consomme autant [3] voire plus car nous avons pris l’habitude d’avoir des écrans plus grands.

Comparer des consommations c’est aussi intégrer ces coûts moins évidents. En gros pour 200W 24/24h il faut compter 200 € en France pour l’année en électricité. Qu’il soit neuf ou vieux, dans le cas de machine classique.

On peut donc penser que garder un vieux PC fera l’affaire... oui pour nous, s’il ne bouge pas (transport) et que son recyclage est toujours assuré. Cela peut être comparé au problème de l’achat d’une nouveau matériel classique (250 € mini plus 150 € /an) pour 3 ans avec les problèmes liée aux logiciels propriétaires si on ne s’en sépare pas.

Production d’énergie nécessaire à l’utilisation

Mais il faut savoir que la production d’énergie dans d’autres pays n’est pas toujours comme ici. Ici on branche et on ne se soucie que de recevoir la facture d’électricité. Ailleurs bien souvent, ce sont des moyens alternatifs qui produisent du courant de façon intermittente. Ainsi :

Produire du courant avec un groupe électrogène. Un exemple approximatif au Cameroun donne pour une petit groupe électrogène 2,5 L de carburant à l’heure lorsqu’il est utilisé à 2/3 de sa puissance nominale (soit 3 600 Wh) d’où un coût de 0,15 euro pour 1 PC(300Wh) par heure avec toujours 1L à 450 FCFA (ou 0.7 euro. mais un groupe plus important consomme plutôt 4 à 5 L/h, sachant qu’il alimente aussi d’autres appareils.

Produire avec des panneaux solaires. Pour un PC de 300W cela peut aller mais Il est difficile d’en alimenter une dizaine à moins que là aussi il s’agisse de PC ARM.

Ainsi passer d’une consommation de 300Wh à 30Wh (UC_ARM + écran plat) fait économiser approximativement 10 centime/h, ce qui pose la question d’un achat directement en neuf, puisque il n’y a pas encore d’occasion en ARM.

Aider c'est aider à l’autonomie

Si ce que nous voulons c’est que ces personnes éloignées puisse être autonomes, il faut donner la possibilité qu’elles puissent voir aussi cette future autonomie comme positive. Et dans ce cas, ne vaudrait-il pas mieux :

  • qu’elles puissent choisir en connaissance de cause le matériel qu’elles vont utiliser (à la différence de nous ;-) ) ?
  • qu’elles puissent s’organiser pour l’acquérir et l’installer ?
  • qu’elles puissent le faire évoluer et développer leurs propres solutions ?

Solution alternative

C’est une proposition :

Surtout, surtout, garder chez nous nos poubelles, et assumer nos responsabilités tant sur le recyclage que sur le pillage des ressources mondiales. Et ne proposer que nos ’bonnes idées’ plutôt que du matériel.

Aider à définir des ordinateurs adaptés aux climats plus difficiles

Montrer et aussi le pratiquer, le durcissement de nos écran LCD pour en augmenter la durée de vie.

  • augmenter leur refroidissement
  • les éloigner de la chaleur et du soleil
  • Aider à trouver des solutions basse consommation
  • Tester des PC ARM et en fournir les notices d’intégration (projets raspeberry pi, cubieboard, olimexino, par exemple)
  • Utiliser des écran avec un rétro-éclairage LED pourrait aussi faire gagner quelques watts. ( 9W contre 25W avec des néons) et garantir un meilleurs recyclage.
  • Aider à l’autonomisation par l’éducation aux logiciels libres, ici aussi, il faut donner l’exemple.
  • Aider à l’autonomisation financière en proposant des financements participatifs ou en participant au travail d’ONG reconnues.
Collaborer avec les FabLab qui sont déjà sur place dans ce sens.
SNALIS 06/12/13
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Commentaires
Correct Pangloss 17/01/14
le fossé

Oki mais, en attendant, le fossé numérique se creuse entre l'Afrique et le reste du monde. 

Sinon je suis bien d'accord avec vous sur Linux et les logiciels libre. Il ne faut pas attendre d'être formé mais, bien se prendre en main.. Pas simple mais bien nécessaire d'avoir un peu de base sur le sujet. 

- Pangloss de www.macervelleabrule.fr 

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