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La mode des bijoux éthiques et pas toc
Dossier Mode et deco

La mode des bijoux éthiques et pas toc

Bijoux tocs et breloques, vite achetés, vite jetés, bijoux précieux mais dont la production peut être cruelle... comment faire pour que nos atours symbolisent aussi l'attention que l'on porte aux autres et à l'environnement ?

Présents dans toutes les cultures et à toutes les époques, les bijoux sont portés pour embellir, offerts pour aimer ou possédés pour épargner. Mais ils peuvent aussi avoir de fortes intentions sociales, religieuses, utilitaires ou identitaires.

Sélectionnons les bijoux précieux

La valeur d’un bijou précieux est le plus souvent attachée à l’utilisation de matériaux précieux et à un minutieux travail de réalisation, mais aussi à son originalité ou à sa rareté pour un bijou ancien.

Mais symboles d’éternité, de luxe et d’amour pour ceux qui les portent, les pierres et métaux précieux sont souvent synonymes de misère et d’affrontements pour ceux qui les extraient. Ainsi, la plus emblématique des pierres précieuses, le diamant, traine déjà une réputation sulfureuse liée aux conflits ou atteintes aux droits humains générés par leur contrebande notamment en Afrique. C'est pourquoi a été mis en place, depuis 2003, le "Processus de Kimberley" (PK), qui instaure un système international de certification des diamants bruts. S'il a permis des avancées, cet accord n'a pas éradiqué le trafic des diamants, tant il est difficile d’établir la traçabilité à 100 % d'une pierre qui transitera par divers endroits pour y être taillée puis vendue.

Les incidences de l’exploitation des mines d’or ou d’argent quant à elles sont immenses : pollutions des eaux et de la terre au mercure, cyanure, arsenic ou plomb, exploitation sociale d’une main d’œuvre qui compte parfois des enfants. Pour répondre à ces maux, la campagne "No Dirty Gold" tente depuis 2004 de responsabiliser les consommateurs et les fabricants d'objets utilisant de l'or. En février 2010, le WWF a par ailleurs lancé une campagne contre l'or illégal.

Le choix de bijoux précieux peut s'orienter vers des pratiques qui évitent ces dégâts: chiner des bijoux anciens dans les brocantes et vide-greniers, recycler les métaux d'anciens bijoux pour en faire de nouveaux, choisir un joaillier proposant des bijoux en or ou argent recyclé ou des bijoux « responsables » fabriqués avec des métaux et pierres issus de filières contrôlées...

Abandonnons les bijoux tocs

Si les bijoux d’imitation ont toujours existé, notre époque a vu se répandre les bijoux fantaisie, facette grande consommation d'objets qui n’ont plus rien de précieux. Les enjeux liés à l’achat de ces bijoux tocs sont similaires à bien d’autres objets de surconsommation : fabrication dans des ateliers par une main d'œuvre bon marché avec des matières le plus souvent plastique qui ajouteront des déchets indigérables par notre environnement.

La production de ces objets pose aussi des problèmes sanitaires liés aux substances parfois contenues dans leur composition. Ainsi des alertes sont régulièrement lancées concernant la présence de substances nocives (cadmium, plomb) dans des bijoux pour adultes mais aussi pour enfants fabriqués en Chine.

Adoptons les bijoux éthiques : des matières et des pratiques alternatives

En intégrant des dimensions éthiques dans leur confection, les bijoux prennent une autre dimension et adoptent de nouvelles valeurs. L’utilisation de matières inattendues ou retrouvées inventent de nouvelles formes pour nous embellir en développant la créativité ou en renouant avec certains savoir-faire. Alors laissons-nous surprendre par ces créations et abandonnons le toc made in exploitation et pollution pour des achats responsables ou des après-midi de bricolage et d’inventivité.

Quelques matières à (re)découvrir

Ambre : issue de la fossilisation de résines végétales conservées principalement dans les sédiments des bords de la mer Baltique, l’ambre est une matière utilisée depuis l’Antiquité pour confectionner des bijoux. On lui prête de nombreuses vertus, notamment celle de soulager les poussées dentaires des bébés. L’ambre donne lieu à une grande variété de bijoux pour tous les âges.

Ivoire végétal(Tagua ou Corozo) : cette graine de palmier pousse dans les bois tropicaux humides. Abandonnée car concurrencée par l’arrivée du plastique, cette matière connait un renouveau sous l’impulsion notamment de commerce équitable.

Sisal : la fibre de la plante du même nom est très résistante. Au Swaziland, un projet de développement rural propose à des femmes la confection de bijoux à partir de cette plante qui est là bas une plante envahissante dont la récolte n'altère pas la biodiversité locale.

Graines: ressources renouvelables, aux couleurs et formes aussi originales que surprenantes, les graines sont d’excellentes matières premières pour des bijoux écologiques pour peu que l’on respecte quelques précautions concernant leur ramassage.

Bois: Les bijoux en bois épousent souvent des formes arrondies qui permettent toutes les variations et les incrustations avec d’autres matières. On peut l’adopter à condition qu’il soit local ou certifié.

Nacre, coquillages ou écailles de poisson: la mer nous offre de nombreuses matières qui reflète la diversité d’un monde qu’il convient de respecter.

Os, corne et cuir: la récupération de restes d’animaux qui n’ont pas été abattus pour cet usage permet la confection d’accessoire dans le respect de la biodiversité.

Perles de verre ou de terre cuite: confectionnées avec des matières naturelles et recyclables ces perles autorisent toutes les fantaisies.

Bijoux textiles : Crochetés, tressés , brodés ou tricotés, les bijoux textiles donnent lieu à des variations infinies de couleurs et de formes. En coton, lin, chanvre ou laine feutrée, cardée ou bouillie, toutes les fibres permettent de confectionner des bijoux d’une étonnante gaieté.

Bijoux de récup : Il existe un nombre croissant d’artisans qui imaginent des bijoux à partir de matières recyclées : boîtes de conserve, aérosols, chutes de vêtements, disques vinyle, touches de téléphone portable et de clavier d’ordinateur, planches de skate ou même des Lego.

Des bijoux équitables

Pratiques sociales respectueuses et valorisation de savoir-faire originaux, de nombreuses initiatives existent pour proposer des bijoux qui ne soient pas un cadeau que pour ceux qui les portent. Des filières équitables travaillent avec des communautés artisanales souvent familiales sur tous les continents pour offrir aux artisans des conditions de travail à la hauteur de la valeur que nous souhaitons accorder à nos bijoux.

eco-SAPIENS 10/02/10
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Commentaires
Correct Mariage ecolo 10/02/10
Bah tiens !

Amusant, je viens aujourd'hui d'écrire un article sur la question de l'alliance sur notre blog de mariage (écolo of course) :) http://www.mariagecolo.fr/une-alliance-qui-symbolisera-notre-amour-eternel/

Merci pour celui-ci qui précise toutes les possibilités qui s'offrent à nous. D'ailleurs nous pensons de plus en plus à un bijou en ambre ou bois. A voir :)

Correct simon32 22/03/10
A découvrir ...

Tout à fait vrai ... un retour au respect tout en ne sacrifiant pas les plaisirs de se faire belle ... 

Vous pouvez découvrir des bijoux dans cet esprit : www.nature.fr ou www.latriburigaux.com ...

à bientôt ! 

Correct Avenue-Colombie 22/04/10
Bijoux tic toc

Cette discussion sur les matériaux utilisés pour confectionner des bijoux est très “tendance”. Il est tout à fait légitime de se poser de telles questions à condition d'avoir le sens des unités de mesure : quel poids de métal, de graines, de fibres, etc est utilisé ? Car si vous n'avez pas ce réflexe et que vous ne savez pas à comparer ces chiffres avec celui de votre gaspillage quotidien, cela équivaut à débattre de l'influence de l'envergure des papillons sur le réchauffement climatique : c'est tout simplement ridicule. Sinon, parlons de votre téléphone portable, de votre ordinateur ou même de votre bicyclette chérie, vous seriez terriblement déçu de connaître le coût environnemental de sa fabrication !

De tous temps l'homme s'est fabriqué des ornements à partir de trois fois rien, cela n'a rien de nouveau. Chacun a le droit d'enfiler ce qui lui plaît sur un fil et de trouver cela à son goût, le caractère précieux des matières n'a rien à voir là-dedans. Par contre il ne faudrait pas comparer cela à des bijoux dont la réalisation demande des années de pratiques de techniques qui remontent parfois à des milliers d'années et que seules quelques orfèvres maîtrisent pleinement ici et là. Autre exemple : peindre est un loisir très abordable mais cela ne fait pas de nous de grands maîtres dont les oeuvres vont nous survivre pour autant. L'artisanat authentique, et la bijouterie en est une parfaite illustration, repose bien souvent sur un héritage artistique qui mérite autant d'être préservé que n'importe quelle oeuvre artistique.

Le problème avec l'art en général est que son appréciation n'est pas toujours innée ; elle suppose une certaine “éducation”. Or notre société de consommation n'a pas intérêt à éduquer à l'appréciation du beau, car tout le monde ne peut pas s'offir une toile de maître, donc il faut trouver des substituts à la portée des bourses les plus modestes. En “bijouterie” c'est ce qui explique les kilomètres de boucles d'oreilles dont nous ne voudrions même pas comme porte-clés, qui s'étalent dans les vitrines de “bijouterie fantaisie”.

Et le public est conditionné, par la force des choses à assimiler cela à de la bijouterie. C'est navrant mais cohérent dans des sociétés comme la nôtre. Notre plus belle récompense lorsque nous exposons les bijoux que nous diffusons c'est de voir l'émerveillement de la petite proportion du public qui a les moyens, non pas financiers, mais culturels, de les apprécier à leur juste valeur.

Maintenant pour en revenir aux problèmes environnementaux, oui préoccupons nous de la nature et de l'origine des matériaux. Nos bijoux en filigrane d'argent de Mompox utilisent un poids d'argent qui se compte en grammes, alors que d'autres traditions produisent des bijoux de plusieurs dizaines de grammes d'argent ; de plus il s'agit d'argent recyclé provenant d'un fournisseur canadien. Quant aux bijoux précolombiens dorés, c'est là où il faut faire un peu de mathématiques. Le revêtement d'un élément d'un centimètre carré par une couche de deux microns d'or coûte environ 0,10€ ; autrement dit le poids d'or utilisé est quasi homéopatique avec cette technique et l'essentiel du prix provient de la main d'oeuvre, pas des matériaux utilisés.

Autre point délicat auquel tous les producteurs de bijoux ne sont pas encore sensibilisés dans des pays où la législation est moins contraignante : la nature des attaches des boucles d'oreilles, gare au nickel !

Les bijoux Avenue Colombie sont en vente sur ce site. Pour plus d'informations sur les traditions qu'ils véhiculent voir les pages sur les cultures précolombiennes de Colombie sur notre site http://www.avenue-colombie.com

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