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78600 tonnes de pesticides
Les jardiniers amateurs utilisent 8 % des 78600 tonnes de pesticides pulvérisées chaque année en France...avec une préférence pour les herbicides (95%).
Les AMAP

Les AMAP

Depuis 2001, les Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne défendent en France une agriculture respectueuse de l'environnement, de la santé et de l'Homme en privilégiant un mode de production naturel, la proximité et le lien direct avec les paysans.

Le concept

L’AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne) est un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme locale, qui se concrétise par un contrat solidaire basé sur l’échange suivant : une garantie d’achat de la production du paysan par un groupe de consommateurs qui payent à l’avance la totalité de leur consommation sur une période.

Un circuit court qui s’inscrit dans la durée

Basé sur un lien direct, sans intermédiaire, entre le producteur et le consommateur, les AMAP procurent les avantages suivants à chacun des partenaires :

  • Le paysan valorise directement son activité auprès de consommateurs s’engageant à l’avance pour une saison de production. Il bénéficie ainsi d’une garantie de revenu qui lui permet de partager les risques liés aux aléas climatiques. En ayant une vision sur plusieurs mois, le paysan amortit les aléas de l'économie de marché et garde une indépendance par rapport au système de la grande distribution. Le prix du panier, calculé en fonction des coûts de productions et non pas au poids de la marchandise, rémunère la producteur à la hauteur de son utilité sociale.
  • Les consommateurs ont accès de façon transparente à des aliments frais, de saison, diversifiés, cultivés sans produits chimiques de synthèse, dont ils connaissent la provenance, à un prix équitable. Ils sont en contact personnel avec le producteur et peuvent directement suivre et influencer le mode de culture. En étant plus conscients des aléas liés à l’exploitation agricole, ils renouent un contact souvent perdu avec la nature.

Les AMAP concourent en outre :
  • au développement de l’emploi et de l’économie locale
  • au développement du lien social entre agriculteurs et consommateurs
  • au développement d’une pédagogique sur la nature et l’environnement
  • à la sécurité alimentaire et la santé
  • à la préservation de l’environnement : limitation des pertes (même les fruits et légumes imparfaits sont distribués) et gaspillages des produits cultivés, des emballages, du transport, de l’utilisation de produits chimiques.
  • à la préservation de la biodiversité par le maintien de variétés végétales ou races animales de terroir ou anciennes.

Historique

Le concept est né au Japon dans les années 60 en réponse à l’inquiétude des mères de familles face à l'intensification de l'agriculture et prit le nom de "Teikei" que l'on peut traduire par "mettre le visage du paysan sur les aliments". De telles expériences se développèrent également en Europe (Allemagne, Autriche, et Suisse) puis aux Etats-Unis en 1985 où elles prirent le nom de CSA "Community Supported Agriculture".

En France, le principe d'une distribution hebdomadaire de légumes à des réseaux d'adhérents-consommateurs fut introduit en par les Jardins de Cocagne aux débuts des années 1990. Il s’agissait d’un projet social d’insertion de personnes en difficulté.
Dès la création du premier Jardin de Cocagne en 1991 à Chalezeule, existait le principe d’une adhésion annuelle et d’un règlement par avance des paniers de légumes biologiques distribués de façon hebdomadaire. L’ensemble des Jardins de Cocagne qui ont été créés par la suite ont fonctionné et fonctionnent toujours selon ce principe de préfinancement de la récolte

Au début des années 2000, un couple d’agriculteurs du Var présente le concept de CSA lors d’une réunion organisée par Attac sur la « malbouffe » et décident de lancer la première AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne).

Les AMAP aujourd’hui

De la date de création de la première AMAP en avril 2001, on compte fin 2007, 750 AMAP approvisionnant en France environ 30 000 familles, soit 90 000 personnes. Ce développement spectaculaire peut encore avoir de beaux jours devant lui puisqu’au Japon par exemple un foyer sur quatre participe à un Teikei. Le frein actuel à cet essor semble bien être la pénurie d’agriculteurs dans certaines régions.

Le site national des AMAP est animé bénévolement par différentes associations régionales. Vous y trouverez notamment un annuaire non exhaustif.

Depuis 2007, CREAMAP (Centre de Ressources pour l’Essaimage des AMAP) est une structure nationale qui accompagne les nouvelles créations d'AMAP par la transmission de l'expérience et dans le respect des valeurs qui fondent les AMAP.

Le réseau Alliance fédère un certains nombres d'AMAP au niveau national.

Vous pouvez d'ailleurs lire la charte complète des AMAP, adoptée par Alliance Provence.

Au niveau international, les Teikei, CSA, AMAP et autres organisations nationales sont regroupées au sein du réseau URGENCI.

eco-sapiens 28/03/08
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Commentaires
Correct eco-hotes 31/01/11
Nous avons quitté l'AMAP

Et pourtant...nous sommes vraiment pour le concept.En fait, en rejoignant une AMAP, nous pensions que nous allions participer à un projet dans son ensemble, faire partie d'une histoire, tout en soutenant des agriculteurs engagés.

Au final nos agriculteurs étaient vraiment engagés, c'est un couple très sympathique, en bio, qui a en plus une histoire passionnante. Nous sommes allés sur leur exploitation et avons pu constater la véracité de leur démarche.

Nous sommes 3 du quartier et avions fini par mettre en place un roulement pour chercher les paniers à tour de rôle. + éco-logique et + pratique, mais ça dessert un peu le lien. Comme la personne qui coordonnait l'AMAP ne donnait aucune info sur les plantations, l'histoire des agriculteurs et qu'il n'y avait pas de site internet non plus pour suivre un peu la vie semaine après semaine...nous n'avons pas réussi à nous sentir intégrés au projet.

Nous n'avions pas non plus d'infos sur les variétés de légumes ou fruits, ni sur les plantations qui n'avaient pas abouties ou qui avaient été tentées, donc nous trouvions parfois des produits très petits sans qu'il y ait d'explication...parfois aussi des produits pourris alors que nous nous attendions à de la fraîcheur 100% et puis beaucoup beaucoup de patates.

Au final comme nous allions de toute façon au marché en complément et que nous risquions en plus d'avoir du mal dans les prochains mois à aller récupérer le panier...nous avons abandonné.

Nous avons un autre système d'approvisionnement en fruits, légumes, viande, yaourts, formage, pain, lait  le tout produit localement à 100%, pas toujours bio mais sélectionnés pour leur démarche, sans abonnement, livrés à la maison...et en plus en comparant les contenus des paniers nous avons eu l'impression que l'AMAP revenait plus cher...

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