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Les Ecorazzi

Les Ecorazzi

Les riches sont les champions du pillage et du gaspillage des ressources planétaires, les ecorazzi dressent le palmarès des stars green. People ou pipo ?

Des paparazzi d'un genre nouveau

Les ecorazzi (néologisme dérivé de paparazzi) sont des journalistes d’un genre particulier, qui s’intéressent au mode de vie des stars et à leur engagement d’un point de vue écologique.

N’acceptant pas le comportement irresponsable des uns, ou l’attitude éco-hypocrite des autres, les ecorazzi se lancent souvent dans d’obscures enquêtes et écrivent des articles dénonciateurs parfois à la limite de la calomnie. Ils ont pour eux un vaste lectorat fatigué d’entendre des célébrités s’autoproclamer green, ou déclarer se chausser earth-friendly et posséder des toilettes sèches sans modifier en profondeur leur train de vie ultra-polluant (jet privé, hélicoptère, climatisation, limousine, etc.).

Plusieurs revues ou sites internet se chargent de relayer leurs informations. C’est ainsi que le basketteur américain Shaquille o Neal est épinglé sur le site Treehugger.com, pour sa surconsommation d’essence et son harem d’automobiles (il consommerait en un mois ce que 15 américains consomment en un an...), ou que l’acteur Tom Hanks est félicité sur le site Ecorazzi.com pour son engagement auprès d’une marque de poste de radio à rechargement manuel et solaire.

Image de marque et stratégie de distinction

Opération red carpet green cars pour la cérémonie des Oscars, soutien à l’entreprise Earthbiofuels par Julia Roberts et Morgan Freeman, création d’une ligne de vêtements earthfriendly par Nathalie Portman, réalisation d’un documentaire traitant du changement climatique par Leonardo di Caprio, il semble que l’écologie se soit définitivement invitée dans le show-business. Mais face à cette multiplication d’initiatives à consonance écologique en son sein, on est en droit de se montrer sceptique. Car comment faire la différence entre, d’un côté, les vœux pieux et hypocrites visant simplement à se démarquer et à caresser dans le sens du poil un jeune public de plus en plus sensible aux questions environnementales et, de l’autre, les réels engagements portant sur des questions de fond ?

Par exemple, que penser du fossé séparant l’engagement de Robert Redford, pionnier du combat écologique, luttant sur le terrain depuis des années, loin des caméras et des mondanités (il est notamment à l’instigation d’un moratoire sur le forage pétrolier en Alaska), et celui de Matt Damon ayant participé à l’opération red carpet green cars, et déclarant avoir offert une Toyota Prius à ses parents (M. Damon figure en tête de liste des people-écolos préférés des français) ?

Libre à chacun de se faire une opinion sur la question, les écorazzi sont là pour nourrir la rumeur et mettre en évidence les stratégies de distinction et recherches des profits symboliques liés au mouvement green. En revanche, il est un point plus important sur lequel ceux-ci échouent à faire avancer le débat.

On peut le résumer en une question : quel sens donner à un engagement écologique, lorsque celui-ci est le fait d’une star hollywoodienne, clé de voûte d’une industrie ultra-polluante et énergivore ?

Abolir le Show business

Les stars sont de puissants vecteurs de communication, en vertu du système médiatico-culturel dont elles participent. Elles possèdent par ailleurs un grand pouvoir de destruction, direct et indirect, proportionnel au pouvoir d’achat dont les dotent nos sociétés modernes, d’un côté, et à l’envergure de leurs produits culturels, de l’autre. Ces deux faits combinés rendent paradoxal tout engagement écologique pour une star du show-business : nombre d’entre elles sont tentées d’user de leur position pour émettre un message qui, lorsque celui-ci porte sur l’écologie, se trouve en contradiction avec le médium qui permet sa transmission.

Que les ecorazzi fassent des gorges chaudes de ce paradoxe structurel, en pointant les incohérences de stars que nous souhaiterions irréprochables (ou au moins exemplaires), contribue à obscurcir, d’une part, le message et, d’autre part, notre propre responsabilité en tant que consommateur d’information et de produits culturels.

On peut toujours rêver d’une star écologiste cohérente, prônant l’abolition du show-business et de ses excès. En attendant, et comme il est rare de voir quelqu’un scier la branche sur laquelle il est perché, il est sans doute plus responsable et réaliste de cesser de plébisciter ce système et de s’interroger sur la légitimité du salaire démentiel de ses membres...

Liens sur les ecorazzi

eco-sapiens 30/01/08
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David Beckham écope d'un carton rouge

Le collectif « Carbon Trust » affirme que David Beckham est l’être humain le plus pollueur de la planète et qu’il est responsable de 163 tonnes de dioxyde de carbone produit dans l’air rien qu’en 2007. Il [...] a parcouru 380 000 kilomètres, soit plus que la distance Terre-Lune. Le collectif rajoute que le beau sportif possède 15 voitures dont un Hummer.

vu sur paperblog

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