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Alimentation

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Ce que l'on met dans notre assiette a une influence notable sur la planète et sa population. Choisissons nos aliments en connaissant les tenants et aboutissants.

Que choisir ? Équitable, bio ou de saison ?

Petit rappel : au-delà de la potentielle qualité nutritive des aliments biologiques, manger bio c'est aussi, et peut-être avant tout, soutenir un mode de production agricole respectueux de l'environnement (et donc de la société en général). Les sols ne reçoivent aucun apport chimique de synthèse, de pesticides ni d'engrais.

Le label bio s'applique aussi à la production de viande. La règlementation impose que les animaux ne doivent consommer que des aliments biologiques mais entre également en considérations la question du "bien-être" des animaux lors de leur élevage. Concernant l'effet de serre, le bio a l'avantage de limiter les émissions de N2O.

Les produits équitables garantissent à leurs producteurs un certain niveau de rémunération. Enfin les produits de saison réduisent le recours à la consommation d'énergie des serres et au transport.

Consommer des produits biologiques et locaux

Le choix de produits de fabrication locale, outre le fait qu'il favorise le développement des entreprises agricoles locales, permet de réduire le recours aux transports maritimes, routiers et aériens sur de longues distances. Pour aller au bout du raisonnement, il vaut mieux dans ce cas privilégier la vente directe (très peu de transport) et les circuits courts, qui sont en pleine expansion.

Pour vous y aider, voici l'annuaire des professionnels des produits biologiques. Vous pourrez faire votre recherche par région afin de savoir où trouver les produits biologiques proches de chez vous.

Quelle importance a ce simple geste de préférer des produits locaux à d'autres d'origine plus éloignée ?

Pour des fraises

Un camion qui transporte 9 tonnes de produits soit, du fait des emballages, environ 8 tonnes de fraises, de Madrid à Nîmes émet 100 g/t/km soit 9*1 000 km*100 = 900 kg de CO2.

Les yaourts

Un chercheur allemand, Stefanie Böge, réalisa en 1992 une étude qui surprit bien des consommateurs de yaourts.

Elle montrait que les yaourts aux fraises consommés quotidiennement par les Allemands totalisaient pour le transport de leur pot et contenu 3500 km, et 4500 km pour les fournitures!

Et il n'est question ici que du transport des yaourts, pas même de leur fabrication (élevage, assemblage,...). Comme alternative, il est possible de se fournir auprès de laiteries locales et/ou de choisir des gobelets qui peuvent être recyclés.

On peut même faire mieux : la production, chez soi, de yaourts ou de kéfir qui ne consomment pas d'autre énergie que celle du radiateur ou du frigo...

Vous pouvez aussi, si vous avez un jardin, décider de produire vos propres fruits ou légumes. La dépense énergétique est rarement démesurée (à moins que l'on n'abuse des engrais) : un peu d'eau, de soleil et de soins. Chez le maraîcher s'ajoutent le combustible pour la traction des engins, les engrais et produits phytosanitaires, les emballages et le transport pour la livraison.

Manger des tomates ou des fraises avant le printemps

C'est malheureusement encore un acte courant et irréfléchi. Mais pour pousser sous serre, même en Espagne, ces tomates ont certainement eu besoin de chaleur artificielle produite par du gaz, du fioul ou du pétrole : le consommateur renforce cette filière en les achetant.

De plus, une tomate cultivée hors sol en hiver est dopée avec 100 fois plus d'énergie qu'elle n'en contient (il faut un apport de 9 000 Kjoules pour produire une tomate de 90 Kjoules).

Le jus d'orange

Un produit qui est un gouffre énergétique également, mais ceci est vrai en fait essentiellement pour les pays industrialisés qui en consomment beaucoup et en produisent rarement localement. Il est généralement concentré sur place par chauffage et évaporation de l'eau qu'il contient, pour diminuer les coûts de transport, puis ce concentré est transporté jusqu'à son pays de consommation dans lequel il est réhydraté et mis en bouteille.

En d'autres termes, du combustible fossile est utilisé pour déshydrater le jus d'orange, puis de l'eau est nécessaire pour le réhydrater... Rien que le transport du concentré de jus d'orange destiné au seul marché allemand consomme ainsi 40 millions de litres de carburants et émet plus de 100.000 tonnes de CO2 dans l'atmosphère.

C'est peut-être négligeable ramené à l'individu, mais, on le voit, ça ne l'est pas à l'échelle d'un pays. La solution est de favoriser la production de jus de fruits ou sirops locaux, même si ce ne sont pas des oranges mais des poires, pommes, abricots, melons, cassis, ou tout autre produit tout aussi attrayant...

Choisir les produits du commerce équitable

Il s'agit de critères de choix valables pour des produits venus des pays du Sud que l'on ne trouve pas en local. Essentiellement le café, la banane, le thé, le chocolat. Le commerce équitable permet de mieux rémunérer les petits producteurs et de valoriser les petites exploitations par rapport aux mutinationales.

C'est pour le consommateur une façon de montrer qu'il préfère un commerce respectant les droits de l'homme et l'environnement. Ce n'est pas un acte de charité mais un acte de consommation responsable et durable.

Le label Max Havelaar par exemple garantit :

  • un revenu décent pour les producteurs du Sud et la garantie pour les consommateurs qu'un prix juste a bien été versé aux producteurs
  • une amélioration des conditions de travail des producteurs du Sud dans le respect des droit de l'Homme et de l'environnement : pas de travail forcé, pas de travail des enfants, pas de discrimination, liberté syndicale, préservation des écosystèmes…
  • une amélioration des conditions de vie des producteurs du Sud grâce à des primes dédiées aux investissements communautaires (accès à l'éducation, au soin…), à une autonomie renforcée des organisations de producteurs du Sud et une sécurité durable
  • une attention particulière sur la qualité des produits

Choisir les produits qui demandent moins d'énergie pour leur fabrication

Pour la nourriture, un même apport quotidien de calories, selon le type d'aliments consommés, aura engendré plus ou moins d'émissions. Il faut par exemple brûler 7 fois plus d'énergie fossile pour produire 1 calorie de viande que pour produire 1 calorie de céréales : on pourra donc éviter de consommer de la viande à chaque repas, mais privilégier une viande de qualité de temps en temps, et donner plus de place aux légumes et aux céréales.

Le voyage du steak depuis les céréales cultivées pour le bétail jusqu'à notre assiette consomme des quantités fabuleuses d'énergie. La culture des céréales destinées au bétail nécessite une importante quantité d'intrants industriels (des fertilisants chimiques, produits avec du pétrole) et de l'énergie. Ces fertilisants représentent la plus grande part de l'énergie nécessaire pour produire de la viande de boeuf. Il faut ensuite tenir compte du carburant utilisé pour transporter le bétail entier puis transformé, et parfois sa congélation.

Il faut pour l'ensemble du cycle l'équivalent de 3,7 litres d'essence pour produire 450 grammes d'un bœuf nourri avec des céréales aux Etats-Unis.

Pour fournir la consommation de bœuf moyenne annuelle d'une famille américaine de quatre personnes (120 kg de bœuf), 1.000 litres de carburant fossile sont nécessaires. La même énergie alimentaire fournie à partir de légumes et de céréales nécessite 7 fois moins de carburant.

Manger moins régulièrement des steaks économise bien de l'énergie et des émissions : une famille qui mange environ 120 kg de bœuf dans l'année (moins de 100g par jour et par personne) a engendré approximativement 1 tonne de CO2 et 80 kg de méthane, soit environ 2,8 tonnes d'équivalent CO2. Ce qui ramène à 2,3 kg eq CO2 le steak de bœuf de 100 g!

eco-sapiens 14/10/10
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