
L'aromathérapie (cure par les arômes) est une branche de la phytothérapie (cure par les plantes), elle fait référence aux savoirs et aux pratiques relatifs aux essences et huiles essentielles. Tandis que la phytohtérapie fait appel à l'ensemble des éléments contenus dans la plante, l'aromathérapie se limite aux extraits aromatiques de celle-ci.
Si l'aromathérapie est une pratique ancestrale remontant à l'Egypte ancienne, le mot Aromathérapie est un néologisme inventé en 1928 par le chimiste René Maurice Gattefossé. Alors qu'il venait de se brûler les mains en faisant des recherches en parfumerie, Gattefossé eut l'idée de plonger ses membres endoloris dans de l'huile essentielle de lavande. Ce geste eut pour effet de soulager immédiatement sa douleur et d'accélérer considérablement la cicatrisation.
Après de longues années d'oubli, le terme fut repris dans les années 1960 par le docteur Jean Valnet, qui publia de nombreux ouvrages de référence sur le sujet. Avec Gattefossé, Valnet est à juste titre considéré comme le fondateur de la phyto-aromathérapie moderne. Il a créé le Collège de phyto-aromathérapie en 1981.
La fabrication des huiles essentielles se fait par distillation à la vapeur d'eau, par expression mécanique à froid (préférée pour les agrumes et dans ce cas on parle d'essence) ou, plus rarement, par enfleurage.
La quantité d'huile essentielle contenue dans chaque plante est très réduite, c'est ce qui explique son coût très élevé. Il est possible de réduire ces coûts de production en frelatant l'huile essentielle par ajout d'huiles de moins bonne qualité ou de produits de synthèse moins onéreux. La vente et la pratique de l'aromathérapie n'étant pas réglementées en France, il est donc préférable de s'adresser à un spécialiste en cas de doute.
On fait appel à l'aromathérapie en automédication de confort, en médecine traditionnelle et dans certaines psychothérapies. En médecine conventionnelle, on utilise généralement les huiles essentielles pour aider à la désinfection, à la cicatrisation ou au traitement des traumatismes, mais également en complément d'un traitement médical chronique, en dermatologie, en cosmétique dermatologique et en naturopathie.
Il existe quatre voies différentes pour utiliser les huiles essentielles. Toutefois, les informations données ci-dessous ne sauraient entrer sans risque dans le cadre d'une cure en automédication. Renseignez-vous toujours auprès d'une personne qualifiée avant de démarrer une cure !
Les huiles essentielles sont des substances puissantes et très souvent dermocaustiques.
On peut les prendre pures sur avis médical. Il est également possible de les diluer dans du miel, une tisane, un jus de fruit ou même un yaourt. Il semble que la prise à jeun au matin soit plus efficace. Les cures prolongées (plus de dix jours) sont à éviter.
Les techniques de diffusions sont variées. On peut déposer quelques gouttes sur un oreiller ou sur un mouchoir, dans une coupelle à l'air libre avec un peu d'alcool. Il est également possible de procéder à une inhalation (10 à 20 minutes) après l'avoir diluée dans de l'alcool puis avoir rajouté de l'eau chaude. En dernier ressort on peut opter pour un diffuseur électrique, à raison de 15 minutes par heure. Les brûle-parfums sont à éviter.
Il s'agit de la voie la plus couramment empruntée car elle permet une pénétration facile et rapide. On peut la mélanger à de l'huile végétale (2 à 4 % dans de l'huile d'amande douce ou d'olive) et pratiquer un massage. Il est conseillé de réduire la dose de moitié pour le visage et se limiter à 4 gouttes pour un masque de beauté. Sur les cheveux, mélanger 4 gouttes avec du shampooing.
Comme les huiles essentielles ne sont pas solubles dans l'eau et qu'elles ont très souvent un effet irritant sur la peau à l'état pur, il est nécessaire de les mélanger au préalable dans du gel douche ou du bain moussant.
La richesse des huiles essentielles s'illustre par la diversité de leurs propriétés (de la camomille sédative au gingembre dynamisant). Cependant, elles ont toutes en commun des qualités antiseptiques, désinfectantes, assainissantes et désodorisantes.
Voici un inventaire raisonné (mais non exhaustif) de celles-ci :Compte tenu de leurs propriétés, certaines huiles essentielles sont déconseillées aux femmes enceintes, très jeunes enfants (moins de 3 ans), personnes allergiques, asthmatiques ainsi que les animaux de compagnie comme les chats et les chiens.
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