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Quels poissons consommer ?

Quels poissons consommer ?

Le poisson fait partie de notre consommation quotidienne sans que pendant longtemps nous n'ayons eu à nous interroger sur sa provenance et les conditions de sa reproduction. Mais les alertes relatives à l'extinction de certaines espèces et aux pollutions qui menacent les écosystèmes et leurs habitants, nous invitent à nous intéresser de près à la question.

Des réserves halieutiques menacées par la surpêche

Depuis les débuts de la pêche industrielle dans les années 50, les moyens mis en œuvre pour augmenter la rentabilité des navires de pêche n'a cessé d'augmenter. Le développement de cette pêche intensive a conduit à exploiter les ressources marines de façon démesurée en dépassant la capacité de renouvellement des océans.

Cette surpêche est aujourd'hui responsable de la raréfaction et de l'extinction de nombreuses espèces et conduit à la destruction d'eco-systèmes indispensables à l'équilibre de nos océans.

Ainsi, en 2005, les réserves halieutiques mondiales évaluées par la FAO étaient les suivantes : 52% des stocks exploités à leur maximum, 24% sur-exploités, épuisés ou en en cours de récupération et 21% modérément exploités. Seuls 3% des stocks mondiaux de poisson étaient sous exploités.


Parmi les pratiques de pêche industrielle, le chalutage de fond apparaît comme la plus destructrice puisqu'elle touche d'anciennes forêts de coraux des fonds marins et d'autres éco-systèmes délicats.

Les pratiques de pêche modernes entraînent en outre énormément de pertes liées à la capture accidentelle de poissons rejetés à la mer, mort ou mourant. Ces prises accessoires peuvent comprendre des espèces menacées d'extinction telles que tortues de mer ou dauphins ou des prises juvéniles. Elles impactent ainsi fortement la biodiversité marine et la reproduction des espèces. Selon la directive émise par la FAO en janvier 2011 pour endiguer le phénomène, ces prises pourraient dépasser 20 millions de tonnes par an.

La surpêche a enfin pour conséquence, et non des moindres, de favoriser le "pillage" de zones de pêches territoriales notamment sur les côtes africaines au détriment des pêcheurs locaux. En effet, la diminution des quotas de pêches dans de nombreux pays pousse des flottes ultramodernes européennes, chinoises ou japonaises à venir pêcher dans des eaux jusqu'alors exploitées par des populations locales dont c'est souvent la seule ressource. Cette pratique qui creuse des inégalités déjà indécentes provoque en outre des déséquilibres sociaux et politiques à l'image de la situation de la Somalie aujourd'hui gangrenée par une piraterie désormais incontrôlable

Des poissons pollués ?

Les poissons sont susceptibles d'être pollués par différentes substances présentes à l'état naturel ou liées à l'activité humaine.

Parmi celles-ci, les métaux lourds et le mercure en particulier sont présents dans de nombreuses espèces, principalement les gros poissons, situés en bout de chaîne alimentaire : espadon, bar, flétan. Les recommandations actuelles incitent ainsi à limiter leur consommation par les femmes enceintes et les enfants en bas âge.

La pollutions aux PCB (polychlorobiphényles) des eaux en France, directement liée à l'activité industrielle, constitue quant à elle une question de santé publique régulièrement dénoncée par quelques associations.

La pollution des eaux aux médicamentsest elle aussi susceptible d'atteindre les poissons en provoquant notamment des modifications hormonales (poissons hermaphrodites ou qui changent de sexe).

Le saviez-vous

  • La consommation humaine de poisson a atteint 106 millions de tonnes en 2004. 43% sont fournis par l'aquaculture.
  • Près de 2,6 milliards de personnes dépendent du poisson comme principale source de protéine animale.
  • 200 millions de personnes dans le monde gagne tout ou partie de leur revenu grâce à la pêche et à ses activités liées.
Source : Organisation pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) - 2006

Que pouvons-nous faire pour sauver la pêche... et les poissons ?

Il parait indispensable et urgent de limiter et de contrôler notre consommation en choisissant avec attention les espèces qui ne sont pas menacées d'extinction

  • Privilégier les espèces autorisées (cf guides plus bas) sauf en période de reproduction : par exemple, la sardine, le maquereau, les harengs ou le lieu noir. Privilégier en particulier les produits issus d'une pêche durable et locale (par exemple: le bar de ligne de la côte française, le thon germon des canneurs et ligneurs du Pays Basque, le cabillaud de la mer d'Iroise des pêcheries normandes et bretonnes).
  • Parmi ces espèces privilégier celles riches en oméga 3 et qui sont moins susceptibles d'êtres touchées par les pollutions (sardines, harengs). Ces poissons ont aussi souvent l'avantage d'être bon marchés.
  • Eviter ou limiter les espèces suivantes :bar, cabillaud, carrelet, crevette, églefin, espadon, limande, lotte, merlu, raie, saumon de l'Atlantique, sole, thon, (albacore, germon, obèse).
  • Ne plus consommer le thon rouge, le requin ou les espèces de grand fond (Empereur, grenadier, sabre, lingues), ainsi que les poissons issus d'aquaculture non biologique.
  • Respecter la saisonnalité (voir le calendrier proposé par Terre Vivante)
  • Même s'il fait l'objet de critiques, en supermarché, il est par ailleurs préférable d’opter pour des produits labellisés MSC.
  • Enfin, ici comme ailleurs, il est primordial de modérer sa consommation et d'éviter le gaspillage alimentaire.

Quelques guides pour se repérer

La réglementation européenne, qui impose l’étiquetage des produits de la mer (nom de l’espèce, zone de capture, pêche en mer, produit d’élevage), ne permet pas de connaître la situation au regard des problèmes de sur-exploitation.

Pour vous aider à y voir plus clair plusieurs guides ont donc été édités par les ONG. Ainsi, le conso-guide du WWF qui classe poissons, coquillages et crustacés en trois catégories : "A éviter", à consommer "Avec modération" et "A privilégier".

Le guide "peches-conduites-dangereuses" diffusé par Greenpeace, dresse quant à lui la liste des espèces vendues en supermarché et issue d'une pêche non durable. Il fournit une information détaillée sur les pratiques de consommation responsable en la matière.

Les professionnels pourront également télécharger le Guide des espèces 2010 édité par l'Alliance Produits de la mer.

eco-sapiens 27/01/11
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Bien
2 évaluations
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Bien
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Commentaires
Correct jms37 29/11/08
Le cauchemar du panga
Le panga ne vous rappelle-t-il pas le cauchemar de Darwin du Suisse Hubert Sauper ?
Super eco-hotes 01/02/11
Le Panga : soit disant une action DD de Sodexo

c'est ça qui est formidable...

comment proposer des poissons pas chers, donc plus de bénéf, en argumentant que l'on fait de la pêche responsable

http://fr.sodexo.com/frfr/presse/news_2010/peche.asp

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