Blog des eco-SAPIENS
Ethique = Cohérence

Petit tour de lecture

Comment surprendre encore dans le domaine de la littérature écologique ?

Aujourd’hui, de nombreux ouvrages paraissent, fort présentables et fort intéressants.

Rares sont ceux qui apportent de nouveaux éléments à la réflexion. Le plus souvent, ils dressent avec brio un état des lieux (cette actualisation est toujours de plus en plus angoissante: bois, poissons, pétrole, changement climatique, santé, perte du lien social…) qu’ils contrebalancent  tout de go avec des exemples porteurs d’espoir (telle association au Brésil, telle industrie en Scandinavie, tel penseur aux Etats-Unis, tel agriculteur en France etc)

En fait, on peut presque dire qu’avec une poignée d’auteurs anciens (Gorz, Latouche, Meda, Baudrillard, Ellul), un peu de spiritualité et un peu de culture historique, on est en mesure de savoir ce qu’on ne veut plus et là où l’on veut aller.

La littérature spécialisée contemporaine permet juste de décliner en cas pratiques et parfois fort éloquents comment les problématiques se matérialisent. Des fois qu’on aurait besoin de preuves. Après tout, la disparition des poissons c’est dur à évaluer quand l’océan est à jamais opaque pour nos yeux…

Personnellement, si quelqu’un vient à me parler de la crise grecque, je ne peux qu’avoir un sourire malicieux. Voici donc le bouc-émissaire. Les Grecs-qui-paient-pas-d’impôts.
Quelques minutes auparavant, ce furent les agences de notation.

Un peu plus tôt les marchés financiers.

Et voici que nous boucs favoris, les Chinois-qui-savent-pas-bosser-et-qui-font-que-de-la-contrefaçon, sont devenus une nuit nos principaux sauveteurs.

Désolé mais sur moi, ca ne fonctionne pas !

Quiconque réfléchit un instant sur ce qu’est l’argent ne peut que constater qu’à l’instar de l’écologie, tout a déjà été dit (Aristote, Marx, Simmel, Mauss) et que ces méga-évènements financiers ne sont là aussi que des déclinaisons pratiques dans un monde où les hautes technologies permettent de décupler les effets.

Avant Ponzi escroquait 40 000 personnes pour 15 millions de dollars. Aujourd’hui Madoff tape le 65 milliards de dollars. 60 fois le capital d’Air France. Si si ! Vous avez vu 60 compagnies couler le jour où l’escroc fut écroué ? Non ? Normal.

Nous vivons dans un monde fini et il y a en tout et pour tout autant de créances que de dettes. Les concentrations furtives, les nodosités de capital n’ont pas d’autres vocation à re-circuler un jour ou l’autre. Seul souci: certains confondent la fin et les moyens et croient qu’il faut stocker l’argent. Or rappelons cette évidence… l’argent se sert à rien si l’on ne l’utilise pas au bout d’un moment…

D’ailleurs un méchant-actionnaire-toujours-plus-avide-de-rendement a souvent pour ambition de faire beaucoup de profit pour pouvoir ré-investir. Et accessoirement acheter une piscine chauffante d’intérieur…

Ah si seulement il s'était appelé Fonzi !

Que vous possédiez une maison ou du cash, tout se résume à la confiance (le fameux fiduciaire – la foi). On vous donnera un équivalent cash pour votre maison que si la personne qui l’achète croit (crédit de credo) vraiment que cette maison nécessite un troc, certes amélioré.

Et bien entendu, il y a des niveaux de confiance qui semblent comme irréels. La faillite d’un état ? Quelque chose qui a existé dans une relative sérénité pendant des siècles peut soudain s’effondrer. La crise grecque aurait tout autant pu arriver il y a cinq ans, ou dans dix ans ou jamais.

Cela paraît irrationnel ? Assurément ! Tout autant est irrationnelle la décision des marchés de lâcher le Grèce. Croit-on vraiment que des indicateurs techniques et objectifs permettent de dire « c’est maintenant qu’il faut passer à la caisse.» 

L’humain garde encore une part d’irrationnel. Son rapport au futur l’est encore plus : angoisses, espoirs et volontés. Et que dire d’un groupe d’humains ? Plus encore ! D’un groupe d’humains tournés vers le futur. Complètement irrationnel. Forcément…

Il paraît plus sage d’accepter cette irrationalité. De reconnaître que l’argent permet simplement de contenir et de palper un peu de tangible dans cette irrationalité.

Il convient aussi et surtout, un moment donné, de retrouver sa lucidité, entrevoir de nouveau l’état d’égrégore qu’est l’argent. Et revenir in fine à la base. La politique ! A savoir : quel monde désirons-nous ?

Si la Nature, notre banquier en bout de chaîne ne peut fournir cette demande, il faut simplement revoir nos désirs. Ce n’est pas une parole en l’air que de dire que crise écologique et crise économique sont l’avers et le revers de la même pièce.

Et non pas partir du « de combien d’argent disposons-nous ?» 

Bref, nous sommes aujourd’hui en train de compter nos pénates, vous savez ces dieux pétrifiés d’origine étrusque.

Compter. Trancher. Amputer. Vénérer. Craindre.

Là où il nous faudrait, pour dégager l’horizon, briser les statues.

Publicité familiale !

La maison d’éditions Le Cavalier Bleu sort une collection consacrée au développement durable et dénommée Edden (tout un programme).

Sabine Rabourdin étant co-fondatrice historique du site eco-SAPIENS, il est bien normal de recommander son livre qui est un formidable pensum sur l’énergie ! Je le sais, je l’ai lu ! Et en plus Le Monde en dit du bien !

Vers une nouvelle révolution énergétique ?

De tout temps, l’homme a été avide d’énergie pour satisfaire ses besoins… sans trop utiliser la sienne ! De la maîtrise du feu au Paléolithique à la non-maîtrise du nucléaire à Fukushima, le rapport de l’homme à l’énergie fut toujours placé sous le signe de la domination, économique, sociale ou politique.

Or, il est clair aujourd’hui que la course à la puissance énergétique est indissociable du chronomètre de la Terre et de la manière dont les hommes sauront prendre en compte ses limites.

Quelles options reste-t-il ?

Après le feu et la machine à vapeur, une troisième révolution énergétique semble aujourd’hui inéluctable.

Sera-t-elle dans la lignée des précédentes ou à contrecourant ?

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Ecrit par Baptiste le 10 novembre 2011 :: Classé dans Débat,Les autres...,Poïesis
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Le vélo qui avait bouché le Vieux-Port de Marseille

Un immense bravo aux 400 vélorutionnaires qui ont défilé vendredi soir sur le Vieux-Port de Marseille.

Bravo aux amis des poulets bicyclettes, de l’équitable café, de la boutique écologique, de Vélo Utile et bien sûr du collectif vélo en ville pour avoir su insuffler un évènement aussi improbable dans la cité phocéenne, peu réputée pour le moment pour sa cyclophilie.

Et bravo aussi à tous les eco-sapiens… ;-)

Et si, avant 2013, on rentrait dans un cycle vertueux qui transformerait Marseille en ville modèle.

400 aujourd’hui. Et combien demain ?

En attendant, on continuera à dessiner nous-mêmes nos pistes cyclables

Aïoli !


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Ecrit par Baptiste le 9 mai 2011 :: Classé dans Itinéraire,vidéo
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De retour des universités négaWatt (le futur a un avenir !)

canards en mareLe week-end dernier s’est tenue la 4ème édition des universités négaWatt. Pour ceux qui ont raté quelques épisodes précédents, rappelons que l’association négaWatt est un consortium d’experts qui prospecte pour un scénraio énergétique jouable. Ils sont à l’origine du fameux facteur 4, qui dit qu’on peut vivre mieux en consommant quatre fois moins d’énergie, en divisant par quatre nos émissions de CO2.

Ironie du sort, le lendemain c’était le 10/10/10 que de savants récupérateurs en communication ont décidé de célébrer sous le mot d’ordre: -10% d’émissions en une année. Comme le dit le site 1010global.org, « Big tasks are easier if broken up into smaller, manageable pieces – and 10% this year is much more tangible and achievable than, say, 80% by 2050″ [Les grands chantiers deviennent plus faciles à réaliser quand on les divise en petites tâches à remplir. Et -10% cette année, c'est bien plus tangible et atteignable que de dire 80% en 2050]

Bref, le 10/10/10 c’est la première marche. On refera peut-être sept fois un petit coup de -10%. En 2015, 2020, 2025, 2030, 2035, 2040, 2045 et hop ! l’affaire est pliée.

Allons ! Cessons d’être sarcastique devant cette enième opération de matraquage ès communication qui n’a au fond que deux intérêts : compter les troupes et organiser des fêtes et des cocktails géants. Voilà, c’est du court-terme, de la sensibilisation light, ce n’est pas mon truc.  Et même si je suis toujours exaspéré de voir que BNP, le MEDEF et consorts affichent leurs logos pour l’opération, je ne vais pas taper dessus.

Tout simplement parce que l’avenir se joue ailleurs. En coulisses.

Et que se passe-t-il dans les coulisses ? Et bien en France en tout cas, ce n’est pas joli joli. Qui veut encore se souvenir qu’il y a eu un Grenelle de l’environnement ? Un peu de respect pour les défunts !

Un exemple tiré au hasard, et exhumé lors d’une table ronde des universités négaWatt. Celui du rapport pondu en plein mois d’août par la France pour expliquer comment elle allait respecter la directive européenne sur les énergies renouvelables. Un vrai devoir de vacances : bâclé, irréaliste et incohérent. Nouvelles amendes en perspective là où d’autres pays européens voient plutôt cette directive comme une opportunité.

Autant le dire tout de suite, les universités négaWatt, c’est technique ! Même si c’est ponctué de bons moments humoristiques et conviviaux, on navigue entre graphes et tableurs.

Qui sait faire les bons cafés ?

Tiens ! Un chiffre utile à retenir. La consommation d’un distributeur de boissons dans un bureau : 3 000 kWh/an. En gros, ca coûte 365 euros au porte-monnaie et 129kg de carbone (je ne rentre pas dans les détails pour savoir pourquoi j’ai retenu un coefficient  de 43 g de CO2/kWh… sachez juste que je suis clément envers l’ADEME -cf cahier n°27 de Global Chance).

En résumé, huit distributeurs de boissons  sont équivalents à un aller-retour Paris-New-York. C’est ballot non ?

On pourrait ainsi enfiler certains chiffres histoire de mettre à plat les enjeux. Le scénario négaWatt est extrêmement simple dans la mesure où l’on remplit déjà la moitié des objectifs rien qu’avec la sobriété. On aura beau dire que l’on va fabriquer des distributeurs moins énergivores ou qu’il seront alimentés par photovoltaïque, ils auront toujours la mauvaise habitude de faire des gros et des diabétiques, comme le dit Olivier Sidler du cabinet Enertech.

D’ailleurs, si vous ne connaissez pas le bonhomme, ca vaut le détour. En écoutant sa tribune, je me disais deux choses.

1) Que ca peut être bien d’être ingénieur finalement… Suffit juste de savoir pour qui et pour quoi on déballe son ingéniosité. J’avoue être pas mal fâché avec ma formation tant j’ai l’impression qu’elle ne sert qu’à fabriquer des petits soldats pour optimiser cette société suicidaire.

2) Qu’il y a peut-être un business model dans la décroissance ?

Monnaie de singe

Entendons-nous bien. Je ne pense pas que Olivier Sidler soit un partisan de la décroissance. Il fait ce qu’on appelle des ESCOS (Energy Service Company). De toute façon, il faudrait longuement redéfinir la décroissance. Je crois juste qu’il a du bon sens:

  • Je mesure la consommation d’un bâtiment.
  • Je fais un devis pour dire comment je vais pouvoir faire réduire et optimiser cette consommation énergétique.
  • Je fais les travaux.
  • Je mesure après.
  • Je démontre que la bâtiment a fait des économies.
  • Je prends des sous sur les économies ainsi réalisées.
  • Tout le monde y gagne !
  • Sauf EDF bien sûr…

Puis, entendons-nous sur l’usage volontairement provocateur de « business model« . En demandant s’il y en a un dans la décroissance, ne suis-je pas dans la récidive du développement durable ? A voir…

Autour de moi, il y a plein d’ingénieurs qui aimeraient faire du Olivier Sidler. Mais faut bien vivre. Alors on finit chez EDF (par exemple). Ce qui est certain, c’est que désormais que le concept de négaWatt est popularisé, il faut voir comment on fait vivre celui de négaEuro !

Y a-t-il un business model dans la décroissance ? Ce sera le thème notre fête pour les 3 ans de la SCOP eco-SAPIENS, le vendredi 3 décembre à Marseille. Avec (peut-être) un invité prestigieux dont on a déjà parlé !


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Ecrit par Baptiste le 11 octobre 2010 :: Classé dans Débat,Itinéraire,Les autres...,Un peu sur nous
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De mèche avec les renseignements généreux

Follow your dreamsIl y a quelques temps, je participais à une action de désobéissance. Bref, je faisais quelque chose d’illégal… mais de légitime. D’ailleurs, à bien chercher, nous avons tous commis des actes illégaux mais légitimes. Par exemple, dans le métro, passer par-dessus le portillon parce que le ticket s’est démagnétisé, ou parce que l’on s’était trompé de quai.

Durant cette action de désobéissance où nous nous apprêtions à occuper une grande entreprise de missiles (sous couvert d’un patronyme à la mémoire d’un célèbre théorème…) nous avons, justement, pris le métro parisien. Au bout de cinq secondes, nous avons repéré un type bizarre, un quidam plutôt costaud, habillé sombre et en train d’appeler avec un super téléphone.

Je me suis approché de lui pour savoir ce qu’il racontait au téléphone.

« Il y a deux chèvres, cinq vaches, trois cochons…» 

Je n’invente rien.

Alors j’ai eu mal pour mon pays. Moi qui imaginais les agents des renseignements généraux sur-entraînés, discrets et aptes à parler un langage codé anodin et indécelable. Eh bien non ! C’était grossier, criard et bouffon. En cinq secondes, il était grillé. Alors la trentaine de désobéissants que nous étions, nous l’avons regardé fixement. Il avait l’air penaud et moi j’étais mal à l’aise pour lui. Déçu aussi que mes impôts partent dans une élite aussi peu professionnelle. Chacun son rôle ! Moi je désobéis. Lui doit être discret.

Dali dans le mtéro parisien

Dali sortant du métropolitain

Nous l’avons semé à la station d’après. Un jeu d’enfant.

Voilà, ce fut ma première rencontre avec les renseignements généraux, institution pour la quelle j’ai, bizarrement, beaucoup de sympathie.

Au final, nous avons bien squatté le siège de l’entreprise spécialisée dans les systèmes de défense. L’action s’est bien passée malgré un impact médiatique faible (un article dans le Figaro).

Mais oublions les renseignements généraux et voyons leurs cousins: les renseignements généreux. Au départ, comme le nom l’indique, il s’agit de partager, sous formes de brochures, une synthèse autour d’enjeux sociétaux: publicité, dette des pays du Sud, nucléaire, agriculture, démocratie…

Partisans, les renseignements généreux ? Oui mais tout sauf dogmatiques car on est séduit par la limpidité et le déroulé pédagogique du propos.

Les brochures circulaient sous le manteau, de festivals en festivals tout en étant consultables sur le site internet. Site web qui fournit également d’autres ressources documentaires toujours pertinentes et inspirantes. Eco-sapiens se nourrit d’ailleurs de ces informations (cf interview d’un fabricant de papier recyclé).

Désormais, les renseignements généreux sortent une revue dont le mot d’ordre, avouons-le, fait du bien !

La revue La Traverse commence en effet avec un article intitulé « Nous avons besoin de visions positives« , sorte de pied de nez au travail encyclopédique de recensement de toutes les mauvaises nouvelles qui pleuvent sur nos semaines.

La revue essaie de remonter aux sources du problème global: pourquoi si peu de contestation ? En cela, la théorie de la tendance à la réduction de la dissonance cognitive (résultat de la psychologie sociale) nous permet au moins d’envisager une cause. Il est dur de renoncer à quelque chose pour  lequel nous nous sommes beaucoup impliqués.

Plus tard, un article teinté d’humour aborde la question du langage. On y apprend (ou rappelle) que la position « modérée»  (appelée bof-bof) mène très souvent à l’absurde. Croire aux fantôme, croire en Dieu ou croire au complot du 11 Septembre (lisez l’article ne serait-ce que pour apprendre comment la Maison Blanche n’a jamais eu besoin de tuer 2 000 personnes pour manipuler l’opinion publique, une fausse infirmière qui passe à la télé suffit à partir en guerre contre l’Irak). On ne voit pas trop comment la position intermédiaire peut tenir.

Enfin, l’interview de Xavier Renou est éclairante. D’abord parce que son parcours est chargé de symboles. Etudiant, il s’inscrit dans l’anti-fascisme (choisissant de faire une thèse sur le GUD… à la faculté d’Assas !) pour arriver à la dénonciation de la privatisation de la violence (campagne Greenpeace). Aujourd’hui, avec le collectif des désobéissants, il initie à la désobéissance civile non-violente. Ainsi, des milieux de tous horizons, avec des causes fort différentes, se retrouvent. C’est ainsi que le monde du handicap qui dénonce le manque d’investissement au Conseil général des Hauts de Seine, va, temporairement, rencontrer des faucheurs ! Partage d’expérience garantie !

Lorsque Xavier Renou raconte l’anecdote de cet agent de la sûreté militaire qui avait infiltré les Désobéissants (« un type charmant» ) et qui a été démasqué par une lettre anonyme, je m’amuse encore.

J’imagine la vie de ces agents doubles, qui se retrouvent à faire des stages de clown-activisme ou à manger bio avec des anti-pubs. J’aimerais savoir ce qu’ils en pensent au fond. A-t-il des moments authentiques de joie durant ces stages ? Voit-il le monde différemment après ?

Et je me dis que j’ai raté ma carrière. J’aurais tant aimé être agent secret et énumérer les animaux de basse-cour dans le métro parisien…


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Ecrit par Baptiste le 21 septembre 2010 :: Classé dans Itinéraire,Les autres...,Participez
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Le palais idéal du banquier requin

En passant quelques jours à Vienne, en plein centre-ville, face à la belle cathédrale Stephansdom se trouve un somptueux bâtiment appelé « Palais Equitable « , tel quel, non traduit.

Benoîtement, on va s’imaginer que les Autrichiens ont osé faire ce que Paris n’a pas pu réaliser. Rappelons que l’année dernière, le ?Palais Brongniart (le Palais de la Bourse, en face des Halles de Paris et de l’église Saint-Eustache) était de nouveau en concession et que parmi les trois postulants en lice, il y avait le groupe SOS. Symboliquement c’était fort. L’économie solidaire récupère le lieu historique de la bourse et du capitalisme.

Finalement, c’est le groupe GL Events, groupe côté au petit CAC 40, qui a remporté la concession pour 30 ans…

Bon. Mais Vienne alors ? Le paradis des végétariens et de l’écologie art-de-vivre ? Eh bien je suis au regret d’avouer que dans ce magnifique palais, on ne trouvera rien d’équitable.

En fait, le nom du palais vient d’une compagnie d’assurance américaine, nommée Equitable,  qui s’y est installé en 1890. Il semble que la compagnie existe encore au Canada sous le nome de Equitable Life. Aujourd’hui, à l’intérieur, en marge des escaliers fastes et du marbre richement orné, il y a des bureaux. Des banques, des compagnies d’assurance, des cabinets d’avocat. Le rêve quoi…

Surtout, il n’y a pas âme qui vive. Un si beau palais, transformé en muet sarcophage. Quel dommage !

Consolons-nous et lisons déchiffrons ce fronton à l’intérieur du palais, voici le mot « équitable» , tout doré tout rococo.

A la manière du facteur cheval, ce qu’il nous reste, c’est construire pierre après pierre et sans luxe apparent, notre propre palais idéal !

Le palais de l'équitable à Vienne (Intérieur)

PS: Un immense merci à Clovis du site quat’rues (T-Shirts bio, équitables, engagés et poétiques !) pour l’hébergement et l’itinéraire touristique sur Vienne…

PPS: Paris-Vienne sans avion ;-)


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Ecrit par Baptiste le 5 juillet 2010 :: Classé dans Itinéraire,Les autres...,Poïesis
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Marques et artistes, liaisons dangereuses ?

la_canalisation_marques-et-artistes

C’est le titre de la deuxième conférence-débat dite « La Canalisation» .

Évidemment, on revoit à Dali qui faisait sa publicité pour des nouilles. Mais à l’époque, je ne sais pourquoi, c’était amusant.

Surtout, il ne s’agit pas de savoir si des célébrités doivent s’acoquiner avec des grandes marques. Qu’un footballeur ou qu’un journaliste fasse des « ménages»  c’est un problème de morale personnelle.

L’art s’y mêle et s’emmêle quand des artistes n’existent que parce qu’elles ont trouvé, en quelque sorte, mécène à leur pied.

Mais si les Médicis et les Valois ont su révéler les artistes que nous connaissons, pourrons-nous en dire autant de ce mercato où grandes enseignes et artistes indépendants s’apprivoisent.

Personnellement, je crois qu’on retiendra plus un Banksy qu’un QUIK

Arrêter les incantations. Connecter les initiatives. Initier le changement.

Dans un système économique où les marques sont omniprésentes, où le secteur marchand subventionne l’Art et où les artistes se réduisent trop souvent à des placements financiers, l’art devient-il une nouvelle forme de marketing ?

La CANALISATION réunit le fonds de dotation Agnès b., l’artiste JR, des historiens et des publicitaires afin de mieux comprendre les relations entre marques et artistes.

Rappelons que la première Canalisation portait sur la publicité et sa pollution de l’économie. Là, on s’intéresse à la pollution de l’Art.

On espère qu’un troisième volet s’ouvrira sur la pollution du Savoir par la publicité. Avec le pullulement des pseudo sites « informatifs»  genre info-pesticides.org (développé par le lobby des pesticides), ou parlons-cosmetiques.com (réponse de l’industrie cosmétique sur les effets du parabens) ou encore envidedebienmanger.com (développé par l’industrie laitière pour expliquer les bienfaits des produits laitiers…) et l’invasion dans les lieux publics de brochure sur le nucléaire, la viande et consorts, il va bien falloir savoir d’où vient notre savoir !

Mais bon, chaque chose en son temps. Gloire aux artistes !

Infos pratiques:

  • Animé par le journaliste John Paul Lepers, le débat aura lieu le vendredi 9 avril à 19h00 au Comptoir Général (80 quai de Jemmapes à Paris)
  • Apéritif libre avec vodka équitable, dégustation de vins et pizzas bio
  • Et le site internet de La Canalisation

citation


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Ecrit par Baptiste le 6 avril 2010 :: Classé dans Débat,Les autres...
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Passez nous voir à Into the mild à Paris

logo_intothewild-v2Dans la blogosphère écolo, le blog ecolo-info est du genre incontournable.

D’abord parce qu’un billet par jour, c’est une prouesse. Mais surtout parce que c’est toute une équipe qui rédige ce blog. Une équipe constituée de profils divers: du monde marchand, du monde associatif, des indépendants de passage, des philosophes, des pragmatiques, et aussi des geek !

Une belle alchimie qui confirme que la richesse vient toujours de la diversité et de la coopération. Le truc, c’est qu’ils sont coopératifs sans le savoir…

Le truc aussi, c’est que comme tout blog ou site internet, on finit par oublier que derrière chaque avatar, il y a de la peau, une voix, un regard et un coeur. Et parfois, on a envie souffler sur cette fine pellicule virtuelle, grumelée par des twitts et des flux rss,  qui a fini par recouvrir et cacher toute cette présence humaine.

Alors, ecolo-info vous rencontre ce samedi 13 Février au Comptoir Général à Paris.

La journée, intitulée Into The Mild, proposera des animations et des ateliers pour les enfants (conte, quiz biodivertissant). Puis, vous pourrez rencontrer le fondateur de l’expédition sous marine « Under the Pole»  ou découvrir le renouveau du lin en France.

Et pour la soirée, c’est apéro-concert plus dîner auberge espagnole.

PAF: 5 €
Comptoir Général, 80 quai de Jemmapes à Paris dans le 10ème
Programme complet sur le site ecolo-info

PS : L’antenne parisienne des eco-sapiens sera bien entendu présente ! Elle potasse même la botanique à l’heure qu’il est…


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Ecrit par Baptiste le 8 février 2010 :: Classé dans Itinéraire,Les autres...,Participez
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Pourquoi c’est bien de travailler à eco-SAPIENS

Editions pour penser à l'endroit sur le vélo eco-SAPIENSIl paraît que le storytelling est très en vogue dans les grandes entreprises. On raconte des histoires, on fabrique des légendes de toute pièce pour valoriser ou redorer l’image d’une marque, d’un produit d’une personne.

Avant, la publicité était l’espace dédiée à la fabulation des marchands. Aujourd’hui la publicité n’a plus cette pudeur de s’annoncer : le produit se confond avec elle.

La fiction et la réalité font un.  Le produit n’a plus d’histoire. Il est sa publicité. Discours et objet sont confondus.

Bref la publicité c’était la manipulation. Aujourd’hui, avec le storytelling, on manipule mais…  sans les mains.
Et on ne sent rien…

Alors on va faire le storytelling d’eco-SAPIENS. Pour cela, on ne parlera pas de l’origine mais on remontera le temps. Partons du plus récent (aujourd’hui) et nous verrons si cette merveilleuse histoire aboutira à sa genèse.

En tant qu’eco-SAPIENS,  nous sommes amenés à nous promener de salons en salons. Comme nous sommes écolos, nous ne prenons jamais, ô grand jamais ! ni avion ni voiture. Et parfois, comme nous nous rappelons que le train est nucléaire, nous allons carrément aux salons à bicyclette.  Notre vélo vert, grâce à son fanon aérodynamique, nous propulse ici à Lyon, là à Paris. Au gré du vent et de la nationale 7.

L’année dernière, ce fut plus rude. Il fallut aller jusqu’à Die pour un immanquable rendez-vous de l’écologie. Cette ville, c’est le repère absolu des alternatifs. Après quelques cols, nous voici aimablement accueillis par une de nos boutiques. Car nous entretenons de si bonnes relations avec nos clients qu’elles nous offrent volontiers gîte et couvert.

Avec nos merveilleux hôtes, autour d’un verre de clairette, nous avons parlé du loup. Ce loup qui parcourt lui aussi les Alpes et dont l’aperception récompense le plus téméraire des randonneurs.

Quitter ce lieu fut comme une déchirure. La neige, la montagne, et les loups qu’on imagine. Qu’on ne verra hélas ! jamais.

Et puis…

Et puis nos hôtes m’ont envoyé cette photo. Prise il y a 3 jours. Fraîche comme la neige.

Alors, promis, on reviendra. Et nous aussi nous verrons le loup. Assouvissant notre besoin de nature sauvageloup-y-es-tuLe loup !L’avez-vous vu ?

Et saurez-vous démêler le vrai du faux dans cette histoire. Parce que promis… presque tout est vrai.

Merci à Albert et Gaëtan pour la photo sur le vélo. Et surtout mille mercis à Mana Terra que nous adorons.


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Ecrit par Baptiste le 9 décembre 2009 :: Classé dans Itinéraire,Les autres...,Poïesis,Un peu sur nous
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Les belles moustaches de nos 2 ans

Plus que de longs discours voici les photos que les Poulets Bicyclettes nous ont offertes !

L’année prochaine vous viendrez ?


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Ecrit par benjamin le 3 décembre 2009 :: Classé dans Un peu sur nous
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Cadeau d’anniversaire eco-SAPIENS: des visages

equipeVendredi soir nous fêtions les deux ans de la SCOP eco-SAPIENS, Une belle cérémonie de clôture pour le mois de l’économie sociale et solidaire.

Ce fut aussi l’occasion pour nous de rencontrer des partenaires que nous ne connaissions que d’Internet…

Ce fut le moment d’échanges autour du « faire soi-même»  avec des recettes maison.

Ce fut des débats épars autour de Copenhague (rappelons que Françoise et Benjamin seront du voyage – 17h de train tout de même) et de Marseille.

Ce fut une belle mise en scène de nos amis poulets bicyclettes (photo, musique, animation) avec qui nous travaillons en in (graphisme) et en off (pistes cyclables).

Ce fut enfin la convivialité, le verre levé (bière bio ou rhum équitable de Cuba ?) en l’honneur d’un monde empli de solidarité et d’écologie, de savoirs et de questions, de coeur et d’esprit…

Un monde encore à venir…

Merci à tous d’être venus ! Et à l’année prochaine.

Pauline, Benjamin, Françoise, Doris et Baptiste


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Ecrit par Baptiste le 2 décembre 2009 :: Classé dans Un peu sur nous
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