Blog des eco-SAPIENS
Ethique = Cohérence

L’amour du lointain

Label ACOn s’amuse à dire que « Ainsi parlait Zarthoustra»  de Nietzsche constitue en fait le cinquième évangile.

Pour le moment, l’oeuvre phare du philosophe ne figure pas vraiment dans le canon, pas même dans les apocryphes…

Et pourtant !

Quand Zarathoustra dit :

Mes frères, je ne vous conseille pas l’amour du prochain, je vous conseille l’amour du plus lointain.
Ainsi parlait Zarathoustra.

L’amour du lointain… D’une certaine manière, ce pourrait un mot d’ordre écologique. Et donc à l’opposé du mouvement Nimby (Not in My BackYard) qui défend ses intérêts proches.

Bon évidemment, on a le droit d’aimer son lointain… et aussi son prochain.

Mais il y lointain dans l’espace (les premiers réfugiés climatiques du Pacifique) et lointain dans le temps (nos petits-enfants… les fameuses générations futures).

Et donc aujourd’hui, un peu de copinage, d’amour du prochain. Mais les prochains se soucient eux du lointain. Vous me suivez ?

D’abord sur les gaz de schiste sort enfin le DVD Gasland chez Arte Video. Le film de Josh Fox, nominé aux oscars, comporte aussi et surtout un livret signé Sylvain Lapoix. Tout cela pour moins de 15 euros !

Lui aussi nominé (Le Monde des Livres), l’ouvrage « Le vrai scandale des gaz de schiste»  est signé Marine Jobert et François Veillerette. Un poil plus cher mais il fallait bien fouiller comment les gaz de schiste affectaient la France.

Je ne les connais pas personnellement et par conséquent, en faisant leur promotion, je m’approche de l’amour du lointain non ?

Et enfin, quintessence de l’amour du lointain : un auteur anonyme a réalisé cette petite vidéo reprenant notre canular du label agriculture chimique. Lui est passé à l’acte en collant sur des produits en supermarché des stickers imitant le label Agriculture Biologique.


L'agriculture chimique bientôt disponible en… par francois_clam

Enjoy !


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Ecrit par Baptiste le 22 septembre 2011 :: Classé dans Débat,Les autres...,vidéo
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Ambert et contre tous

Après le salon primev800px-Ambert_JPG01ère, je me suis dit : pourquoi ne pas aller voir Ambert ?

Située à mi-chemin entre Saint-Étienne et Clermont-Ferrand, c’est une ville méconnue (bien que sous-préfecture du Puy-de-Dôme) qui doit sa survie consonante à la fourme. La fourme d’Ambert, n’est pas ce disque enveloppé de cellophane que l’on trouve dans les grandes surfaces. C’est un fromage tout en hauteur; la ville a même sa mairie en forme de fourme. Enfin, c’est un hasard…

Mais parlons ferme ! Car si je me suis permis le luxe de franchir le col de la croix de l’homme mort par une tempête de neige nocturne, c’est pour visiter une drôle de ferme.

A cent mètres du centre ville on tombe un terrain où poussent des légumes. Bienvenue à la Poule Rouge, Groupe Agricole situé en plein coeur de la ville. La parcelle d’un peu plus d’un hectare est évidemment en bio. Elle devrait aller au-delà grâce au label Nature et Progrès et pourquoi pas même aller encore plus loin avec une agriculture biodynamique.

Ce sont deux amis qui cultivent avec passion et curiosité ce terrain inédit. Ingénieurs agronomes, ils sont de cette trempe d’ingénieurs qui marche à côté des sentiers battus. Point de recherches en OGM ou en pesticides comme leurs collègues. Un peu comme deux fondateurs eco-sapiens qui auraient délaissé les grandes entreprises de défense nationale…

Donc Florent et Maxime (faisons connaissance et permettons-nous ses familiarités) font de la bio en Auvergne, région agricole s’il en est, pas forcément pionnière en biologique d’ailleurs. Avec une modestie non feinte, la jeunesse bouscule les principes ancestraux des locaux.

Car avouons-le, cette ferme pédagogique est à mi-chemin entre l’expérimentation et la production. D’abord parce qu’elle a aussi une vocation pédagogique: accueil du public, sensibilisation des plus jeunes, poulailler, réalisations de toilettes sèches, d’un puits, d’un composteur etc. Ensuite parce que la première année a commencé trop tard pour eux. Ils n’ont commencé à travailler qu’en mars. Quelques tonnes de pomme de terre et de tomate en ne semant que tardivement, c’est bien mais ce n’est pas encore optimal.

Cela suffit tout de même à faire un repas bio hebdomadaire pour les cantines d’Ambert et alimenter les marchés. Mais ils ne veulent pas vendre leur production au-delà d’un rayon de quelques kilomètres !

Aussi suis-je resté à discuter avec mes vieux amis qui ont osé « le retour à la terre« . Tout ce que j’avais lu sur le jardinage, la botanique, la permaculture, le purin, la lutte biologique contre les maladies, etc.. je me suis empressé de savoir leurs retours pratiques . Bien sûr, ils n’ont pas eu le temps de tout essayer et comme toujours en jardinage, la nature est imprévisible. Les mêmes causes n’entraînent pas les mêmes effets.

Pour Maxime, on sent la passion du semis, du sens presque poétique du labeur. Pour Florent, c’est peut-être plus politique. L’autonomie, l’indépendance semencière, l’impact local. Indéniablement, à l’heure où l’Europe débat de la pomme de terre transgénique proposée par un fabricant de bombes et de zyklon-B (fabricant aussi appelé aussi BASF), la poule rouge fait indéniablement sens.

Il y a ceux qui ont la patate. Et ceux qui se content d’avaler toujours les mêmes couleuvres.

max

La Poule Rouge fait du bio en en plein coeur d’Ambert !
crédit Le Progrès


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Ecrit par Baptiste le 7 mars 2010 :: Classé dans Botaniqus,Itinéraire,Les autres...
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