Blog des eco-SAPIENS
Ethique = Cohérence

Green, film boulversant sur l’Indonésie, son bois, son papier, son huile de palme

Green-053Autant préciser, ce sont les tripes qui vont parler.

Vous savez toutes ces choses qu’on dit sur la déforestation en Asie du Sud Est. Mais si ! Vous savez. Le bois exotique, le brûlis généralisé pour l’huile de palme, le papier toujours plus brillant. Oui nous savons tout cela. Nous savons bien que c’est une catastrophe écologique. Et alors ?

Et alors c’est à croire que nous oublions aussi vite que possible toutes ces choses. D’abord parce qu’il faut bien penser à autre chose. Parce que ces choses, en réalité, sont insoutenables et qu’une vie entière ne suffirait pas à effacer ces mauvais souvenirs.

Alors une piqûre de rappel pour regarder la réalité en face.

Prenez 40 minutes pour regarder Green The Film. Je vous garantis que c’est salutaire. Oh pas d’histoire de culpabilité (» mince ! dire que j’ai acheté une belle table de jardin…» ). Non non ! C’est une question de courage, de lucidité, d’honneur presque !

Voir nos cousins Ourang Outang, homme de forêt, tramatisés, déboussolés, hagards comme des rescapés concentrationnaires, c’est presque insoutenable. Bien sûr, je sais que l’image peut mentir.

Et que les effets de style sont parfois faciles: des petites musiques jazzy pour illustrer le business pimpant du bois exotique, de l’huile de palme, du « bio-diesel»  et du papier; des plans rapprochés, intimes et muets sur le primate alité. Je sais cela.

Green-102Il n’empêche que ces images, je les découvre après avoir lu ce qui dans les chiffres est déjà une tragédie. On dit que ma génération ne connaît pas la chance qu’elle a de ne pas avoir connu la guerre. Parfois, je me dis que chaque époque a son lot d’atrocité. Et son lot de complicité. Ma génération n’a pas connu la guerre peut-être.  Mais elle la vit tous les jours en regardant le monde agoniser.

Il est toujours malvenu de comparer avec les désastres du XXème siècle (et des autres d’ailleurs !). J’espère cependant que, de même que ma génération fut choquée de voir les images noir et blanc des tranchées ou des camps, de même la future génération sera choquée en voyant greenthefilm dans 20 ans.

Quoi papa ? Tu achetais des produits avec de l’huile de palme ?

Les bien-pensant répondront qu’il est prétentieux de juger ce qui se passe dans les pays dits émergents. Qu’il est indécent de ne pas les laisser accéder au niveau de vie occidental. Ils se trompent à double titre.

D’abord, ce confort est tout relatif. La pauvreté existe bel et bien chez nous. Mais c’est un débat trop spécieux pour être traité sur un billet de blog.

Ensuite, je pose la question. Quand l’Amérique du Sud sera un continent de soja pour nourrir nos vaches, que l’Asie sera un continent de palmiers à huile pour fournir nos meubles futiles, nos magazines inconsistants et nos graisses insipides, que la Chine sera définitivement l’usine à breloques du monde, sur quels territoires vierges pourront nous compter pour continuer dans cette fuite en avant ?

L’Afrique ? La Sibérie ? L’Antarctique ? L’Europe ?

Tout ceci ne mène nulle part, c’est évident.

Je sais que c’est ridicule mais j’ai envie de dire pardon aux grands singes. Que cela s’est joué à rien. Si l’australopithèque était resté dans la savane et que l’Ourang Outang avait fabriqué le silex, nul doute que les rôles seraient inversés. Un Ourang Outang écrirait ceci, se demandant pourquoi son espèce est, malgré les apparences, si idiote.

Cette parenthèse pour défier ceux qui accusent certains écologistes d’être dans le mythe du bon sauvage. Je ne crois pas au bon sauvage. Et je ne crois plus au bon civilisé…

Place au film

Et pour les chiffres, c’est explicite sur le site greenthefilm


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Ecrit par Baptiste le 11 février 2010 :: Classé dans Participez, vidéo

Passez nous voir à Into the mild à Paris

logo_intothewild-v2Dans la blogosphère écolo, le blog ecolo-info est du genre incontournable.

D’abord parce qu’un billet par jour, c’est une prouesse. Mais surtout parce que c’est toute une équipe qui rédige ce blog. Une équipe constituée de profils divers: du monde marchand, du monde associatif, des indépendants de passage, des philosophes, des pragmatiques, et aussi des geek !

Une belle alchimie qui confirme que la richesse vient toujours de la diversité et de la coopération. Le truc, c’est qu’ils sont coopératifs sans le savoir…

Le truc aussi, c’est que comme tout blog ou site internet, on finit par oublier que derrière chaque avatar, il y a de la peau, une voix, un regard et un coeur. Et parfois, on a envie souffler sur cette fine pellicule virtuelle, grumelée par des twitts et des flux rss,  qui a fini par recouvrir et cacher toute cette présence humaine.

Alors, ecolo-info vous rencontre ce samedi 13 Février au Comptoir Général à Paris.

La journée, intitulée Into The Mild, proposera des animations et des ateliers pour les enfants (conte, quiz biodivertissant). Puis, vous pourrez rencontrer le fondateur de l’expédition sous marine « Under the Pole»  ou découvrir le renouveau du lin en France.

Et pour la soirée, c’est apéro-concert plus dîner auberge espagnole.

PAF: 5 €
Comptoir Général, 80 quai de Jemmapes à Paris dans le 10ème
Programme complet sur le site ecolo-info

PS : L’antenne parisienne des eco-sapiens sera bien entendu présente ! Elle potasse même la botanique à l’heure qu’il est…


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Ecrit par Baptiste le 8 février 2010 :: Classé dans Itinéraire, Les autres..., Participez
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Des eco-SAPIENS de retour de Copenhague

Partis à Copenhague par le Climate Express (14h quand même…) avec 800 militants des Amis de la Terre, Greenpeace, Attac ou Oxfam… nous voici de retour de 3 jours intenses de train, de manifs et surtout de rencontres … Les trajets ont plus que jamais fait parti du voyage et nous nous sommes régalés de l’ambiance et des échanges avec le sentiment extrêmement agréables d’être (enfin !) entourés de beaucoup gens sur la même longueur d’onde dans une ambiance très conviviale.

Donc des trajets aller et retour (14 h à chaque fois) qui sont passés très (trop?) vite. Et arriver dans une ville dans laquelle tout le monde circule à vélo est déjà un bonheur en soi. Dur le retour à Marseille … Enfin des manifs elles-aussi sur le même ton, festives et fraternelles, avec une belle énergie collective, dommage que nos médias n’aient finalement retenus que les blacks blocs. Ah, les journalistes ! ;-)

Encore merci aux Amis de la Terre, pour l’organisation impeccable de cette expédition dans la capitale dannoise.


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Ecrit par benjamin le 15 décembre 2009 :: Classé dans Participez, Un peu sur nous

Des nouveaux modes de mobilisation

dessin196_titom_clowns_activisteseco-SAPIENS va souffler sa deuxième bougie.

L’année dernière, une centaine de personnes étaient venue en vrac :

  1. passer dire bonjour,
  2. montrer les pitchouns,
  3. assister à l’assemblée générale (ouverte à nos sociétaires… mais aussi à tous les curieux !),
  4. débattre du greenwashing en présence de deux jeunes invités pour l’occasion,
  5. danser et goûter l’ivresse bio/équitable…

En 2009, nous serons heureux d’accueillir pour notre deuxième anniversaire tous les eco-SAPIENS, néophytes ou confirmés. Pour cela rien, de plus simple ! Être à Marseille le Vendredi 27 Novembre. Un peu comme un point d’orgue du mois de l’économie sociale et solidaire qui, à n’en pas douter, devrait faire vibrer la France entière.

Tiens, pour cette seconde édition, nous lançons un thème. Les nouveaux modes d’action !

En effet, le sommet de Copenhague approche et le rassemblement qui aura lieu au royaume du Danemark sera indéniablement nouveau. Si l’on est habitué aux rencontres altermondialistes (Seattle bien sûr, Gênes, plus récemment Strasbourg) où les tensions sont connues, il est moins fréquent de voir des militants non pas contester mais simplement « faire nombre» . Avec l’espoir de faire plier.

Enfin…

Mais il y a de grandes chances que l’espoir populaire soit déçu par l’esprit politique. Car il est probable que le lobbying industriel (pétrole, pesticides, viande, grande distribution, etc) l’emporte. Mais ce qui est certain, c’est que la prise de conscience mondiale s’est accélérée, s’accélère et s’accélérera encore jusqu’à ce que ce système absurde s’effondre.

Il y a selon moi un paradoxe avec Copenhague.

D’un côté la nécessité de mettre le paquet, de placer tout l’espoir qui reste aux militants de la première comme de la dernière heure.

De l’autre, la quasi-certitude que ces espoirs seront déçus, trahis, galvaudés.

Je ne dis pas cela par cynisme (» cette manière de faire croire que l’on est lucide quand on a rien compris…» ) mais par anticipation. Il n’y a rien de plus révoltant qu’une espérance déçue. Après, on peut être tenté de baisser les bras, de dire « tout est pourri au royaume du Danemark»  et de ne plus jamais espérer.

Le Grenelle de l’Environnement en France a, qu’on le veuille ou non, été une déception. Oui les autoroutes continuent, oui le nucléaire est renforcé, oui il y aura un circuit de F1, oui les cantines ne seront pas bio avant des lustres. Etc.

Mais les choses ont changé. Les récentes élections européennes ont placé des personnalités inespérées à l’assemblée nationale (une figure de la Confédération paysanne, un ancien directeur Greenpeace…)

On croit avancer de trois pas. Mais on en fait que deux. Et on recule encore d’un. Au final, on a bel et bien avancé.

Avec les nouveaux modes d’action, plus ludiques, plus variés, moins prévisibles, il y a moyen de faire encore plus de pas. Ce sont bien sûr les grands rassemblements, type flashmob, mais aussi le clown-activisme, le théâtre forum, le buzz viral sur Internet etc.

On peut naturellement s’interroger sur ces nouvelles manières de revendiquer. Plus clientélistes (le militant devient un consommateur de causes…), plus éphémères, plus narcissiques peut-être.

Mais bon, le monde a changé. Le lobbying est désormais officialisé à Bruxelles comme à Paris. Les medias sont concentrés comme jamais, la politique se fait toujours plus spectacle. Il était urgent que l’alternative change aussi.

D’autant que nous sommes bien plus créatifs !

PS: les intervenants pour le 27 sont toujours à trouver ! Si vous avez des idées…


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Ecrit par Baptiste le 26 octobre 2009 :: Classé dans Itinéraire, Les autres..., Participez
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Radio Zinzine (à Michel)

zinzineIl existe en France quelque chose qui s’appelle la radio libre. Cela n’a pas toujours été. Et cela peut disparaître très prochainement. Pour plusieurs raisons.

Economique bien sûr car émettre coûte cher et si l’on refuse de se transformer en plateforme publicitaire, les ressources sont toujours difficiles à trouver. Subventions tributaires des alternances politiques, dons difficiles à collecter, contrats aidés à relancer…

Technologique aussi car, on en parle peu, mais la radio telle que nous la connaissons depuis plus de cent ans va disparaître. Ou plutôt, tous les transistors, tsf et autres chaine hifi vont rejoindre le cimetière de l’obsolescence technique. Car, d’ic 3 ans, on passe tout en numérique.

Corollaire: les émetteurs et donc les radios libres vont devoir s’adapter. Et ce genre d’investissement est le coup de grâce pour ces radios associatives fort fragiles.

Alors je vous parle d’une radio qui existe depuis près de 30 ans. Fondée par des pionniers de Longo Maï, à Forcalquier, la radio Zinzine diffuse des programmes atypiques depuis sa colline. Une affaire, disons d’état, a vu les chars et hélicos de l’armée débarquer sur la colline. On ne peut pas tout dire…

Négociations. La radio peut continuer à émettre mais à condition de partager le temps d’antenne avec une annexe implantée à Aix-en-Provence. Depuis 20 ans, Zinzine est donc semi-rurale, semi-urbaine.

J’ai eu la chance d’y a voir été accueilli pour animer une émission de 30 minutes tous les lundis matins. Une expérience inoubliable et formatrice. Je me souviens surtout des angoisses de la parole blanche. Car un blanc en direct, c’est franchement angoissant. J’ai pu interviewer des conducteurs de 4×4, des bricoleurs de moteur à huile de friture, des élus, et surtout une équipe technique qui « ne lâchait rien» .

J’apportais un peu de réflexion « écolo et décroissante»  dans un milieu plutôt social-marxiste. Le genre de rencontres enrichissantes.

Je ne saurais que trop vous inviter à soutenir la radio par une pétition qui a déjà accueilli près de 1 000 signatures en une semaine.


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Ecrit par Baptiste le 21 octobre 2009 :: Classé dans Les autres..., Participez
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Biberons BPA, PES et eco-toxicité

biberonsC’était il y a un an et demi.
Nous relayons une actualité à propos du BPA (bisphénol A) exclu au Canada. Des soupçons planent en effet sur cette molécule depuis longtemps mais les grandes marques versent dans le discours habituel (contrôle rigoureux, études indépendantes…)

Comme d’habitude. Qui croire ? Existe-t-il des laboratoires indépendants ? Qu’est-ce qu’une toxicité ? Où sont les seuils ? Qui décide des seuils ?

En tout cas, nous nous réjouissons de la rapidité avec laquelle l’offre de biberons sans BPA a progressé. Une grande marque comme Avent a presque inversé son discours en un an. Avant, c’était « dormez braves gens, les attaques contre le BPA sont infondées» . Aujourd’hui c’est plutôt : « par principe de précaution, nous vous proposons une gamme sans BPA…» 

Oui mais voilà, parmi les solutions trouvées dans l’urgence pour remplacer le BPA, un nouveau plastique tient la vedette. C’est le PES (Polyethersulfone). Bien entendu, ce n’est pas eco-SAPIENS qui pourra vous affirmer, vous démontrer que le PES est dangereux. Mais, au regard d’échanges bienvenus avec certains internautes eco-SAPIENS, experts pour l’occasion, nous sommes obligés d’appliquer la même sentence au PES qu’au BPA.

Voici ce que nous transmettent quelques (anciens) ingénieurs de l’industrie chimique.

On peut avoir des doutes sur tous les polymères provenant d’une condensation avec le Bisphénol-A étant données les suspicions qu’on a au sujet de ce produit.

Ces polymères peuvent générer du Bisphénol-A soit parce qu’ils en contiennent et qu’il migre, soit parce qu’il se forme à sa décomposition, même si on ne peut être certain que lors de celle-ci on retrouvera les éléments de départ. On ne connaît ni les doses dangereuses de Bisphénol-A, ni la quantité contenue dans le polymère, ni le comportement du polymère sous l’influence d’agents extérieurs, donc extrême prudence et je vous suggère de bannir ce PES jusqu’à ce que des études sérieuses soient réalisées.

Et un autre internaute plein de perspicacité:

Le matériau PES (ou au moins un type de PES commercialisé) est aussi à base de bisphénol A !!
Si vous avez dans votre équipe quelqu’un à qui il reste des notions de la chimie apprise au lycée : allez voir sur Google Images la structure du PES (taper polyethersulfone sans accent) et la structure du bisphénol A (taper bisphenol A) ; vous y verrez des ressemblances étonnantes ; le polycarbonate est fait à partir de bisphénol A et d’un composé qui crée le groupe « carbonate» , en général du carbonate de diméthyle ; le PES est fait à partir de bisphénol A et de 4,4′-difluorodiphényl sulfone.
Même sans notions de chimie, on peut retrouver dans la structure du PES la structure du bisphénol A.

On aimerait donc avoir d’autres avis autorisés sur la question. Mais comme cela risque de prendre du temps, nous allons donc privilégier les biberons en silicone et en verre.

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PES (ci-dessus) et BPA (ci-dessous)

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Ecrit par Baptiste le 5 octobre 2009 :: Classé dans Débat, Participez, Un peu sur nous
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Green Academy (Toyota qui l’a dans le IQ)

Trouve cette pub sur le net

green-academy

Rien de tel qu’un bon jeu concours pour créer ce que l’on appelle du buzz.

Ce que je trouve intéressant, c’est la brochette d’entreprises sponsors. Au risque de me faire plein d’ennemis d’un coup,
on a un joli fleuron de sociétés qui surfent sur le greenwashing.

Le journal Le Monde (feu Le Monde) que je ne connais trop bien pour avoir habité plus d’un an chez un journaliste qui y a travaillé une vie entière ! Ce journal est une caricature du nouveau modèle de la presse. Avoir plus de lecteurs pour vendre plus cher mes espaces aux publicitaires pour faire plus de recettes. Quand on regarde les chroniques économiques signées Le Boucher ou Delhommais, on est simplement effaré qu’un journal sérieux puisse à ce point tomber dans la grossièreté et l’ineptie.

Yves Rocher, qui depuis 5 ans mise à fond sur l’aspect feuille verte et bio alors que, rappelons-le, Yves Rocher est aussi crado que l’Oréal. Mais bien plus bavard question environnement. Pourtant, de lourds dossiers à charge pèsent sur le fabricant de cosmétiques, en matière de biopiraterie notamment. Mais aussi une vieille histoire burkinabé, qu’on racontera prochainement…

MSN, c’est à dire Microsoft. Celui qui rafle la mise sur ses brevets informatiques et qui rend obsolète n’importe quelle machine pour peu que vous soyez accroc à ces logiciels. Microsoft dont on voit mal le rapport avec l’écologie, notamment comme nous l’avions évoqué sur notre actu Hasta la Vista.

Poweo, entreprise, qui au fond ne fait que du « boursicotage»  sur le marché désormais ouvert de l’électricité. Une entreprise qui n’a rien, mais alors rien à voir avec les énergies renouvelables, puisque de toute façon elle propose toutes les offres. Vous voulez du pas cher, il y a du pas cher. Vous voulez du cher, il y a du cher. Du renouvelable ? pas de problème, on peut faire…

Greenzer, une jeune société du web qui propose aussi des actus et un comparateur écolo. Une sorte de concurrent pour votre SCOP dévouée. Mais pour avoir rencontré les bonhommes, fort sympathiques au demeurant, on sent bien qu’ils vendent du vert comme ils pourraient vendre des éponges ou des radiateurs.

Mais surtout Toyota ! Toyota qui est devenue le symbole, que dis-je, le syndrôme de la voiture verte. Faut-il le rappeler, la voiture hybride est loin d’être écolo ? Emet moins de CO2 qu’une berline classique certes. Mais primo cette réduction est faible (110g/km théorique mais 147g/km mesuré) pour une voiture équivalente à une Smart.
Secondo, au risque d’enfoncer des portes ouvertes, la voiture propre n’existe pas.

Car la voiture, ce n’est de toute façon pas qu’une question de CO2. C’est l’infrastructure qui va avec (autoroutes, parking, bison pas futé,…), la nuisance sociale (bruit, ville embouteillée,…) et un symbole (abolition du temps et de l’espace, sentiment de domination…)

Le problème de la nouvelle flopée d’écologistes qui arrive, c’est que le monde se résume pour eux à un marché de monnaies auquel se rajoute une nouvelle devise « verte» : le gramme de CO2.

Voilà, un exemple comme un autre de greenwashing collectif. On a les totems qu’on peut…

Mais de l’autre côté du monde, on ne manque pas de défouloirs !


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Ecrit par Baptiste le 25 septembre 2009 :: Classé dans Les autres..., Participez
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Ces produits que vous ne verrez pas sur eco-sapiens

rouletteBien entendu, il est plus facile de parler de ce qui est visible. Pourtant, une grande partie de notre activité consiste à trancher, c’est à dire, dans certains cas, à effacer certains produits que nous ne souhaitons pas voir sur votre guide d’achat préféré.

Forcément, il y a beaucoup de cas critiques et nous devons bien admettre que parfois, nos choix vont sembler sévères à certains, laxistes à d’autres.

Vous vous souvenez peut-être que nous avons déjà évoqué ce problème quand nous vous avions demandé s’il fallait référencer les produits bio pour chien et chat.

Un petit panel de certains produits que nous refusons:

  • le miel étranger (même s’il est bio et/ou équitable) car il y a plein d’apiculteurs en France ! Pareil pour l’huile d’olive.
  • les kiwis bio… surtout de Nouvelle-Zélande !
  • les produits de marque qui ont été rachetés par des enseignes douteuses. C’est le cas de Sanoflore qui, bien que pionnier dans la charte cosmétique bio en France, appartient désormais à l’Oréal.
  • Les appareils électroniques aux vertus ésotériquement saines un peu trop sophistiqués à notre goût… Chez eco-SAPIENS on est pour le bien-être mais sans gadget !
  • Quelques marques de chaussons pour bébé où les garanties ne sont pas claires (lieu de production)
  • Quelques marques avec lesquelles nous n’avons jamais pu entrer en contact (Tadé)
  • &c &c..

Faut-il préciser que certains produits ont pu échapper à notre vigilance et que nous comptons sur vous pour nous les signaler !


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Ecrit par Baptiste le 16 septembre 2009 :: Classé dans Participez, Un peu sur nous

Les monnaies libres

monnaies libres

monnaies libres

J’ai assisté hier soir à une conférence dont j’ignorais absolument tout le contenu. Juste intrigué par l’intitulé: « Les monnaies libres« , car, comme beaucoup j’imagine, je m’interroge souvent sur cette drôle d’invention qu’est la monnaie.

Instinctivement, on est porté à croire que l’argent (qui est un peu la monnaie-roi) a été inventé pour des raisons de commodité. Plus facile que le troc parce qu’il encombre moins que le bœuf qu’on échange, mais surtout parce que l’on peut le thésauriser.

Avec la crise financière, de très bons documentaires et écrits ont circulé sur le système monétaire actuel: qu’est-ce qu’une banque ? Qui créé l’argent ? Pourquoi tout, des Nations aux particuliers, est endetté ? Pourquoi le monde est pourtant si riche ?

Hier donc, cette conférence proposait de vaticiner sur ce qu’allait devenir la monnaie. Le constat de départ, c’est qu’on vit dans un monde où la monnaie est rare. Il faut bien sûr rappeler que dans la plupart des pays, 10% de la population contrôle 70% de la richesse monétaire. 1% en contrôle 40%. Bref, les inégalités se creusent et le système actuel ne parvient plus à redistribuer les cartes.

C’est un peu comme un jeu de Monopoly où, même avec des joueurs de la meilleure volonté et solidarité qui soit, les règles font qu’à la fin… tout le monde meurt. Même le gagnant qui, pour vivre, a besoin que des joueurs tombent sur ses hôtels… C’est aussi ce que l’on appelle la loi Pareto.

C’est Jean-François Noubel qui intervenait, et à qui donc je dois cet exemple du Monopoly, et qui se mouillait à proposer un nouveau paradigme où la monnaie ne serait plus rare mais… suffisante.

Présentation du personnage au passage.
C’est l’un des fondateurs de AOL France. Ce qui revient à dire que c’est l’un de ceux qui a vraiment contribué à amener Internet en France. Son domaine, c’est plutôt l’intelligence collective. Aujourd’hui, il fait conférences et séminaires en marge de ses recherches sur l’intelligence collective. Avec d’autres, ils mettent au point une sorte de package open-source (du code informatique libre et ouvert) pour que tout le monde puisse créer son propre système monétaire.

Vous avez bien lu. Selon lui, très rapidement, les monnaies vont se multiplier. Il y en aura des millions. Je pourrai être sur telle monnaie locale de mon village. Et aussi sur telle vaste monnaie réunissant les centaines de millions de personnes qui souhaitent faire circuler leur argent que dans de la bio, de l’éthique etc.

Bon, on est dans l’utopie. Peut-être. Dans la dystopie. Peut-être aussi. Ce qui est sûr, c’est que l’on ressort de la conférence avec des yeux nouveaux. On se dit que oui c’est possible et imminent. De même que chacun est devenu media, on pourra devenir banque. On pourrait se rapproprier la monnaie.

Un monde s’ouvre. Avec beaucoup de questions. Notamment: « que vont devenir les monnaies d’Etat ? Comment les Etats vont réagir ? Où va passer la violence que contient la monnaie ?» 

En tout cas, même si je reste septique, j’avoue être de ceux qui pensent que puisque de toute façon le système actuel est vicié, pourquoi ne pas plonger dans l’inconnu ? Après tout, les SEL fonctionnent très bien dans certains villages, voire certaines villes.

La video de la conférence est déjà disponible.

Voyage au coeur de l’intelligence collective globale. Paris-June 12th from ChristopheDucamp on Vimeo.

Le site TheTransitioner


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Ecrit par Baptiste le 12 juin 2009 :: Classé dans Débat, Les autres..., Participez, vidéo
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Carte blanche à Hervé Kempf

plaque-publicitaire-pastis-olive-4Nous avons déjà parlé de ces (trop rares) journalistes qui traitent bien sûr des sujets d’écologie mais surtout qui font encore un travail d’enquête. Ou tout simplement qui parlent d’autres choses que ce dont tous les autres parlent.

Fabrice Nicolino, Jean-Luc Porquet, Laure Nouhalat et Hervé Kempf.

Terre sauvage, Le Canard Enchaîné, Libération (feu Libération), Le Monde (feu feu Le Monde !).

Si Nicolino et Nouhalat peuvent librement s’exprimer à côté sur le blog, Porquet, ellulien oblige, n’a que son Plouf du Mercredi pour nous titiller. Et c’est rassurant de voir que ces quatre journalistes comportent de nombreuses nuances. Nulle trace de critique du système technicien chez Kempf par exemple.

Quant à Hervé Kempf, eh bien, il descend dans le Sud ce week-end. Pour parler de Let’s Make Money projeté à Aix-en-Provence vendredi soir. Et surtout pour une carte blanche à Marseille samedi soir.

Cette carte blanche à Hervé Kempf aura lieu dans un super lieu, appelé le Point de Bascule. Il y aura apéro marseillais, des artistes et surtout il n’y a pas d’heure de clôture !


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Ecrit par Baptiste le 28 mai 2009 :: Classé dans Itinéraire, Participez
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