Blog des eco-SAPIENS
Ethique = Cohérence

Comme pris d’un doute avec Philips

Prenons un peu de recul…

Il existe dans ce monde une grande entreprise, d’origine néerlandaise, qui s’appelle Philips. Le grand public la coudoie par ces produits électro-ménagers mais aussi pour son label musical (du classique). On connaît aussi Philips par ses activités dans le domaine médical (appareils d’imagerie) et en tant que principal constructeur de demi-conducteurs.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a deux gammes de produits où la marque domine tous les autres. Les ampoules basse conso et les biberons (via sa marque Avent).

Ce mercredi 23 Juin, suite à l’avis rendu par l’AFSSA, l’agence française sanitaire, le fameux Bisphénol A est interdit. D’abord, vous remarquerez que vous pouvez continuer à acheter des articles avec bisphénol A. En clair, c’est interdit mais on peut continuer à en vendre

C’est une fabuleuse épopée que celle du bisphénol A. D’abord car on suspecte cet additif aux plastiques d’être dangereux depuis 80 ans. Mais c’est vrai que c’est bien pratique, alors l’inertie industrielle et mercantile a réalisé des tas d’études, avec diverses agences sanitaires (la plus connue étant la FDA américaine, dont on a reparlé avec les histoires de Monsanto) le tout pour montrer qu’avec les quantités employées, y a pas de danger.

C’est possible.

D’autant que le BPA n’est pas que dans les biberons, il est surtout dans le revêtement intérieur des boites de conserve. Mais ca, bizarrement, c’est moins évoqué.

Alors un jour un pays a dit « ca suffit ! On interdit« . C’est la Canada qui a inauguré la voie le 18 avril 2008. Suivi quelques années plus tard par les Etats-Unis (5 mars 2009). Curieusement, la marque Avent (propriété de Philips, donc) ne se cache pas d’avoir des biberons sans BPA disponibles dans ces deux pays depuis 2008 mais cela a tardé pour la France.

On imagine que l’entreprise se plie aux normes spécifiques de chaque pays. Comme disait Pascal… « Vérité en-deça des Pyrénées, erreur au-delà« . Sauf que… en terme de santé, on ne comprend pas bien pourquoi on continue à vendre des produits dangereux pour les bébés français là où les bébés nord-américains sont épargnés.

A l’époque où eco-sapiens relayait cette histoire de BPA (en mai 2008, pionniers ?) j’avais regardé l’argumentaire de Philips. Il a disparu et c’est dommage car j’aurais bien aimé voir le changement de discours. Aujourd’hui, c’est disponible à cette adresse. En clair, Philips fait tout pour passer au BPA-Free et donc, progressivement, le BPA va disparaître. N’est-ce pas une manière de reconnaître que ce produit n’est pas si inoffensif tel qu’il fut présenté l’année dernière ?

On peut aussi se dire que c’est l’AFSSA qui a été moteur. Celle-ci fanfaronne en appelant une mobilisation de l’industrie (…) pour mettre au point des substituts du BPA pour les usages alimentaires.

Rappelons que le Canard Enchaîné avait épinglé au départ l’agence pour collusion d’intérêts: certains experts avaient une deuxième casquette dans l’industrie du plastique. Un peu comme la FDA et l’évaluation des OGM (cf le documentaire de M-M Robin).

En même temps… reconnaissons qu’il n’y  pas meilleur expert que quelqu’un qui a fait carrière dans le secteur concerné. C’est toute la difficulté du monde politique à pouvoir créer des organismes indépendants qui disposeraient d’autant de moyens que les multinationales. Saviez-vous que l’IFREMER a été co-financé par Total pour évaluer l’impact de la marée noire Erika, payée par AREVA pour évaluer la radioactivité au large de la Hague ?

Je ne dis évidemment pas qu’il faille pour cela dénigrer nos chers instituts « indépendants» . Il n’y a pas corruption généralisée. Il y a juste des gens qui, par la force des choses, se côtoient, apprennent à se connaître et peuvent parfois verser dans une certaine empathie, et donc une certaine indulgence.

Le principal problème, c’est que le citoyen s’imagine que la science est neutre et définitive. Or elle est temporelle, géographique, culturelle, sociale et, lâchons le mot, humaine.

L’anecdote BPA suffit à montrer la malléabilité du concept innocuité selon les pays et les âges…

Mais au fait, les ampoules basse conso Philips ? Eh bien, j’ai comme le sentiment vague et improuvable que l’histoire se répète. Pour favoriser le business des ampoules basse conso, on établit des lois visant à interdire les perfides ampoules à filament. Oh il a suffi de quelques mois pour que la polémique sur ces nouvelles ampoules enfle. Mercure, rayonnement, problème du recyclage… Mais c’est trop tard. A la rigueur, on interdira les fluo-compactes pour imposer les LEDS.. quand les fabricants seront prêts !

Alors on se demande si ce sont les industriels qui s’adaptent aux lois ou si ce sont les lois qui organisent l’obsolescence générale pour le bonheur des marchands.


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Ecrit par Baptiste le 24 juin 2010 :: Classé dans Débat,Participez
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Comment j’ai visité une usine Renault

20086_BD__43E4E12DAttention, ceci n’est pas un publi-reportage !

Cette précision liminaire effectuée, il me faut encore faire une digression qui portera sur quelque chose que je connais particulièrement bien… moi !

Qu’on me pardonne cette parenthèse nombriliste, je la juge utile pour bien comprendre que le billet qui suit pourra être jugé trop sarcastique. Ce n’est pas son but. Je m’efforce d’être impartial. Et je sais que parfois, l’honnêteté intellectuelle peut être blessante.

Voici donc la parenthèse.

J’ai appris de la bouche d’un véritable journaliste (plusieurs fois cité sur ce blog d’ailleurs) qu’il ne faut jamais rencontrer ses ennemis. Pour la simple raison qu’un jour où l’autre, on est amené parfois à les rencontrer et que si l’offense est connue, on est tenté de vouloir se faire pardonner. Pire encore, les gens en vrai, sont souvent sympathiques et on en vient à se demander pourquoi on a eu la dent si dure alors que ce sont de francs camarades le temps d’une soirée.

Le phénomène n’est pas nouveau et atteint son paroxysme dans les forums virtuels par exemple, où les internautes peuvent se lâcher (souvent pour le pire d’ailleurs) parce qu’ils savent qu’ils ne verront jamais la personne qu’ils offensent.

Moralité, pour un simple eco-sapiens comme moi, mieux vaut garder ses distances. Je dis cela avec d’autant plus d’expérience que nombre de mes camarades d’école d’ingénieur exercent leur besogne parmi les entreprises les plus infréquentables à mes yeux. Mais ils sont mes amis…

Fin de la parenthèse. Encore pardon !

Un jour, nous recevons un coup de téléphone. Une agence de communication souhaite organiser une rencontre entre blogueurs écolos influents -quel honneur !- et l’usine Renault de Maubeuge qui s’inscrit dans une démarche environnementale sur deux fronts:

  • l’optimisation écologique du site de production et, perlinpinpin,
  • le lancement de la future voiture électrique Made in La Marque Au Losange.

Bon, nous sommes à Marseille, ca se passerait à la frontière belge. On a donc décliné poliment l’invitation trouvant que la géographie de l’Hexagone pouvait se révéler bien pratique par moment…

Et puis et puis… et puis j’ai été tanné pour tenter l’aventure.

Cédant donc à la curiosité et à l’appel improbable du nom de Maubeuge, j’ai donc accepté en m’assurant de deux conditions. Primo qu’en retour on ne serait pas obligé d’écrire quelque chose. Secundo que si l’on écrivait, on avait le droit de casser du sucre. Tout ceci m’a été confirmé.

Dubitatif, me voici donc Gare du Nord, un lundi matin de Paris.

Dans le train (1ère classe, durée 1h40) je discute longuement avec le responsable communication de Renault. Je cherche à comprendre, j’essaie de percevoir le piège. Manifestement, il n’y en a pas. Ils adoptent, à juste titre selon moi, les techniques de communication à la mode, où l’on fait aussi appel à la communauté du web qui est capable aujourd’hui de créer une opinion, parfois un buzz, à moindre frais que des encarts énormes venant assombrir nos journaux et magazines…

On parle de tout. Un peu de Renault. Un peu d’écologie. On parle de la conquête de l’Amérique. Je lui raconte les thèses Jared Diamond à la fois sur l’effondrement des sociétés mais aussi sur « pourquoi l’homme blanc a gagné ?» 

Ouf, moi qui ne connais rien aux modèles de bagnoles, je vais pouvoir m’en sortir !

Arrivée Maubeuge. Une flotte de trois Kangoo (le fameux ludospace, « véhicule idéal pour les primoaccédants à l’automobile car compromis entre utilitaire et familial»  ) nous transportent de la gare à l’usine MCA.  C’est là que Renault fabrique la Kangoo de A à Z. Pour une ville de 30 000 habitants, c’est 2400 salariés et sûrement des emplois indirects à rajouter. Bref, quand l’industrie automobile va mal, on imagine sans peine que la ville sombre dans la Sambre…

Heureusement pour eux, l’usine va mieux par rapport à l’année dernière qui fut terrible. Au lieu des 200 000 véhicules produits chaque année, 2009 a atteint à peine 120 000 unités. Eux parlent de la crise économique. Moi je perçois les signes avant-coureurs du peak oil, ce fameux pic de production du pétrole. Bref, pour moi la crise économique est un symptôme et non une cause.

Le pétrole, justement on a des idées dessus chez Renault. « Enfin !»  diront les mauvaises langues. Eh oui car en 2011, l’usine de Maubeuge devrait sortir la Kangoo électrique, ce qui serait alors le premier utilitaire accessible et électrique.

Je confesse que n’étant pas partisan de la voiture, je m’emballe peu pour ce genre d’annonce. Car une fois le peak oil périmé, on regardera du côté du peak lithium. Je rappelle qu’il n’existe que deux principales mines de lithium. En Bolivie(convoité par Bolloré et Mitsubishi mais Morales tient bon…) et au Tibet. Et que le prix du lithium a été multiplié par 10 en cinq ans.

22491_BD__45DEFABEBon c’était plutôt secret défense la Kangoo électrique ZE, donc je ne vous fournis que l’image « publique»  si vous voulez voir à quoi ca ressemble.

Allez hop, pendant ce temps, j’enfile un casque, un gilet jaune, des chaussures de sécurité, des lunettes de protection et on s’engouffre dans l’usine.

Tolerie: on découpe et on modèle les plaques d’acier,

Emboutissage: on soude les parties métalliques pour faire une « caisse» 

Peintures: vous imaginez n’est-ce pas

Montage: on clipse et on visse tous le mobilier: la sellerie, le tableau de bord et tout à la fin les roues.

Chaque jour, ce sont 340 tonnes d’acier qui s’engouffrent et qui ressortent sous forme de 630 Kangoo disponibles sous « 4 modèles et 200 colorants disponibles, sans compter les finitions spécifiques sur mesure selon l’envie du client» .

Ces chiffres ne m’émeuvent pas car au fond de moi, j’ai comme l’envie de colmater cette fuite d’animaux à quatre roues, deux élytres et une antenne. Je repense au « pas de côté»  qu’on pourrait faire avec Gébé.

Ici, il convient d’ouvrir une nouvelle parenthèse pour ceux qui seraient choqués que l’on puisse ainsi dénigrer la voiture. Eh oui, dans cette civilisation automobile quoi de plus blasphématoire que de pester contre ce fort efficace engin !

Voici.  Quand on y pense, en tant qu’objet, la voiture est une des plus belles inventions du génie humain. Avec un litre de liquide visqueux (huile… ou pétrole) on peut déplacer une tonne sur 20 km sans se fatiguer. Essayer de tirer une tonne sur 20 km avec juste une bouteille d’eau… Mais en tant que pratique individuelle, la voiture est une aberration. On l’utilise pour tout et n’importe quoi. On finit par se déplacer sans savoir pourquoi. On finit au bout du compte à planifier le territoire en fonction d’elle, rendant du coup ces déplacements inévitables. Et la boucle est bouclé. En quarante ans, nous voici embourbée dans la civilisation automobile.

On ne devrait garder que les véhicules type pompiers, ambulance et utilitaires. Supprimer les autoroutes, rapprocher les lieux de travail des lieux de vie, lutter contre l’évidence qu’une voiture se possède et demander plutôt qu’elle se partage.

D’autres en parlent mieux que moi et l’on peut donc ferme cette parenthèse.

15072_BD_ren2007mcaRevenons à l’usine. Nous voici plongé au milieu d’un ballet fantastique et devant lequel je n’avais jamais pensé que l’on puisse être ému. Celui des robots. On se croirait à Jurassic Park. Tels des animaux au coup de girafe, les petits robots viennent mordre gracieusement la tôle, provoquant parfois des feux d’artifice magiques.

Parfois, on a l’impression que deux robots dansent le tango.

Je me suis fait la réflexion qu’il existait peut-être désormais des ecosystèmes composés de machines. Je me suis aussi rappelé ce constat de Heidegger qui se demandait si la machine n’avait pas dompté l’homme pour qu’il l’améliore sans cesse et assure sa reproduction

J’ai tous les chiffres sur l’usine !

Je ne vous assomme pas avec… mais l’idée à retenir est celle-ci. Entamée il y a une dizaine d’année, la politique environnementale a permis de réduire drastiquement la consommation d’eau et d’énergie ainsi que les rejets de COV (composés Organiques volatils). Les chiffres sont sidérants (en plus d’être sidérurgiques…) Energie -30%, eau -65%, COV -70%, rejets atmosphériques -40%

Tout cela en 10 ans. D’où la question qui fâche: cela veut-il dire qu’avant, l’usine était franchement crado, en tout cas insouciante ? Ou alors est-ce vraiment le top qu’on puisse faire et du coup on se dit qu’il reste peu de progrès à faire ?

Personnellement, avec les chiffres mis à ma disposition, j’ai réalisé que le principal poste impactant l’environnement… c’était la peinture. Et de loin ! Gourmand en eau (il faut laver drainer la peinture en trop), rejetant des saletés chimiques (merci les métaux lourds de BASF, Dupont et PPG) et assez gourmand en énergie (il faut cuire les différents apprêts, les laques, la cire finale), on demande pourquoi tant d’efforts pour avoir du rouge ou du bleu sur sa caisse.

Bref, c’est la chose la moins « utile»  qui endommage le plus. Mais il semble que sortir des voitures « gris acier naturel»  ne soit pas envisageable au service marketing. Dommage.

On finit la visite par LA spécificité du site de Maubeuge: son collecteur d’eau de pluie. Bon c’est tout bête, au point qu’on se demande pourquoi ce n’est pas « la normalité» . Mais soyons fair-play car je peux concevoir que faire adopter une telle nouveauté face à une inertie industrielle, ce doit être un travail de titan. Voilà, il y a 10 ans, ils ont décidé de collecter l’eau de pluie (en plus il paraît qu’il pleut souvent à Maubeuge) ce qui permet de subvenir à un tiers de leur besoin. Pas négligeable donc.

Allez, on peut être fier de ce colllecteur d’eau de pluie !

La visite est finie ! On a été plus que bien reçu par Jean Goutierre (le bien nommé, du coup !), responsable environnement du site. Sur le trajet du retour, au milieu du paysage brique qui dévoile ses charmes, je repense à une discussion que j’ai eue avec lui. Je lui disais qu’il fallait tout de même se poser la question du « faut-il toujours produire plus de voitures ?« .

3274_0076_480Il était fort conscient du problème sociétal. Je crois que parmi certains esprits courageux du monde automobile on s’est fait à l’idée que ce ne sera plus comme avant. Comment pourra-t-on continuer à gagner de l’argent et employer des gens ? Ils y réfléchissent. L’idée qu’il puisse y a voir moins de voiture est envisagée. Si si !

En contreprartie, ils espèrent, je crois, que les déplacements augmentent. Inventer un modèle économique basé sur l’usage plus que sur l’objet ? Tout est possible pour sauver le soldat Auto. Voir leur site Mobilite durable qui ouvre le débat.

Enfin il m’a confié cette prophétie tellement limpide. L’informatique et le numérique remplacent petit à petit l’automobile. Une nouvelle civilisation s’installe, celle de l’Internet et des télécommunications. Aujourd’hui on feint de croire qu’elle pollue peu. Ca change. La consommation des serveurs, une requête sur Google.

Dans quinze ans, mon fils m’interpellera et sera stupéfait que ma génération ait pu considérer comme normal le fait d’avoir chacun un ordinateur, un site internet, un compte Facebook, un Iphone et tutti quanti. Et comment nous avons pu, avec nos autoroutes de l’information, défigurer la planète sous prétexte d’accéder à tous les films en téléchargement illimité et instantané.

Alors, Jean Goutierre me dit qu’il ne voudrait pas que les efforts de l’industrie automobile soient annihilés par l’appétit grandissant du tout numérique.

Bien sûr, il y aura des « optimistes»  qui diront que les ordinateurs propres sont pour bientôt. Tiens, peut-être que mon fils sera invité à visiter une usine de semi-conducteurs verte et qu’il publiera, sceptique, une lettre manuscrite à ses amis pour faire part de ses doutes…

Fin du billet.

Et, par souci de cohérence, fin du blog !


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Ecrit par Baptiste le 11 mai 2010 :: Classé dans Débat,Itinéraire,Les autres...,Participez,Poïesis,Un peu sur nous
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Fleurs de printemps 2

Je regardai tranquillement une curieuse ortie grandir dans mon jardin. Plus les journées passaient, plus je me disais que cette ortie était monstrueuse. Quelque chose n’allait pas. J’ai mis cela sur le compte de la pénombre et de la terre qu’elle avait choisie.

Un jour, je lui découvre des fleurs violettes. N’ayant jamais vu cela mentionné dans les livres j’inspecte de plus près la plante. Et je me rends compte de mon erreur. Ce n’est pas une ortie du tout. Il suffisait de regarder les feuilles qui, sur toute bonne ortie qui se respecte, sont opposées. Ma mystérieuse plante les a alternées.

Il n’y a pas pire que chercher le nom d’une plante… Vous pouvez avoir 15 bouquins, la célèbre flore de Bonnier, le clés de détermination en ligne, rien n’y fait. L’arsenal encyclopédique est bien moins efficace que « le coup de fil à un ami« .

Je vous soumets donc une photo de la délinquante !

ortie-violetteVoilà, son port est plutôt flasque, le vert des feuilles plutôt sombre. Les poils ne piquent pas. Elle n’exhale aucune odeur caractéristique. J’ai cherché du côté de l’épiaire des bois. Je n’y suis point.
edit: Une internaute nommée Valérie a trouvé: il s’agit de la « monnaie du pape» .

Un an d’abonnement gratuit à eco-sapiens pour celui qui trouve !

Bon sinon, voici quelques fleurs de mon jardin sequanien

bugle-geneveinconnuinconnu1

Une bugle de Genève, un géranium mou (certainement), une fleur dont j’ai aussi oublié le nom!

inconnu2

veronique

Heureusement que la Véronique petit-chêne m’a dit son nom !

Parce que cette fleur à gauche, je n’ai pas encore trouvé non plus !

Bref, si vous trouvez les noms de toute cette anthologie, vous êtes le phénix de mes bois.

Sinon, pour des planches plus pédagogiques, voyez:

Apprenez les fleurs de printemps


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Ecrit par Baptiste le 29 avril 2010 :: Classé dans Botaniqus,Participez
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Mort aux vaches et morts au champ d’honneur

5361_d334_480J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première du film de Coline Serreau. Pour ceux qui l’ignorent, la réalisatrice de « Trois hommes et un couffin»  sort aujourd’hui Solutions Locales pour Désordre Global qui est un film-documentaire sur l’agriculture.

Dit ainsi, cela semble peu aguicheur. Car au fond, qui s’intéresse aux agriculteurs ? Car qui rêve de devenir agriculteur ? Oui eux, je sais, mais bon…

Le film débute avec des plans très rapprochés sur des museaux. Pendant 5 minutes, sur fond de trio à cordes, on est collé à des groins, des gueules, des narines touffues, des yeux rieurs comme peuvent rire les animaux de ferme.

Et puis l’histoire de l’agriculture moderne commence. Oh bien sûr une telle version de l’histoire ne sierra pas aux techniciens de l’agronomie d’aujourd’hui. Et pourtant, tout ceci est fort bien connu et fort bien prouvé. Même Liebig, père de l’agriculture moderne le présentait

L’agriculture moderne est une agriculture de guerre. C’est avec la Grande Guerre que l’on a pu expérimenter et développer tout ce qui allait devenir intrants, engrais, pesticides, herbicides et fongicides. Si vous ne saviez pas, allez voir au cinéma !

Le film parle moins du sort des animaux pour se concentrer sur la terre, le sol, l’humus. On entend toujours avec plaisir Claude Bourguignon expliquer comment l’étude des sols (sa micro-biologie) a disparu de l’enseignement agricole. Aujourd’hui, on exploite des sols morts qui ne tiennent qu’à coup de produits chimiques. Lui parle de gestion de pathologie végétale.

utopiaLors du salon Planète Durable, j’ai eu l’occasion d’échanger vivement avec la responsable Environnement du CIV (Centre d’Information sur les Viandes, qui vise donc à informer sur la viande). Cet organisme est la représentation des éleveurs français, spécifiquement vache et mouton. Bref, on ne mélange pas les cochons avec les bavettes !

Inutile de préciser que la sortie du livre à charge Bidoche, de Fabrice Nicolino, sur l’industrie de la viande, a fait bondir plus d’un éleveur. Il fut assez long d’expliquer à mon interlocutrice que, selon moi, Bidoche n’est pas un livre contre les éleveurs. Ce qui est dénoncé c’est un système.

Car mettons nous à la place d’un agriculteur français d’aujourd’hui, qui choisirai la voie « conventionnelle» .

  1. Il est trimballé au gré des allocations de subventions européennes et françaises (par exemple le maïs il y a une dizaine d’années)
  2. Il est étranglé par les négociations des centrales d’achat de la grande distribution
  3. Il est sommé par les consommateurs exigeants de fournir des produits sains, de ne pas polluer les cours d’eau etc

D’où l’on tire comme conclusion que l’agriculture française n’est pas viable économiquement, ne suffit pas à l’autosuffisance alimentaire du pays et n’est pas durable.

Cela change. Lentement. Trop lentement.

Je ne cherche pas à ce que l’on plaigne les agriculteurs et les éleveurs. Mais il est aussi trop facile de les accuser. Nous sommes clairement embarqués sur la même galère et nul doute que dans la même situation, nous n’aurions peut-être pas agi mieux.

Pour moi, en étudiant les conditions historiques et idéologiques de l’élevage (abattoirs de Chicago, peur du manque dans l’après-guerre…) le livre de Nicolino dit la même chose. De manière regrettable, les corporations concernées l’ont ressenti comme une agression.

L’agriculture moderne est un secteur, parmi d’autres, saccagée par l’arraisonnement humain du XXème siècle.

Arraisonnement ! Le terme n’est pas trop fort quand on voit les aberrations patentes des lois actuelles.

Quand on déclare illégale telle variété de pomme de terre qui a nourri l’Europe pendant des siècles; quand des firmes souhaitent interdire le commerce de semences traditionnelles sous prétexte qu’elles ne dégénèrent pas;  quand ces mêmes firmes tentent de faire interdire le purin d’ortie; quand on nourrit des vaches avec des restes d’animaux…

Si ce n’est de la folie, comment appeler cela ?

moutonsPhilosophiquement parlant il est toujours difficile de voguer entre responsabilité systémique et responsabilité individuelle. En d’autres termes, il est plus prudent de dire à son interlocuteur: « ce n’est pas ta faute si tu agis mal, c’est le système» . Ca déresponsabilise et ca le soulage ! Nous sommes donc condamnés à nous accuser les uns les autres: soit nous ne sommes pas vertueux (mais nous sommes libres), soit nous ne sommes pas libres (et nous serions vertueux sinon…).

Et pourtant système il y a !

Au Monopoly, vous pouvez être quatre amis fort gentlemen et vertueux, vous constaterez que les pauvres s’appauvrissent et que les riches accumulent à toute vitesse. Et bien depuis de longes années, nous jouons au Monopoly in vivo. La règle étant simple: « les plus riches peuvent se servir dans la banque de la Nature tant qu’il y en aura« . A celà s’ajoute une bonne dose de foi dans le progrès technique, le graal aveuglant derrière lequel nous courrons pour résoudre tous les problèmes planétaires…)

Coline Serreau, le CIV, Bidoche, le Monopoly… où en étions-nous ?

Ah oui ! Nous voulions prévenir les lobbyistes agricoles, les détracteurs de la bio et autres contempteurs de l’écologie qu’en incendiant le film de Coline Serreau (ils vont le faire je n’en doute pas, et ca va être musclé  !) ils se trompent de combat.

Car le film est résolument tourné vers les alternatives et l’espérance. Ici, on ne dénonce personne ad hominem.

Ici on dit « regardez ! il y a des gens qui font autrement. Ca marche et en plus… ca paraît sensé» .

Merci donc pour cette piqure de rappel et pour tous ces gros plans sur les vaches !


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Ecrit par Baptiste le 7 avril 2010 :: Classé dans Botaniqus,Débat,Itinéraire,Les autres...,Participez,Poïesis
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Qui suis-je ?

qui-suisje

Je vis dans les maisons où je mange des insectes malvenus (punaises, moustiques, poissons d’argent…), je ne pique pas…. et personne ne connait mon nom.

Un aperçu de la nouvelle version du site eco-sapiens (livraison prévue fin avril) pour la première bonne réponse.


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Ecrit par Baptiste le 30 mars 2010 :: Classé dans Les autres...,Participez
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Green, film boulversant sur l’Indonésie, son bois, son papier, son huile de palme

Green-053Autant préciser, ce sont les tripes qui vont parler.

Vous savez toutes ces choses qu’on dit sur la déforestation en Asie du Sud Est. Mais si ! Vous savez. Le bois exotique, le brûlis généralisé pour l’huile de palme, le papier toujours plus brillant. Oui nous savons tout cela. Nous savons bien que c’est une catastrophe écologique. Et alors ?

Et alors c’est à croire que nous oublions aussi vite que possible toutes ces choses. D’abord parce qu’il faut bien penser à autre chose. Parce que ces choses, en réalité, sont insoutenables et qu’une vie entière ne suffirait pas à effacer ces mauvais souvenirs.

Alors une piqûre de rappel pour regarder la réalité en face.

Prenez 40 minutes pour regarder Green The Film. Je vous garantis que c’est salutaire. Oh pas d’histoire de culpabilité (« mince ! dire que j’ai acheté une belle table de jardin…» ). Non non ! C’est une question de courage, de lucidité, d’honneur presque !

Voir nos cousins Ourang Outang, homme de forêt, tramatisés, déboussolés, hagards comme des rescapés concentrationnaires, c’est presque insoutenable. Bien sûr, je sais que l’image peut mentir.

Et que les effets de style sont parfois faciles: des petites musiques jazzy pour illustrer le business pimpant du bois exotique, de l’huile de palme, du « bio-diesel»  et du papier; des plans rapprochés, intimes et muets sur le primate alité. Je sais cela.

Green-102Il n’empêche que ces images, je les découvre après avoir lu ce qui dans les chiffres est déjà une tragédie. On dit que ma génération ne connaît pas la chance qu’elle a de ne pas avoir connu la guerre. Parfois, je me dis que chaque époque a son lot d’atrocité. Et son lot de complicité. Ma génération n’a pas connu la guerre peut-être.  Mais elle la vit tous les jours en regardant le monde agoniser.

Il est toujours malvenu de comparer avec les désastres du XXème siècle (et des autres d’ailleurs !). J’espère cependant que, de même que ma génération fut choquée de voir les images noir et blanc des tranchées ou des camps, de même la future génération sera choquée en voyant greenthefilm dans 20 ans.

Quoi papa ? Tu achetais des produits avec de l’huile de palme ?

Les bien-pensant répondront qu’il est prétentieux de juger ce qui se passe dans les pays dits émergents. Qu’il est indécent de ne pas les laisser accéder au niveau de vie occidental. Ils se trompent à double titre.

D’abord, ce confort est tout relatif. La pauvreté existe bel et bien chez nous. Mais c’est un débat trop spécieux pour être traité sur un billet de blog.

Ensuite, je pose la question. Quand l’Amérique du Sud sera un continent de soja pour nourrir nos vaches, que l’Asie sera un continent de palmiers à huile pour fournir nos meubles futiles, nos magazines inconsistants et nos graisses insipides, que la Chine sera définitivement l’usine à breloques du monde, sur quels territoires vierges pourront nous compter pour continuer dans cette fuite en avant ?

L’Afrique ? La Sibérie ? L’Antarctique ? L’Europe ?

Tout ceci ne mène nulle part, c’est évident.

Je sais que c’est ridicule mais j’ai envie de dire pardon aux grands singes. Que cela s’est joué à rien. Si l’australopithèque était resté dans la savane et que l’Ourang Outang avait fabriqué le silex, nul doute que les rôles seraient inversés. Un Ourang Outang écrirait ceci, se demandant pourquoi son espèce est, malgré les apparences, si idiote.

Cette parenthèse pour défier ceux qui accusent certains écologistes d’être dans le mythe du bon sauvage. Je ne crois pas au bon sauvage. Et je ne crois plus au bon civilisé…

Place au film

Et pour les chiffres, c’est explicite sur le site greenthefilm


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Ecrit par Baptiste le 11 février 2010 :: Classé dans Participez,vidéo

Passez nous voir à Into the mild à Paris

logo_intothewild-v2Dans la blogosphère écolo, le blog ecolo-info est du genre incontournable.

D’abord parce qu’un billet par jour, c’est une prouesse. Mais surtout parce que c’est toute une équipe qui rédige ce blog. Une équipe constituée de profils divers: du monde marchand, du monde associatif, des indépendants de passage, des philosophes, des pragmatiques, et aussi des geek !

Une belle alchimie qui confirme que la richesse vient toujours de la diversité et de la coopération. Le truc, c’est qu’ils sont coopératifs sans le savoir…

Le truc aussi, c’est que comme tout blog ou site internet, on finit par oublier que derrière chaque avatar, il y a de la peau, une voix, un regard et un coeur. Et parfois, on a envie souffler sur cette fine pellicule virtuelle, grumelée par des twitts et des flux rss,  qui a fini par recouvrir et cacher toute cette présence humaine.

Alors, ecolo-info vous rencontre ce samedi 13 Février au Comptoir Général à Paris.

La journée, intitulée Into The Mild, proposera des animations et des ateliers pour les enfants (conte, quiz biodivertissant). Puis, vous pourrez rencontrer le fondateur de l’expédition sous marine « Under the Pole»  ou découvrir le renouveau du lin en France.

Et pour la soirée, c’est apéro-concert plus dîner auberge espagnole.

PAF: 5 €
Comptoir Général, 80 quai de Jemmapes à Paris dans le 10ème
Programme complet sur le site ecolo-info

PS : L’antenne parisienne des eco-sapiens sera bien entendu présente ! Elle potasse même la botanique à l’heure qu’il est…


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Ecrit par Baptiste le 8 février 2010 :: Classé dans Itinéraire,Les autres...,Participez
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Des eco-SAPIENS de retour de Copenhague

Partis à Copenhague par le Climate Express (14h quand même…) avec 800 militants des Amis de la Terre, Greenpeace, Attac ou Oxfam… nous voici de retour de 3 jours intenses de train, de manifs et surtout de rencontres … Les trajets ont plus que jamais fait parti du voyage et nous nous sommes régalés de l’ambiance et des échanges avec le sentiment extrêmement agréables d’être (enfin !) entourés de beaucoup gens sur la même longueur d’onde dans une ambiance très conviviale.

Donc des trajets aller et retour (14 h à chaque fois) qui sont passés très (trop?) vite. Et arriver dans une ville dans laquelle tout le monde circule à vélo est déjà un bonheur en soi. Dur le retour à Marseille … Enfin des manifs elles-aussi sur le même ton, festives et fraternelles, avec une belle énergie collective, dommage que nos médias n’aient finalement retenus que les blacks blocs. Ah, les journalistes ! ;-)

Encore merci aux Amis de la Terre, pour l’organisation impeccable de cette expédition dans la capitale dannoise.


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Ecrit par benjamin le 15 décembre 2009 :: Classé dans Participez,Un peu sur nous

Des nouveaux modes de mobilisation

dessin196_titom_clowns_activisteseco-SAPIENS va souffler sa deuxième bougie.

L’année dernière, une centaine de personnes étaient venue en vrac :

  1. passer dire bonjour,
  2. montrer les pitchouns,
  3. assister à l’assemblée générale (ouverte à nos sociétaires… mais aussi à tous les curieux !),
  4. débattre du greenwashing en présence de deux jeunes invités pour l’occasion,
  5. danser et goûter l’ivresse bio/équitable…

En 2009, nous serons heureux d’accueillir pour notre deuxième anniversaire tous les eco-SAPIENS, néophytes ou confirmés. Pour cela rien, de plus simple ! Être à Marseille le Vendredi 27 Novembre. Un peu comme un point d’orgue du mois de l’économie sociale et solidaire qui, à n’en pas douter, devrait faire vibrer la France entière.

Tiens, pour cette seconde édition, nous lançons un thème. Les nouveaux modes d’action !

En effet, le sommet de Copenhague approche et le rassemblement qui aura lieu au royaume du Danemark sera indéniablement nouveau. Si l’on est habitué aux rencontres altermondialistes (Seattle bien sûr, Gênes, plus récemment Strasbourg) où les tensions sont connues, il est moins fréquent de voir des militants non pas contester mais simplement « faire nombre» . Avec l’espoir de faire plier.

Enfin…

Mais il y a de grandes chances que l’espoir populaire soit déçu par l’esprit politique. Car il est probable que le lobbying industriel (pétrole, pesticides, viande, grande distribution, etc) l’emporte. Mais ce qui est certain, c’est que la prise de conscience mondiale s’est accélérée, s’accélère et s’accélérera encore jusqu’à ce que ce système absurde s’effondre.

Il y a selon moi un paradoxe avec Copenhague.

D’un côté la nécessité de mettre le paquet, de placer tout l’espoir qui reste aux militants de la première comme de la dernière heure.

De l’autre, la quasi-certitude que ces espoirs seront déçus, trahis, galvaudés.

Je ne dis pas cela par cynisme (« cette manière de faire croire que l’on est lucide quand on a rien compris…» ) mais par anticipation. Il n’y a rien de plus révoltant qu’une espérance déçue. Après, on peut être tenté de baisser les bras, de dire « tout est pourri au royaume du Danemark»  et de ne plus jamais espérer.

Le Grenelle de l’Environnement en France a, qu’on le veuille ou non, été une déception. Oui les autoroutes continuent, oui le nucléaire est renforcé, oui il y aura un circuit de F1, oui les cantines ne seront pas bio avant des lustres. Etc.

Mais les choses ont changé. Les récentes élections européennes ont placé des personnalités inespérées à l’assemblée nationale (une figure de la Confédération paysanne, un ancien directeur Greenpeace…)

On croit avancer de trois pas. Mais on en fait que deux. Et on recule encore d’un. Au final, on a bel et bien avancé.

Avec les nouveaux modes d’action, plus ludiques, plus variés, moins prévisibles, il y a moyen de faire encore plus de pas. Ce sont bien sûr les grands rassemblements, type flashmob, mais aussi le clown-activisme, le théâtre forum, le buzz viral sur Internet etc.

On peut naturellement s’interroger sur ces nouvelles manières de revendiquer. Plus clientélistes (le militant devient un consommateur de causes…), plus éphémères, plus narcissiques peut-être.

Mais bon, le monde a changé. Le lobbying est désormais officialisé à Bruxelles comme à Paris. Les medias sont concentrés comme jamais, la politique se fait toujours plus spectacle. Il était urgent que l’alternative change aussi.

D’autant que nous sommes bien plus créatifs !

PS: les intervenants pour le 27 sont toujours à trouver ! Si vous avez des idées…


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Ecrit par Baptiste le 26 octobre 2009 :: Classé dans Itinéraire,Les autres...,Participez
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Radio Zinzine (à Michel)

zinzineIl existe en France quelque chose qui s’appelle la radio libre. Cela n’a pas toujours été. Et cela peut disparaître très prochainement. Pour plusieurs raisons.

Economique bien sûr car émettre coûte cher et si l’on refuse de se transformer en plateforme publicitaire, les ressources sont toujours difficiles à trouver. Subventions tributaires des alternances politiques, dons difficiles à collecter, contrats aidés à relancer…

Technologique aussi car, on en parle peu, mais la radio telle que nous la connaissons depuis plus de cent ans va disparaître. Ou plutôt, tous les transistors, tsf et autres chaine hifi vont rejoindre le cimetière de l’obsolescence technique. Car, d’ic 3 ans, on passe tout en numérique.

Corollaire: les émetteurs et donc les radios libres vont devoir s’adapter. Et ce genre d’investissement est le coup de grâce pour ces radios associatives fort fragiles.

Alors je vous parle d’une radio qui existe depuis près de 30 ans. Fondée par des pionniers de Longo Maï, à Forcalquier, la radio Zinzine diffuse des programmes atypiques depuis sa colline. Une affaire, disons d’état, a vu les chars et hélicos de l’armée débarquer sur la colline. On ne peut pas tout dire…

Négociations. La radio peut continuer à émettre mais à condition de partager le temps d’antenne avec une annexe implantée à Aix-en-Provence. Depuis 20 ans, Zinzine est donc semi-rurale, semi-urbaine.

J’ai eu la chance d’y a voir été accueilli pour animer une émission de 30 minutes tous les lundis matins. Une expérience inoubliable et formatrice. Je me souviens surtout des angoisses de la parole blanche. Car un blanc en direct, c’est franchement angoissant. J’ai pu interviewer des conducteurs de 4×4, des bricoleurs de moteur à huile de friture, des élus, et surtout une équipe technique qui « ne lâchait rien» .

J’apportais un peu de réflexion « écolo et décroissante»  dans un milieu plutôt social-marxiste. Le genre de rencontres enrichissantes.

Je ne saurais que trop vous inviter à soutenir la radio par une pétition qui a déjà accueilli près de 1 000 signatures en une semaine.


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Ecrit par Baptiste le 21 octobre 2009 :: Classé dans Les autres...,Participez
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