Archive pour la catégorie 'Itinéraire'

Le football est un sport d’équipe

Jeudi 2 octobre 2008

De Stael“Existe-t-il en France une PME dont le conseil d’administration soit majoritairement dévolu aux salariés ? La réponse est non. Il est normal que les ressources du football français soient gérées par ceux qui en ont la responsabilité.”

Et bien si Mr Jean-Pierre Louvel* ! Il en existe même plein. Cela s’appelle “coopérative“. Un drôle de mot qui vient de “coopération“. Un drôle de concept également. Que l’on retrouve tout de même sur la pelouse… quand les joueurs se font des passes.

Ce n’est certes pas un scoop que de dire aujourd’hui que le foot est devenu un business bien éloigné des valeurs sportives. Surtout pour un sport d’équipe où le gardien est aussi important que l’ailier.

Comme Marseille a déjà gagné là-bas dans le Nord, nous on attend avec impatience OM-Le Havre au Vélodrome… (Aux armes ! aux armes…).

*Président du club de foot du Havre
Phrase extraite suite à un obscur conflit sur la répartition des voix au sein de la Fédération Française de Foot.

eco-sapiens cherche paradis fiscal

Mercredi 1 octobre 2008

Paradis artifiscaux baudelaire“Moraliser le capitalisme”. Voici ce qu’on entend en boucle avec la crise financière. “Nous allons nous attaquer aux paradis fiscaux”. Il risque d’y avoir de belles surprises parmi les sociétés françaises.

Aujourd’hui j’ai appris que fuir dans un paradis fiscal, ce n’était plus tabou. Des cabinets spécialisés dans la délocalisation font carrément de la publicité. Sur Internet, et sur les stades de foot. Exemple avec ce site .france-offshore.fr

Au moins maintenant on connaît les tarifs. Iles vierges britanniques 2710 euros (modèles de factures, cachets offerts). Et pourquoi “pour deux paradis fiscaux, le troisièmes est offert”.

Question qui brûle les lèvres: est-ce légal ?

Appliqué au droit français, le droit Communautaire Européen rend possible et légale, la démarche de la constitution d’une société ACTIVE dans un pays de la Communauté Européenne, mais dont le siège social se trouve dans un autre pays membre de l’Union Européenne.
Le décret du 16 juin 1992, N° 92.521 a transposé la 11ème Directive Communautaire (99/666/CE - du 21 décembre 1989, signé par Edith CRESSON, publié au Journal Officiel du 17 juin) afin de rendre conforme l’immatriculation des sociétés commerciales en France ayant leur siège social à l’étranger.

Incroyable non !

Pour finir, la meilleure phrase du site: “Parce que votre argent et votre tranquillité n’ont pas de prix”.
L’argent n’a pas de prix ! Si si !

Serge Latouche vs Commission Européenne

Vendredi 26 septembre 2008

Serge LatoucheHier soir, j’assistais à une conférence de Serge Latouche à la mairie du deuxième arrondissement de Paris. A l’initiative des Journalistes écrivains pour la nature et l’écologie (JNE), l’économiste le plus connu de la décroissance a pu résumer sa pensée et surtout évoquer la genèse de la décroissance.

Pour lui, c’est une rencontre plus ou moins inopinée entre deux mouvements: le courant écologiste et le courant anti-développement. Les précurseurs comme Ivan Ilich, André Gorz ou Bernard Charbonneau attendaient finalement que leurs idées et concepts trouvent le mot qui ferait mouche.

Et oui car nous vivons dans “une société de comm”, “une société de c**” et que le mot décroissance a celà pour lui. Il frappe les esprits.

Pendant ce temps, l’Alliance pour la Planète (ONG environnementalistes) se réjouit que les députés européens aient résisté au lobby automobile. 130 g CO2/km dès 2012 ! Les optimistes diront que c’est toujours mieux que rien. Les décroissants (ou les réalistes…) diront qu’il y a là une victoire à la Prius…pardon Pyrrhus !

En gros, dans quatre ans, les voitures émettant plus qu’une Kangoo seront pénalisées. C’est effectivement mieux que le pire… Qui a dit que la révolution écologique était en marche ?

La mobilité durable ? des eco-SAPIENS au travail.

Mardi 16 septembre 2008

Piste cyclable Marseille

En ce jour d’ouverture de la semaine européenne de la mobilité durable, un petit coup de projecteur sur notre coopérative et la mobilité de ses salariés.

Nous nous intéressons dans cet article à la mobilité au travail. Avec l’augmentation du pétrole il ne vous a pas échappé que le coût pour aller au travail était non nul ! Par ailleurs, être coincé dans les bouchons, constater que la majorité de ces voitures n’ont qu’un seul passager à bord, c’est souvent énervant !

Avec le désir de vous dire qu’autrement c’est possible, voici comment nous fonctionnons, on espère que cela vous donnera envie.

Chez les eco-SAPIENS, nous ne sommes que trois salariés et cela nous a permis de faire des choix facilitant notre eco-mobilité. Aussi nous avons choisi des bureaux, non loin de nos habitations. Et malgré la piètre qualité des transports en commun de la ville, nous pouvons nous rendre au travail en vélo ou à pied !

Vous aussi vous pouvez essayer ! Un jour par semaine pour commencer. Si vous êtes loin, un vélo électrique peut être utile et efficace.

Pour réduire encore les déplacements on peut aussi se rendre moins souvent au travail ! En effet, notre activité, de plus en plus dans le tertiaire, permet d’effectuer une grande partie de son travail à la maison. Cela demande un peu d’organisation et de confiance de la part de l’employeur mais c’est tellement agréable. Le télétravail voilà une solution que les eco-SAPIENS ont également retenue pour diminuer leurs déplacements. Vous aussi demandez une journée en télétravail, un peu de distance avec le téléphone, toujours une connexion par internet et voici 1/5e de vos émissions de C02 qui diminue.

Si pour certains déplacements, la rencontre de clients ou la participation à des salons, le vélo n’est pas adapté, nous utilisons les transports en commun. Cela nous donne le temps de préparer nos rencontres et nous enlève le stress de la conduite.

Et si ce n’est toujours pas possible (horaire ou accessibilité difficile), nous essayons d’y aller en covoiturage, et pourquoi pas avec une voiture d’auto-partage ? En bout de course, nous utilisons une voiture qui fonctionne avec de l’huile recyclée. Eh oui c’est possible ! (nous avons partagé les locaux de Roule Ma Frite pendant 8 mois…)

Outre les économies réalisées et le plaisir de contribuer à un monde plus vivable, nous avons redécouvert les joies du vélo, le plaisir de la glisse et ce sentiment de liberté lorsque le vent caresse vos joues !

Nous avons de la chance de pouvoir fonctionner ainsi, mais tout le monde peut faire des petits efforts et se faire des petits plaisirs…

Des salons pas encore saloons

Lundi 28 avril 2008

Ouf ! 3 salons en un mois, nous allons pouvoir souffler un peu.

Entre le phocéen Science Frontières, le premier salon parisien pour une planète durable et le forum national du commerce équitable, nous avons fini par abîmer notre vélo.

En effet, notre “cycle éthique“, fort de son succès, a subi un acte de sabotage commis par un adepte des “dégonflés”. (ah la bonne blague des copains…) Mais cette fois-ci, la cible n’était pas un 4×4 pétaradant mais notre cher vélo pliable années 60, selle d’origine et tout et tout. A peine sortions nous de la Villette que les vis commencent à tomber, semant derrière nous quelques pièces difficilement retrouvables.

Comble de la soirée… nous avons également oublié notre banderole ! Si un lecteur de ce blog était présent le samedi 26 avril à 19h devant le métro Corentin Cariou, qu’il se manifeste… Réalisant notre négligence une heure plus tard… nous sommes retournés sur les lieux en vain. Qu’elle soit bien recyclée au moins !

Que dire de ces trois manifestations sinon que ce fut une grande joie pour nous de rencontrer nos partenaires? Une spéciale dédicace à Quat’rues qui réalise l’exploit de fournir 4 à 5 fous rires par heure.

Forum National du Commerce équitable

Mardi 22 avril 2008

Cycle éthiqueVous avez aimé notre vélo à Marseille, vous avez aimé le retrouver à Paris pour le salon Planète Durable. Eh bien vous pourrez encore l’essayer (et faire la photo…) dès vendredi à l’occasion du 4ème Forum National du Commerce Equitable.

A l’instant, je viens d’entendre le directeur de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce … non équitable) Pascal Lamy. Il affirme que les problèmes actuels de denrées alimentaires ne sont aucunement liés aux marchés de Chicago. Il faut juste plus d’apports financiers et de techniques (transports, engrais, chaîne du froid…) et des organismes de contrôle (la libéralisation est-elle accomplie…?).

Après “Le père, le fils et le Saint-Esprit”, après “Liberté, Egalité, Fraternité”, après l’intermède “Travail, Famille, Patrie”, la nouvelle trinité qui sauvera le monde c’est : Argent, Science et Surveillance.

Vendredi à Science Frontières

Samedi 5 avril 2008

Nous avons évoqué le débat “vivre sans pétrole c’est possible” dans notre newsletter du mois d’avril. Animée par Jérôme Bonaldi, ce fut une conférence (d)étonnante.

En effet, 4 “experts”  étaient venus défendre leur secteur (pétrole, plastique, nucléaire) pour dire globalement que le plastique c’est fantastique,  le projet ITER c’est super et que le monde productiviste pourrait continuer.

Après une heure de discours certes intéressant mais technocrate et sans contradicteur, c’est une salle unanime de 500 personnes qui a “allumé” le plateau.

Erreur de casting ? quiproco ? En tout cas ca rassure de voir que le festival Science Frontières parvient toujours à faire réagir et à se faire rencontrer deux mondes qui d’habitude se fuient !

2ème journée du Festival Sciences Frontières

Vendredi 4 avril 2008

Ouf ! Le grand jour est passé… Benjamin, un peu décontenancé au début, a tenu la conférence avec brio !

Avec les autres conférenciers, ils ont abordé les “mythes et légendes du consommateur”. On regrettera d’abord que le “point de vue de béotien” assumé par le journaliste s’est focalisé sur le prix. Le bio plus cher ? Eternel débat qui bien sûr mérite des piqûres de rappel (euh… ca coûte combien la santé ? Et la dépollution des nappes phréatiques…?) mais qui a phagocyté d’autres aspects tout aussi intéressants.

A part le prix, d’autres freins au passage d’une consommation responsable:

  1. l’habitude (qu’on pourrait associer à la facilité, la paresse)
  2. la méfiance (face à la récupération, les gens éprouvent une certaine lassitude)
  3. la notoriété (le symbole en quelque sorte. Et il semble que ce soit le critère le plus important. Il faut indéniablement éprouver du plaisir à consommer autrement)
    Quand je parle de consommation, je n’entends pas que l’achat.
    Ainsi, de même que j’ai plaisir à acheter une belle chemise équitable en coton bio, avec une histoire -j’aime qu’on me raconte l’histoire de ce que j’achète…- j’éprouve une satisfaction à fabriquer ma lessive avec un peu de savon de Marseille.

Allez, il faut y retourner, car nous avons d’autres personnes à prendre en photo sur notre beau vélo baptisé “le cycle éthique”.

Ouverture de festival Science Frontières

Jeudi 3 avril 2008

Yves paccalet: sortie de secoursCe mercredi, nous avons donc assisté au débat inaugural du Festival Science Frontières. La parité n’a pas pu être respectée pour les intervenants car les huit personnalités étaient des hommes. On est bien sur l’homo durabilis. Pas encore sur la femina durabilis…

L’idée était de trouver LA solution qui nous permettrait de nous en sortir. Tous les intervenants étaient en effet convaincus que l’homme était menacé
Pascal Picq, paléanthropologue, a conclus que “le problème n’était pas dans nos gènes… mais dans nos têtes“. La culture pourrait nous sauver…

Jean-Marie Pelt, botaniste bien connu, compte lui sur une valeur: l’humilité.

Yves Paccalet, ancien compagnon du commandant Cousteau, était le plus pessimiste (cf son livre “l’humanité disparaitra… bon débarras“) et a fini par une apologie de l’humour noir. L’humour pour neutraliser l’agressivité ? Pourquoi pas !
Loïc Fauchon, président du conseil mondial de l’eau, en tant qu’industriel, était le moins pessimiste. Il a rappelé à bon escient que les “bons gestes” permettraient déjà d’éviter les pénuries… et donc les conflits.

André Picot, toxicologue, a lui exploré un domaine qui sent le soufre: les nanotechnologies. Il m’a surtout fait réalisé quelque chose de fondamental à savoir que les peintures des cavernes étaient vraisemblablement l’oeuvre de femmes et non pas d’hommes.

Sylvain Augier, journaliste, a bien résumé avec cette maxime: “La situation est grave mais n’est pas désespérée“… qui devient, version irlandaise: “La situation est désespérée mais n’est pas grave” ! Encore de l’humour noir !

Kent, chanteur/dessinateur, s’insurge contre ceux qui disent “l’homme va disparaître, c’est pas grave, y’aura autre chose”. Et oui, l’homme c’était pas mal tout de même: la musique, la peinture, la poésie… bref la culture !

Marc Jolivet, humoriste à l’ours blanc, a quant à lui prôné la seule solution face à l’urgence: une bonne dictature écologique !

Ensuite, nous avons pu discuter en coulisses avec eux.

Bref, unanimement, la solution technologique est délaissée (la science ne nous sauvera pas) et cède la place au génie humain dans d’autres domaines. Moi j’ai envie de finir avec Martin Heidegger, philosophe de l’être et de la technique, “Seul un Dieu pourrait nous sauver“.

Vive le salon Primevère

Samedi 1 mars 2008

Arche de noéUn petit retour en direct du salon Primevère qui se tient à Lyon depuis vendredi. Quand je pense que le salon de l’agriculture fais la une de tous les media (alors que l’on a des chances de se faire bousculer… voire insulter) alors que le salon Primevère réunit vraiment de quoi nourrir l’actualité et le débat.

Depuis plus de 20 ans, c’est un rendez-vous incontournable de tout ce qui est alternatif: mode, santé, alimentation bien sûr ! mais aussi presse, loisirs, eco-construction, non -violence, jardin. A tel point qu’il faudrait que les 460 stands soient un jour présentés sur eco-sapiens… Ca viendra !

Bien sûr nous étions là pour découvrir de nouvelles structures, démarcher des acteurs qui nous manquent, et aussi saluer nos partenaires, nos amis. C’est toujours agréable de mettre un visage, un regard quand on passe tellement de temps à échanger par mail et téléphone.

Personnellement, j’aime aussi Primevère pour les conférences. Il y a des gens connus, d’autres moins mais c’est toujours de qualité. Ainsi, j’ai pu écouter Stéphane Perrin de l’association Kokopelli résumer de manière éclatante où l’on en était d’un point de vue biodiversité. Aviez-vous entendu parler de cette arche de Noé de la biodiversité, initiative norvégienne et microsoft (!).

Dominique Guillet et Stéphane Perrin ont confirmé mon sentiment de défiance sur ce projet. Inutile et pervers.

La biodiversité, ce n’est pas la conservation ! D’autant que ces graines rsiquent fort d’être inadapatées dans une centaine d’années.

La biodiveristé, c’est la co-évolution ! L’objectif de Kokopelli, c’est bien d’assurer une biodiversité qui soit vivante, sur un terroir, dans un climat associé, en compagnie d’autres espèces.

A vérifier, mais parmi les donateurs, figureraient les grands semenciers Pioneer, Monsanto et Syngenta, justement responsables de l’appauvrissement de la biodiversité.
Cocasse… Ca s’appelle comment ? du seedwashing ?

Sinon, Grégoire Delamerie (Azimut) a discuté de ce qu’était l’équitable. Si nous avons toujours insisté sur le mot “cohérence”, lui aime le terme “transparence”. Nous réfléchissons toujours plus à intégrer Tranparent Trade.

Puis j’ai assisté à la conférence sur la Désobéissance civile (non violente). Animé par un certain Xavier, avec qui j’avais discuté par hasard dans le bus. Et le hasard faisant toujours bien les choses… il s’avéra que nous avions des connaissances en commun… notamment un certain cuisinier de Marseille qui participe à des actions de désobéissance sympathiques (je dis çà car j’en étais…).

Bref, Primevère est le lieu pour faire le plein d’énergie et de rencontres pour mieux refaire le monde !