Blog des eco-SAPIENS
Ethique = Cohérence

Ambert et contre tous

Après le salon primev800px-Ambert_JPG01ère, je me suis dit : pourquoi ne pas aller voir Ambert ?

Située à mi-chemin entre Saint-Étienne et Clermont-Ferrand, c’est une ville méconnue (bien que sous-préfecture du Puy-de-Dôme) qui doit sa survie consonante à la fourme. La fourme d’Ambert, n’est pas ce disque enveloppé de cellophane que l’on trouve dans les grandes surfaces. C’est un fromage tout en hauteur; la ville a même sa mairie en forme de fourme. Enfin, c’est un hasard…

Mais parlons ferme ! Car si je me suis permis le luxe de franchir le col de la croix de l’homme mort par une tempête de neige nocturne, c’est pour visiter une drôle de ferme.

A cent mètres du centre ville on tombe un terrain où poussent des légumes. Bienvenue à la Poule Rouge, Groupe Agricole situé en plein coeur de la ville. La parcelle d’un peu plus d’un hectare est évidemment en bio. Elle devrait aller au-delà grâce au label Nature et Progrès et pourquoi pas même aller encore plus loin avec une agriculture biodynamique.

Ce sont deux amis qui cultivent avec passion et curiosité ce terrain inédit. Ingénieurs agronomes, ils sont de cette trempe d’ingénieurs qui marche à côté des sentiers battus. Point de recherches en OGM ou en pesticides comme leurs collègues. Un peu comme deux fondateurs eco-sapiens qui auraient délaissé les grandes entreprises de défense nationale…

Donc Florent et Maxime (faisons connaissance et permettons-nous ses familiarités) font de la bio en Auvergne, région agricole s’il en est, pas forcément pionnière en biologique d’ailleurs. Avec une modestie non feinte, la jeunesse bouscule les principes ancestraux des locaux.

Car avouons-le, cette ferme pédagogique est à mi-chemin entre l’expérimentation et la production. D’abord parce qu’elle a aussi une vocation pédagogique: accueil du public, sensibilisation des plus jeunes, poulailler, réalisations de toilettes sèches, d’un puits, d’un composteur etc. Ensuite parce que la première année a commencé trop tard pour eux. Ils n’ont commencé à travailler qu’en mars. Quelques tonnes de pomme de terre et de tomate en ne semant que tardivement, c’est bien mais ce n’est pas encore optimal.

Cela suffit tout de même à faire un repas bio hebdomadaire pour les cantines d’Ambert et alimenter les marchés. Mais ils ne veulent pas vendre leur production au-delà d’un rayon de quelques kilomètres !

Aussi suis-je resté à discuter avec mes vieux amis qui ont osé « le retour à la terre« . Tout ce que j’avais lu sur le jardinage, la botanique, la permaculture, le purin, la lutte biologique contre les maladies, etc.. je me suis empressé de savoir leurs retours pratiques . Bien sûr, ils n’ont pas eu le temps de tout essayer et comme toujours en jardinage, la nature est imprévisible. Les mêmes causes n’entraînent pas les mêmes effets.

Pour Maxime, on sent la passion du semis, du sens presque poétique du labeur. Pour Florent, c’est peut-être plus politique. L’autonomie, l’indépendance semancière, l’impact local. Indéniablement, à l’heure où l’Europe débat de la pomme de terre transgénique proposée par un fabricant de bombes et de zyklon-B (fabricant aussi appelé aussi BASF), la poule rouge fait indéniablement sens.

Il y a ceux qui ont la patate. Et ceux qui se content d’avaler toujours les mêmes couleuvres.

max

La Poule Rouge fait du bio en en plein coeur d’Ambert !
crédit Le Progrès


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Ecrit par Baptiste le 7 mars 2010 :: Classé dans Botaniqus, Itinéraire, Les autres...
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Rendez-vous au salon Primevère

primevereCoucou !

C’est l’autre nom de la primevère qui commence de fleurir dans mon jardin tandis que les perce-neige sont encore en pleine forme, oscillant leur tête de bas en haut.

Au creux des mots le secret des choses… Primevère c’est étymologiquement la première du printemps. Et comme tout est lié, c’est aussi la période où le coucou fait entendre son joli chant.

Par contre, les Espagnols sont ici des faux-amis puisque « été»  se dit verano ce qui fait croire que la primevère serait la première de l’été.

Quoiqu’il en soit, le salon Primevère lui, n’attend pas le printemps mais se cale sur la floraison de notre amie officinale. C’est à Lyon, pendant trois jours, à partir du vendredi. Comme à son habitude, le salon accueillera la crème des alternatives écologiques, bio et équitables. L’année dernière, nous avions découvert Tripalium (fabriquer son éolienne).

Cette année, pour les conférences, il y aura PMO pour parler nanotechnologies, Nicolino pour parler Bidoche, Danielle Mitterrand sur l’eau, et surtout des nouveaux thèmes qui pontent le bout de leur nez… la sortie de l’économie, les monnaies libres et gratuites.

Nous espérons vous rencontrer dans le labyrinthe des exposants. Nous aurons même l’honneur d’être exposés via notre poster « Les bons labels et les truands« …

Le même que celui qui erre quelque part dans un wagon du RER D… un soir que j’avais la tête à penser aux coucous…


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Ecrit par Baptiste le 23 février 2010 :: Classé dans Botaniqus, Itinéraire
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Passez nous voir à Into the mild à Paris

logo_intothewild-v2Dans la blogosphère écolo, le blog ecolo-info est du genre incontournable.

D’abord parce qu’un billet par jour, c’est une prouesse. Mais surtout parce que c’est toute une équipe qui rédige ce blog. Une équipe constituée de profils divers: du monde marchand, du monde associatif, des indépendants de passage, des philosophes, des pragmatiques, et aussi des geek !

Une belle alchimie qui confirme que la richesse vient toujours de la diversité et de la coopération. Le truc, c’est qu’ils sont coopératifs sans le savoir…

Le truc aussi, c’est que comme tout blog ou site internet, on finit par oublier que derrière chaque avatar, il y a de la peau, une voix, un regard et un coeur. Et parfois, on a envie souffler sur cette fine pellicule virtuelle, grumelée par des twitts et des flux rss,  qui a fini par recouvrir et cacher toute cette présence humaine.

Alors, ecolo-info vous rencontre ce samedi 13 Février au Comptoir Général à Paris.

La journée, intitulée Into The Mild, proposera des animations et des ateliers pour les enfants (conte, quiz biodivertissant). Puis, vous pourrez rencontrer le fondateur de l’expédition sous marine « Under the Pole»  ou découvrir le renouveau du lin en France.

Et pour la soirée, c’est apéro-concert plus dîner auberge espagnole.

PAF: 5 €
Comptoir Général, 80 quai de Jemmapes à Paris dans le 10ème
Programme complet sur le site ecolo-info

PS : L’antenne parisienne des eco-sapiens sera bien entendu présente ! Elle potasse même la botanique à l’heure qu’il est…


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Ecrit par Baptiste le 8 février 2010 :: Classé dans Itinéraire, Les autres..., Participez
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Petite chronique marseillaise

velo-bazookaEn début de semaine grand moment d’émotion à la découverte d’une piste cyclable (je devrais dire un morceau, car ici les pistes dont des tronçons qui commencent souvent dans un caniveau pour finir dans un mur) sous le tunnel du faubourg national, passage jusqu’alors plutôt risqué de mon matinal parcours de cycliste dans Marseille.

Donc, enthousiaste, je profite pleinement du  couloir aménagé, petite parenthèse de détente sur mon trajet…

Hélas le soir en rentrant,  les choses se sont gâtées … et oui, pas de voie cyclable dans l’autre sens et une circulation sur des voies automobiles rétrécies, chaud les fesses !

Mardi les sucettes Decaux du boulevard Longchamp avait été drapées de noir… là où il n’y a pas de pub il y a de l’espoir.

Vendredi les panneaux installés pour les élections devant l’école maternelle étaient entièrement squattés par un parti dont l’affiche fait une curieuse référence à  De Gaulle…  Heureusement qu’à 5 ans on ne sait pas lire.


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Ecrit par francoise le 4 février 2010 :: Classé dans Itinéraire, Un peu sur nous
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Le faux débat sur les nanos

L1003279Mardi soir, j’ai eu la chance d’assister au débat public sur les nanotechnologies au Palais du Pharo  à Marseille. Ou plutôt de ne pas y assister puisque ce débat n’a pas eu lieu.

Pour ceux qui ne sont pas au courant, disons qu’ils sont tout à fait pardonnés puisque les medias ne parlent absolument pas de cette consultation nationale. Pourtant, la commission est forcément passée près de chez vous puisqu’elle sillonne depuis deux mois la France entière. Sait-on que ce vaste débat a été décidé par le Grenelle de l’Environnement ? Sait-on qu’il aura coûté plus de 2 millions d’euros… pour rien ?

Sur eco-SAPIENS, nous avons relayé le relatif succès de cette initiative
Sur d’autres medias moins regardants, seul aura été relayé le communiqué de presse initial annonçant l’ouverture du débat public. Puis, pas un mot sur leur déroulement !

En réalité, il faut bien avouer que les millions d’euros dépensés pour organiser ce tour de France participatif n’ont servi qu’à révéler cette majorité silencieuse, prête à perturber chacune de ces rencontres. Perturber jusqu’à faire annuler ces débats: dans près de dix villes, le chahut et les banderoles ont tout simplement fait capoter la soirée.

Pendant la réunion à Marseille, 120 personnes étaient présentes dans le public. Malgré la fouille, les vigiles et une poignée de manifestants refoulés, 80 « anti-nano» s’étaient glissés dans la salle. 20 personnes étaient chercheurs ou affiliés au domaine des sciences concernées par les nanotechnologies. 20 personnes semblaient être venues par hasard (il s’avère qu’ils étaient étudiant ou dans la recherche).

Je me suis amusé à interroger quelques chercheurs aux tempes grisonnantes pour savoir s’ils comprenaient ce refus de débattre chez les anti-nanos. Je ne sais pas s’ils ont senti que j’avais été moi-même ingénieur-recherche en physique. En tout cas, ils se sont livrés.

Et là stupéfaction ! Ils m’ont dit clairement tout le mal qu’ils pensaient de ces personnes anti-démocratiques qui ne voulaient pas essayer de comprendre les enjeux. Comme je suis assez familier de la littérature anti-nanos, je leur ai demandé ce qu’ils pensaient des critiques formulées  à l’encontre des nanotechnologies et à l’encontre de cette commission (tout ceci est disponible sur Internet).

A vrai dire, ils n’avaient jamais pris la peine de prendre connaissance de ce genre de critiques. Une démarche pas très « scientifique»  je dois avouer. En général, un phénomène qu’on ne comprend pas, on se documente, on l’approfondit et on fait son opinion… Là, l’opinion était toute faite. Obscurantistes (sic!), anti-démocratiques, enfants gâtés qui ne connaissent pas la chance qu’ils ont de pouvoir débattre dans un pays libre. Etc.

Passons…

Personnellement, je trouve dommage que pas une figure écologiste ne mentionne ce débat. Il n’y a que les Amis de la Terre qui, après avoir été invité à y participer,  ont finalement décidé de se retirer de ce débat. Philippe Dieudonné, président de la Ligue des Droits de l’Homme à Marseille, qui était présent comme caution « morale»  à côté des experts ingénieurs et militaires, a lui aussi quitté la scène.

Mais sinon personne ! Ni ONG ni parti ni syndicat. Or, la critique du « bluff technologique»  est presque concomitante de l’écologie politique. Refus de voir la technique devenir finalité. Refus de jouer avec des outils aux potentialités telles que tout dégat semble irréversible, que toute liberté semble vouée à être bafouée.

Mais c’est vrai qu’après le nucléaire, les OGM, les pesticides… les nanos ouvrent un front supplémentaire et que, ne sachant plus où donner de la tête, ceux qui défendent l’esprit de la vie finissent par s’épuiser.

Courage !

PS: pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de la critique technologique, il y a le livre de Jean-Luc Porquet sur Jacques Ellul. Pour la critique des nanotechnologies, une abondante littérature est disponible sur Internet ou aux éditions L’échappée.

PPS: pour ceux qui pensent que les anti-nanos sont des obscurantistes, des dictateurs ou des fous, il n’y a pas grand chose à faire sinon se documenter un peu…


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Ecrit par Baptiste le 25 janvier 2010 :: Classé dans Itinéraire
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Copenhague, une dernière couche

Les Big Macs sont toujours bien défendus

Les Big Macs sont toujours bien défendus

Tout le monde donne son avis sur le COP15 alors pourquoi pas moi ?

Alors ce devait être un sommet pour sauver la planète ! Mais au final les diplomates du monde entier et les chefs d’Etat ont réussi à accoucher d’une souris. Pour les optimistes il y a du positif, le réchauffement climatique lié à l’activité humaine n’est plus remis en cause, le monde s’engage à réduire le réchauffement global à 2 degrés et des sous ont été promis pour financer l’adaptation des pays les plus vulnérables.

2 degrés et sans dire comment, ce n’est pas gagné, l’argent promis n’arrivera certainement jamais (comme à chaque fois). Bref, voilà quinze jours de discussion pour pas grand-chose au final.

On peut également commenter la position des Etats-Unis qui n’a pas beaucoup évolué (comme l’équipe d’experts) depuis l’ère Bush, qui ne veulent pas s’engager et pas trop payer. La Chine qui ne veut pas que l’on regarde de trop prêt leur calcul d’émission de GES et qui avec l’Inde parlent d’intensité carbone (CO2/PIB) et ne veulent pas sortir du PIB. Ou encore l’Europe qui n’est toujours pas capable de parler d’une seule voix et de s’engager seule s’il le faut ! Enfin, ce n’est pas facile pour les pays développés de reconnaître leur dette climatique, ils préfèrent parlent de dette financière bien plus à leur avantage.

Finalement il y a de la désolation après ce sommet !

Maintenant c’était prévisible évidemment et nous étions certainement très optimistes et ambitieux au début du sommet et pensions que nos représentants le seraient aussi. Mais les chefs d’Etats n’ont pas l’habitude de discuter des thèmes d’écologie à l’ONU, ils sont plus forts en économie à l’OMC. Pour reprendre les messages des ONG présentent à Copenhague ce que nous voulions c’était : « changer le système ! pas le climat ! ».

Et c’est vrai on en demande beaucoup. Passer d ‘un système de concurrence entre les pays à une coopération internationale n’est pas chose aisée, redéfinir des politiques de développement non plus, supprimer le PIB comme indicateur de richesse est nécessaire mais encore impossible pour les dirigeants actuels du monde.

C’est une question de culture, il faudra penser à changer ces dirigeants à l’occasion…

Dégageons tout de même un peu de positif.
Le point fort de Copenhague a été de rassembler dans les mêmes manifestations, dans les mêmes forums, dans les mêmes luttes les mouvements sociaux avec les associations écologistes du monde entier. Enfin ces 2 mondes se parlent, se connectent et commencent à avancer ensemble. Les eco-SAPIENS ont toujours été convaincus qu’il n’y a pas de justice sociale possible, sans justice climatique. Nous devons désormais travailler ensemble pour que nos propositions concilient toujours ce paradigme : équité sociale et environnement vivable. Ou comme le dirait Yves Paccalet : « la sobriété et le partage ».
Ne nous décourageons pas !
Nous allons devoir changer le monde sans l’aide de nos Etats. Cela complique les choses, mais c’était ainsi avant Copenhague donc nous savons faire. Nos actions auraient pu avoir des échos plus forts, un soutien plus important, il faudra s’en passer. A l’heure où nous allons prendre des résolutions pour l’année 2010, voici 4 propositions pour nous, citoyens des pays riches, qui contribuera à dégrader moins rapidement le climat et l’environnement :

  • Isolons nos maisons
  • Mangeons moins de viandes (surtout du bœuf)
  • Utilisons moins les transports polluants et individuel (voitures, avions)
  • Achetons moins de gadgets et d’objet nouveaux, réparons les anciens.
  • Pensons à notre bien être et pas notre beaucoup avoir !

Bonne fin d’année à tous,

PS : Chers Amis de la Terre, vous préparez un bateau pour aller à Mexico l’année prochaine ?


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Ecrit par benjamin le 22 décembre 2009 :: Classé dans Débat, Itinéraire

Pourquoi c’est bien de travailler à eco-SAPIENS

Editions pour penser à l'endroit sur le vélo eco-SAPIENSIl paraît que le storytelling est très en vogue dans les grandes entreprises. On raconte des histoires, on fabrique des légendes de toute pièce pour valoriser ou redorer l’image d’une marque, d’un produit d’une personne.

Avant, la publicité était l’espace dédiée à la fabulation des marchands. Aujourd’hui la publicité n’a plus cette pudeur de s’annoncer : le produit se confond avec elle.

La fiction et la réalité font un.  Le produit n’a plus d’histoire. Il est sa publicité. Discours et objet sont confondus.

Bref la publicité c’était la manipulation. Aujourd’hui, avec le storytelling, on manipule mais…  sans les mains.
Et on ne sent rien…

Alors on va faire le storytelling d’eco-SAPIENS. Pour cela, on ne parlera pas de l’origine mais on remontera le temps. Partons du plus récent (aujourd’hui) et nous verrons si cette merveilleuse histoire aboutira à sa genèse.

En tant qu’eco-SAPIENS,  nous sommes amenés à nous promener de salons en salons. Comme nous sommes écolos, nous ne prenons jamais, ô grand jamais ! ni avion ni voiture. Et parfois, comme nous nous rappelons que le train est nucléaire, nous allons carrément aux salons à bicyclette.  Notre vélo vert, grâce à son fanon aérodynamique, nous propulse ici à Lyon, là à Paris. Au gré du vent et de la nationale 7.

L’année dernière, ce fut plus rude. Il fallut aller jusqu’à Die pour un immanquable rendez-vous de l’écologie. Cette ville, c’est le repère absolu des alternatifs. Après quelques cols, nous voici aimablement accueillis par une de nos boutiques. Car nous entretenons de si bonnes relations avec nos clients qu’elles nous offrent volontiers gîte et couvert.

Avec nos merveilleux hôtes, autour d’un verre de clairette, nous avons parlé du loup. Ce loup qui parcourt lui aussi les Alpes et dont l’aperception récompense le plus téméraire des randonneurs.

Quitter ce lieu fut comme une déchirure. La neige, la montagne, et les loups qu’on imagine. Qu’on ne verra hélas ! jamais.

Et puis…

Et puis nos hôtes m’ont envoyé cette photo. Prise il y a 3 jours. Fraîche comme la neige.

Alors, promis, on reviendra. Et nous aussi nous verrons le loup. Assouvissant notre besoin de nature sauvageloup-y-es-tuLe loup !L’avez-vous vu ?

Et saurez-vous démêler le vrai du faux dans cette histoire. Parce que promis… presque tout est vrai.

Merci à Albert et Gaëtan pour la photo sur le vélo. Et surtout mille mercis à Mana Terra que nous adorons.


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Ecrit par Baptiste le 9 décembre 2009 :: Classé dans Itinéraire, Les autres..., Poïesis, Un peu sur nous
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Gilles Clément et le loup à crinière

loup-criniereOn ne présente plus Gilles Clément, jardinier, paysagiste et botaniste (Parc André Citroën, Jardins de l’Arche de la Défense… pas loin de l’EPAD…). Avec lui, le jardinage devient politique.
Comment le jardinage pourrait-il être « politique»  ?

Pourtant l’affaire du purin d’ortie, les procès intentés à Kokopelli, le développement des AMAP, des jardins partagés… tout ceci porte un message politique.

Il y a d’une part le jardinage privé, narcissique et disqualifié (engrais, pesticides, variétés propriétaires) et d’autre part le jardinage ouvert, changeant, autonome.

Bien entendu, la limite est tenue entre le naturel et l’artificiel. Si Gilles Clément est plus dans le laisser-faire, se contenant de corriger plus que de terraformer, certaines réalisations semblent artificielles puisque des espèces exotiques vont côtoyer espèces endémiques.

Mais le « jardin planétaire« , le « jardin en mouvement»  de Gilles Clément sont de somptueuses œuvres qui invitent sans cesse à se questionner sur l’idée même de nature.

A une conférence qu’il tenait hier, j’ai vu que nous partagions le même constat à propos du savoir botanique. Sur les noms eux-mêmes. Je cite:

S’ils deviennent intelligents juste parce que la nature leur devient intelligible, les gens deviendront plus tolérants.

Ce que je traduisais par l’entame d’un discours possible avec la nature dès lors qu’on sait nommer ce qui nous entoure, dès lors que le monde végétal devient familier. Dès lors que nous cessons de dire herbe quand nous voyons du plantain, du trèfle, de l’oxalis, du chénopode, du lierre terrestre, du lamier, du mouron et de l’Herbe-à-Robert.

Je ne saurais trop conseiller aux lecteurs passagers de ce blog de visiter le site de Gilles Clément afin de se faire une opinion propre sur ce merveilleux jardinier qui en plus, chose rare, affiche son engagement (il a refusé depuis l’élection présidentielle tous les chantiers d’Etat…).

Mais le mieux serait bien sûr d’assister aux nombreuses conférences qu’il donne en France. L’homme est accessible et l’on est forcé d’apprendre des choses, de poser des questions que l’on ne s’était jamais posé.

Par exemple, moi je vais méditer sur ce curieux loup à crinière du zoo de Maubeuge. Timide, il est aussi devenu végétarien (ce n’est pas non plus un gros carnivore au départ mais bon !).

Je vais aussi voir le paysage différemment depuis que je sais ce qu’est un Tiers-Paysage. Le Tiers-Paysage est comme son nom l’indique, la frange délaissée du monde végétal. A la manière de l’abbé Sieyes, nous dirons:

1° Qu’est-ce que le Tiers-Paysage? Tout.
2° Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre végétal ? Rien.
3° Que demande-t-il ? À y devenir quelque chose.

Encore une fois… le pouvoir de nommer les choses

loup-criniere3photo du loup à crinière aimablement prêtée par Gilles Clément


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Ecrit par Baptiste le 5 novembre 2009 :: Classé dans Itinéraire, Les autres..., Poïesis

Des nouveaux modes de mobilisation

dessin196_titom_clowns_activisteseco-SAPIENS va souffler sa deuxième bougie.

L’année dernière, une centaine de personnes étaient venue en vrac :

  1. passer dire bonjour,
  2. montrer les pitchouns,
  3. assister à l’assemblée générale (ouverte à nos sociétaires… mais aussi à tous les curieux !),
  4. débattre du greenwashing en présence de deux jeunes invités pour l’occasion,
  5. danser et goûter l’ivresse bio/équitable…

En 2009, nous serons heureux d’accueillir pour notre deuxième anniversaire tous les eco-SAPIENS, néophytes ou confirmés. Pour cela rien, de plus simple ! Être à Marseille le Vendredi 27 Novembre. Un peu comme un point d’orgue du mois de l’économie sociale et solidaire qui, à n’en pas douter, devrait faire vibrer la France entière.

Tiens, pour cette seconde édition, nous lançons un thème. Les nouveaux modes d’action !

En effet, le sommet de Copenhague approche et le rassemblement qui aura lieu au royaume du Danemark sera indéniablement nouveau. Si l’on est habitué aux rencontres altermondialistes (Seattle bien sûr, Gênes, plus récemment Strasbourg) où les tensions sont connues, il est moins fréquent de voir des militants non pas contester mais simplement « faire nombre» . Avec l’espoir de faire plier.

Enfin…

Mais il y a de grandes chances que l’espoir populaire soit déçu par l’esprit politique. Car il est probable que le lobbying industriel (pétrole, pesticides, viande, grande distribution, etc) l’emporte. Mais ce qui est certain, c’est que la prise de conscience mondiale s’est accélérée, s’accélère et s’accélérera encore jusqu’à ce que ce système absurde s’effondre.

Il y a selon moi un paradoxe avec Copenhague.

D’un côté la nécessité de mettre le paquet, de placer tout l’espoir qui reste aux militants de la première comme de la dernière heure.

De l’autre, la quasi-certitude que ces espoirs seront déçus, trahis, galvaudés.

Je ne dis pas cela par cynisme (» cette manière de faire croire que l’on est lucide quand on a rien compris…» ) mais par anticipation. Il n’y a rien de plus révoltant qu’une espérance déçue. Après, on peut être tenté de baisser les bras, de dire « tout est pourri au royaume du Danemark»  et de ne plus jamais espérer.

Le Grenelle de l’Environnement en France a, qu’on le veuille ou non, été une déception. Oui les autoroutes continuent, oui le nucléaire est renforcé, oui il y aura un circuit de F1, oui les cantines ne seront pas bio avant des lustres. Etc.

Mais les choses ont changé. Les récentes élections européennes ont placé des personnalités inespérées à l’assemblée nationale (une figure de la Confédération paysanne, un ancien directeur Greenpeace…)

On croit avancer de trois pas. Mais on en fait que deux. Et on recule encore d’un. Au final, on a bel et bien avancé.

Avec les nouveaux modes d’action, plus ludiques, plus variés, moins prévisibles, il y a moyen de faire encore plus de pas. Ce sont bien sûr les grands rassemblements, type flashmob, mais aussi le clown-activisme, le théâtre forum, le buzz viral sur Internet etc.

On peut naturellement s’interroger sur ces nouvelles manières de revendiquer. Plus clientélistes (le militant devient un consommateur de causes…), plus éphémères, plus narcissiques peut-être.

Mais bon, le monde a changé. Le lobbying est désormais officialisé à Bruxelles comme à Paris. Les medias sont concentrés comme jamais, la politique se fait toujours plus spectacle. Il était urgent que l’alternative change aussi.

D’autant que nous sommes bien plus créatifs !

PS: les intervenants pour le 27 sont toujours à trouver ! Si vous avez des idées…


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Ecrit par Baptiste le 26 octobre 2009 :: Classé dans Itinéraire, Les autres..., Participez
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La semaine de la mobilité… et de la sécurité routière

velorutionMais qu’est devenue la journée sans voiture ?

Ne vous souvenez-vous pas que jadis, il n’y a pas si longtemps, les grandes villes européennes jouaient le jeu. Le 22 Septembre, on respirait.

Mais tout ceci est révolu. Désormais, l’opération se fait appeler « semaine de la mobilité et de la sécurité routière« . Et la journée sans voiture, en France, personne ne la fait.

Belle ironie que cette prise de conscience environnementale croissante tandis que dans les faits, on ose bien moins qu’avant.

Mais tout ceci est révolu. Car la vélorution est en marche. Ces vélorutionnaires résitent toujours et encore au rouleau compresseur.

Combien seront arrêtés aujourd’hui ? Comme ces 60 cyclistes qui en 2006 furent arrêtés en pleine « circulation giratoire« . La réappropriation de l’espace public (de l’espace vital même…) se fait dans l’illégalité pour la simple raison qu’en réalité, les politiques ont reculé.

En remplaçant la journée sans voiture par une semaine de la mobilité et de la sécurité routière, nous avons tout simplement été dépossédés du seul jour où l’on pouvait raisonnablement entendre les oiseaux chanter.

Le programme de la vélorution
Et l’action prévue à 18h30 place de l’Etoile à Paris !


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Ecrit par Baptiste le 22 septembre 2009 :: Classé dans Itinéraire, Les autres..., Poïesis
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