Blog des eco-SAPIENS
Ethique = Cohérence

Qui suis-je ?

qui-suisje

Je vis dans les maisons où je mange des insectes malvenus (punaises, moustiques, poissons d’argent…), je ne pique pas…. et personne ne connait mon nom.

Un aperçu de la nouvelle version du site eco-sapiens (livraison prévue fin avril) pour la première bonne réponse.


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Ecrit par Baptiste le 30 mars 2010 :: Classé dans Les autres...,Participez
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On ne peut pas demander aux pauvres de décroître

ombres-de-qui

« Parlez de décroissance aux Chinois et aux Indiens et ils vont rire aux éclats» 

« Comment osez-vous parler de décroissance quand la moitié de l’humanité vit dans la misère ?» 

« C’est facile de prôner la décroissance quand on vit confortablement» 

Il y a dans ce genre de remarques une véritable exégèse à réaliser. L’écrivain Léon Bloy s’amusait à répertorier les clichés discursifs et les proverbes populaires de son temps. Qu’ils semblent « allant de soi»  ou remplis de sagesse, on peut toujours les dégonfler et on y sent alors, par l’odeur exhalée, les parfums idéologiques de l’époque.

Or quoi de plus immoral que de demander aux plus pauvres d’être encore plus pauvres ?

Il faut sérieusement prendre les objecteurs de croissance pour des imbéciles ou des monstres pour leur prêter de telles velléités. Bien sûr, le débat ne se situe pas ici. Il est question de réinterroger ces notions de pauvreté/richesse.

  1. D’abord qu’est-ce que la pauvreté ?
  2. Pourquoi y-a-t-il de la pauvreté quand le monde est si riche ?

A la première question, pas vraiment nouvelle d’ailleurs, nos sociétés modernes tentent actuellement une approche normative en définissant la « richesse» . Les nouveaux indicateurs (commission Stieglitz/Sen par exemple) ne doivent évidemment plus se cantonner au Produit Intérieur Brut car cela reviendrait à ne parler que de richesse matérielle.

Naïvement, on peut être porté à croire qu’un pauvre est celui qui ne peut pas obtenir ce qu’il désire. Là où un riche peut se l’offrir. Mais c’est méconnaître les processus de mimétisme qui font qu’en général, on désire justement ce que l’on ne peut pas s’offrir, car on désire rejoindre la classe immédiatement supérieure à laquelle nous appartenons. Tout ceci pour dire que la pauvreté n’est pas une affaire individuelle et personnelle mais au contraire fort collective et sociale*.

Après, on peut dire qu’il y a quand même des besoins vitaux (un toit, de l’eau potable, des soins, de la nourriture) qui permettent de dire « ceux-là sont pauvres» . Ils n’ont même pas le minimum. J’avoue personnellement ne pas avoir d’opinion claire là-dessus. Car, comme souvent, c’est un véritable continuum que cette histoire de besoins vitaux. Nous pourrions adopter un point de vue cynique en déclarant que celui qui réalise un emprunt sur 30 ans pour acheter son appartement de 30 m2 est « pauvre» . Il doit troquer 30 ans de sa vie pour un toit.

Cette remarque peut paraître déplacée car on sent bien que ces deux pauvretés ne sont pas comparables. Et en effet elles ne le sont pas. Et c’est justement ce qu’il fallait démontrer ! A savoir, que la pauvreté est une histoire toute relative. Que la frustration et la comparaison à autrui sont indissociables du sentiment de pauvreté.

Mais du coup, venons-en à la deuxième question: pourquoi y a-t-il de la pauvreté ?

Ceux qui sont un peu renseignés savent que les pays du Sud sont pauvres parce qu’ils sont exploités. On pourrait accumuler les exemples de nations aux ressources naturelles fantastiques (pétrole, diamant, or, cuivre…) mais qui ne profitent jamais à la population. Les pays du Nord ont mis le grappin dessus, ont favorisé ou entretenu des régimes autoritaires pour que l’exploitation se poursuive.

Présenté ainsi, cela semble manichéen mais c’est une explication bien plus satisfaisante, d’un point de vue moral comme d’un point de vue historique, comparée à une autre explication que j’ai déjà entendue… Genre : ils sont paresseux, pas mûrs pour la démocratie etc…

Mais regardons aussi la pauvreté au sein même de nos sociétés. Les statistiques sont, quand on s’y arrête un peu, ahurissantes ! En France, 8 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté (défini ici à 60% du revenu median**) En clair, 13% des Français vivent sur un revenu inférieur à 900 euros/mois. Parmi eux, 800 000 sont tout simplement SDF…

Il y a quelques jours, un jeune d’une vingtaine d’années s’est assis à côté de moi dans le métro. Il m’a demandé s’il pouvait me demander quelque chose. Il était SDF depuis deux mois mais il avait la chance de pouvoir dormir dans une cage d’immeuble. Au fur et à mesure que je lui posais des questions, il m’expliquait que sa mère acceptait de le nourrir une fois par semaine, l’obligeant ainsi à s’en sortir par lui-même. Auparavant, il était préparateur médical. Il m’a confié être extrêmement stressé à l’idée de faire la manche. C’est pour cela qu’il le faisait de manière privée.

A défaut d’argent je lui ai donné des chèques-déjeuners***. Tout à la fin de notre échange, il m’a dit qu’il y a quelques mois, il arrivait à s’en sortir, qu’il avait même pu acheter un super écran plat. Il a beaucoup insisté là-dessus. J’imagine que ce devait vraiment être important.

Bon. Je n’ai rien répondu. Je me voyais mal déballer ma critique de la télévision et de la consommation gadget. J’ai secrètement espéré qu’au moins il n’irait pas au McDonald avec mes tickets…

Et puis je me suis dit à quoi bon. Que je ne pouvais pas comprendre et qu’il me fallait du coup respecter ses choix qui ne sont pas les miens. Souhaitant qu’il s’en sorte et que, débarrassé des soucis matériels, il puisse justement questionner ces envies toutes matérielles.

Il n’empêche que je me suis fait la réflexion que c’était une société bien paradoxale, celle où l’on peut dépenser pour de fastueux écrans plasma avant de se retrouver à la rue.

J’ai beaucoup de doutes sur ces questions de misère et de pauvreté pour la simple raison que je ne les ai jamais côtoyées. Mais j’ai tout de même des certitudes relatives à certaines expériences. Ce sont souvent les plus pauvres qui donnent le plus ! Et les plus riches les plus pingres…

On peut aussi se dire qu’il faille en fait renverser la causalité ! Les riches sont riches parce qu’ils sont radins/prévoyants/sobres. Les pauvres le sont car ils sont insouciants/trop généreux/dépensiers.

Bof…

Voilà, quand on me prend pour un irresponsable à souhaiter la décroissance, sous le prétexte qu’il y a des pauvres, je ne réponds rien. Il n’y a rien à répondre.

Cependant je continue de m’interroger.

Je sais évidemment très bien que mon détracteur n’a pas plus d’idée que moi sur ce qu’est au final la pauvreté ou la misère. Qu’il n’est évidemment pas plus que moi dans la tête des Indiens à qui il prête 1 milliards d’aspirations uniformes. Bref qu’il fait des généralités. Qu’il fait plutôt de la pensée réchauffée.

Finalement, le plus grand problème de la pauvreté, c’est de n’avoir pas de porte-parole là où la richesse chante à l’unisson: « Croissance !» 

* Baudrillard, dans un renversement dont il est coutumier, disait que ce n’est pas la croissance qui augmente les inégalités. Ce sont les inégalités qui font la croissance. En bref, la société matérialiste et productiviste a besoin d’inégalités, c’est à dire de disparités riches-pauvres pour entretenir la frustration et la jalousie, moteurs du productivisme.

** Chèque déjeuner (Une SCOP !) plutôt que Ticket Restaurant (Groupe ACCOR qui fait plutôt dans le greenwashing…) Voilà, comme ca, vous savez que ce n’est pas pareil ;-)

*** Le salaire médian est le salaire  tel que la moitié des salariés de la population considérée gagne moins et l’autre moitié gagne plus.

Salaire tel que la moitié des salariés de la population considérée gagne moins et l’autre moitié gagne plus.

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Ecrit par Baptiste le 24 mars 2010 :: Classé dans Débat,Les autres...,Poïesis
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eco-SAPIENS 3 minutes sur Canal+

La vidéo diffusée dans « L’édition spéciale» , le magazine midi de Canal plus.

Initialement, cela aurait du être diffusé vendredi 12 Mars mais les aléas techniques ont reporté d’une semaine notre passage. Vous pouvez donc voir les 3 co-fondateurs: Françoise, Baptiste et Benjamin (qui maintient ses moustaches depuis notre 2ème anniversaire…)

Bon, sur le fond, il y a peu à dire. 3 minutes c’est court ! La télévision, ca va vite. Expliquer ce qu’est la décroissance et la simplicité volontaire, cela prendrait une journée… peut-être même une vie !

Installer Flash Player pour voir cette vidéo

Ce fit surtout un échange sympathique avec le journaliste Gaël Legras qui nous avait avoué être très intéressé sans réellement connaître la décroissance. Belle ouverture d’esprit !


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Ecrit par Baptiste le 20 mars 2010 :: Classé dans Itinéraire,Un peu sur nous,vidéo
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BNPalme

mururoaDétendez-vous ! Vous êtes allongés sur le sable blanc ombragé par quelques palmiers à la silhouette de carte postale. Un vrai petit paradis arti-fiscal.

Les flots font le bruit doux des billets suavement froissés.

Normal car ici l’argent coule à flot.

Que vous ayez choisi les Iles Marshall, Iles Caïman, Iles Cook, les Bermudes, Sainte-Lucie, les Barbades ou les Bahamas, vous pouvez voir, dans un raccourci saisissant, l’argent et les palmiers.

C’est une lectrice d’eco-SAPIENS qui m’a transmis ce document, absolument pas confidentiel, émis par une grande banque française à l’attention de tout bon épargnant avide d’argent facile.

Je vous présente donc le certificat 100% Huile de Palme, un placement bien juteux bien gras.

Le Certificat 100% Huile de Palme permet en une seule transaction de diversifier son portefeuille en investissant sur l’indice Asian Plantation. Il est composé des sociétés asiatiques leaders qui tirent profit de l’exploitation de l’huile de palme.

L’utilisation de l’huile de palme dans l’agro-alimentaire a augmenté de 124% ces 10 dernières années. Concernant la production de l’huile de palme, les 3/4 sont consacrés aux produits alimentaires (biscuits,
chocolats, huiles végétales…), le solde étant principalement dédié à la cosmétique, les savons et les détergents.

On ne dit pas que l’huile de palme est une mauvaise huile alimentaire (acides gras saturés favorisant le cholesterol). On ne parle surtout pas de la déforestation et de toute la catastrophe écologique, sociale et culturelle liée à l’industrie de l’huile de palme.

Aujourd’hui 1,5% de la production mondiale de l’huile de palme est affectée aux biocarburants de l’Union Européenne. Son utilisation devrait augmenter de 75% d’ici à 2010. Pourtant, l’offre ne devrait que partiellement satisfaire la demande.

La BNP parle encore de « biocarburants»  là où il faut parler d’» agrocarburants» . Glissement sémantique évidemment pas anodin d’autant qu’il va de soi que cette huile de palme asiatique doit être consommée en Europe pour faire rouler des carosseries…

En 2007, l’indice Asian Plantation surperforme l’indice MSCI World EUR de 67,8% sur les 12 derniers  mois. Malgré une faible correction début 2008, l’Indice offre toujours , d’après les analystes BNP  Paribas, un fort potentiel de croissance.

Note aux néophytes déboussolés par les néologismes financiers… surperformer signifie tout simplement faire une performance supérieure à la moyenne. C’est presqu’un pléonasme puisqu’une performance se doit déjà d’être au-dessus de la moyenne… Mais bon, ca impressionne le badaud qui a besoin qu’on lui dise « extra, super, mega, hyper»  en langage plus sérieux et plus contenu. D’ailleurs, côté sérieux, je vous invite à regarder les divers pictogrammes du document comme ce Risk Awards 2008. Si si, il doit exister des trophées du risque dont j’ignore à mon grand dam où se déroule la cérémonie.

Je sais, il est facile et de bon ton de taper sur les vilains financiers. Mais, il est aussi vital de rappeler à quoi ressemble le visage du mal.

Ce visage, c’est la banalité.

Donc, messieurs de BNP (ou des autres banques concernées… c’est à dire presque toutes !) qui ont des pépites en guise de pupille, regardez un peu ce que vous détruisez pour quelques points de croissance. Regardez un peu qui vous affamez. Et regardez qui vous engraisser

Sinon, en attendant, il existe des banques qui font des choses nettement plus intéressantes !


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Ecrit par Baptiste le 16 mars 2010 :: Classé dans Débat,Les autres...
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La femme, l’écologie et l’aliénation

gucciAlors qu’une certaine vision du « féminisme » a occupé voici quelques semaines nos médias friands de polémiques vite déballées, vite oubliées (pourvu que le brouhaha médiatique y trouve son compte),  voici que la très officielle et contestée journée de la femme me donne l’occasion d’y mettre mon grain de sel.

J’ai la faiblesse de croire que la libération de la femme ne se joue ni dans l’opposition aux hommes ni dans leur imitation et l’adhésion à un fonctionnement social largement modelé à l’image d’une minorité d’entre eux. Je n’ai pas envie de me battre contre les hommes (ou alors tout contre aurait dit Sacha Guitry)  ni envie de me battre pour endosser un tailleur et pousser un caddy.

Que celles qui considèrent qu’il est aliénant d’allaiter son enfant et de lui mettre des couches lavables et ressortent pour cela l’incontournable bouclier de la culpabilité, réfléchissent aux ressorts qui poussent de nombreux parents à céder au conformisme ambiant pour ne pas, soi disant, générer de la frustration chez leur progéniture. Au royaume de l’inutile, la publicité est reine et quand l’enfant paraît, il n’y a plus de limite dans la foire à la futilité.

A quoi sert l’engagement « féministe » si ce n’est à inventer une nouvelle voie que celle qui nous conduit aujourd’hui à des impasses écologiques et sociales ?

Si ce n’est à créer une société fondée sur d’autres valeurs  que la compétition, la concurrence et la performance et dans laquelle la liberté passerait par le partage ?

Si ce n’est à innover ou retrouver d’autres façon de vivre ensemble qui ne soient basées ni sur la soumission patriarcale, ni sur l’imitation managériale ?

Si ce n’est de s’affranchir d’une société cloisonnée et compartimentée qui oppose le monde du travail à celui de la maternité et enferme les femmes (et les hommes) dans une logique unique d’épanouissement par une carrière professionnelle.

Rencontrer, partager, s’épanouir et apprendre ailleurs que dans des formes d’activité traditionnelles  est possible et materner n’est pas synonyme d’appauvrissement intellectuel pour peu qu’on ne soit pas marginalisée parce que mère.

Les luttes pour les droits civiques et contre les discriminations doivent être maintenues. Mais faut-il pour cela ne pas aimer être mère, ne pas se sentir responsable de l’avenir de nos enfants et œuvrer à changer des habitudes de vie dévastatrice ?

L’enjeu serait de le faire ensemble, femmes et hommes, et de sortir définitivement des vestiges d’un monde qui n’avait pas l’habitude d’avancer en se préoccupant de ce qu’il laisserait derrière lui.


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Ecrit par francoise le 8 mars 2010 :: Classé dans Débat
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Ambert et contre tous

Après le salon primev800px-Ambert_JPG01ère, je me suis dit : pourquoi ne pas aller voir Ambert ?

Située à mi-chemin entre Saint-Étienne et Clermont-Ferrand, c’est une ville méconnue (bien que sous-préfecture du Puy-de-Dôme) qui doit sa survie consonante à la fourme. La fourme d’Ambert, n’est pas ce disque enveloppé de cellophane que l’on trouve dans les grandes surfaces. C’est un fromage tout en hauteur; la ville a même sa mairie en forme de fourme. Enfin, c’est un hasard…

Mais parlons ferme ! Car si je me suis permis le luxe de franchir le col de la croix de l’homme mort par une tempête de neige nocturne, c’est pour visiter une drôle de ferme.

A cent mètres du centre ville on tombe un terrain où poussent des légumes. Bienvenue à la Poule Rouge, Groupe Agricole situé en plein coeur de la ville. La parcelle d’un peu plus d’un hectare est évidemment en bio. Elle devrait aller au-delà grâce au label Nature et Progrès et pourquoi pas même aller encore plus loin avec une agriculture biodynamique.

Ce sont deux amis qui cultivent avec passion et curiosité ce terrain inédit. Ingénieurs agronomes, ils sont de cette trempe d’ingénieurs qui marche à côté des sentiers battus. Point de recherches en OGM ou en pesticides comme leurs collègues. Un peu comme deux fondateurs eco-sapiens qui auraient délaissé les grandes entreprises de défense nationale…

Donc Florent et Maxime (faisons connaissance et permettons-nous ses familiarités) font de la bio en Auvergne, région agricole s’il en est, pas forcément pionnière en biologique d’ailleurs. Avec une modestie non feinte, la jeunesse bouscule les principes ancestraux des locaux.

Car avouons-le, cette ferme pédagogique est à mi-chemin entre l’expérimentation et la production. D’abord parce qu’elle a aussi une vocation pédagogique: accueil du public, sensibilisation des plus jeunes, poulailler, réalisations de toilettes sèches, d’un puits, d’un composteur etc. Ensuite parce que la première année a commencé trop tard pour eux. Ils n’ont commencé à travailler qu’en mars. Quelques tonnes de pomme de terre et de tomate en ne semant que tardivement, c’est bien mais ce n’est pas encore optimal.

Cela suffit tout de même à faire un repas bio hebdomadaire pour les cantines d’Ambert et alimenter les marchés. Mais ils ne veulent pas vendre leur production au-delà d’un rayon de quelques kilomètres !

Aussi suis-je resté à discuter avec mes vieux amis qui ont osé « le retour à la terre« . Tout ce que j’avais lu sur le jardinage, la botanique, la permaculture, le purin, la lutte biologique contre les maladies, etc.. je me suis empressé de savoir leurs retours pratiques . Bien sûr, ils n’ont pas eu le temps de tout essayer et comme toujours en jardinage, la nature est imprévisible. Les mêmes causes n’entraînent pas les mêmes effets.

Pour Maxime, on sent la passion du semis, du sens presque poétique du labeur. Pour Florent, c’est peut-être plus politique. L’autonomie, l’indépendance semencière, l’impact local. Indéniablement, à l’heure où l’Europe débat de la pomme de terre transgénique proposée par un fabricant de bombes et de zyklon-B (fabricant aussi appelé aussi BASF), la poule rouge fait indéniablement sens.

Il y a ceux qui ont la patate. Et ceux qui se content d’avaler toujours les mêmes couleuvres.

max

La Poule Rouge fait du bio en en plein coeur d’Ambert !
crédit Le Progrès


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Ecrit par Baptiste le 7 mars 2010 :: Classé dans Botaniqus,Itinéraire,Les autres...
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