Blog des eco-SAPIENS
Ethique = Cohérence

Considérations inexistentielles sur l’économie ?

aldrinQui est rentable ?

C’est ainsi que le plus naïvement du monde j’essaie parfois de poser une colle à mes amis. Aujourd’hui, le buzz occupe les esprits plus qu’il ne fait vivre l’intéressé. C’est à dire que quand quelque chose ne marche pas, il faut couvrir l’échec par un tintamare médiatique.

Je suis tombé par hasard sur cette dépêche à propos de la société Violet, fabricant du Nabaztag, lapin numérique non seulement gadget mais aussi camelote intrusive. Je me souviens que c’était très branché, qu’on les retrouvait en une de sites marchands et tout le tralala.

On lit sans rire sur wikipedia que lors du lancement aux USA, le site était inondé de demandes. Et pourtant deux ans plus tard c’est la débandade.

Cherche repreneur. STOP. Personne ? Ah 300 000 euros. Des clopinettes quoi. Alors on se pince quand on lite qu le Nabaztag a été victime de son succès.

« Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux…» 

Mais au final, toute l’économie moderne est à l’avenant. On pourrait presque tenter une loi dite loi de Aldrin (en hommage à Buzz, éternel second…) qui dirait: « plus le buzz est grand, plus c’est un échec commercial« .

Mais revenons à la question de savoir qui est rentable aujourd’hui. Ceux qui ont vu le documentaire sur l’argent, à la rigueur, ne s’étonneront de rien. L’Etat est endetté, les entreprises sont endettés, les ménages sont endettés et les banques ne possèdent pas un centième de ce qu’elles ont prêté. Et pourtant… nous sommes riches !

Tandis que je vois des publicités Renault à tire larigot, j’apprends que la marque au losange emprunte 100 millions d’euros à l’Etat pour chercher la voiture électrique. Tandis que l’on crie sans cesse dans le trou de la sécurité sociale, impossible à combler, le ministère de la santé parvient à débloquer des milliards pour acheter un stock inutile de vaccins grippe A.

J’apprends que la société Dassault décroche la palme des rémunérations pour ses dirigeants quand  pas un pays au monde n’achète ses avions.

&c.

Au fond, on sent bien que la rentabilité est une affaire de confiance. A la manière des chaînes de Ponzi, remises au goût du jour par un certain Bernard Madoff, les entreprises inspirent confiance et font parler d’elles jusqu’au jour critique où l’on découvre que le roi est nu.

Oh bien sûr, il existe des sociétés rentables. Celles qui empruntent considérablement à nos enfants (exploitation pétrolière, exploitation du bois…) ou celles qui ont su capter les flux d’informations, à la manière d’un péage (moteur de recherche pas gogole du tout, et d’une certaine manière ce guide d’achat éthique que vous connaissez).

Mais tout ceci pose tout de même la question encore plus naïve: tout le monde peut-il être rentable en même temps ? Ou pour le dire plus simplement: s’enrichir, n’est-ce pas du coup appauvrir son prochain ?

Je sais bien que l’échange peut-être gagnant-gagnant. Mais dans une économie globalisée et dont l’essentiel repose sur la communication, la totalité des acteurs peut-elle vraiment ressortir gagnante ?

D’où il apparaît que la seule échappatoire est de délaisser ces questions finalement métaphysiques pour se concentrer sur l’essentiel, à savoir le sens de nos échanges.

De l’art de transformer la métaphysique en éthique.


0 commentaire(s)
Ecrit par Baptiste le 24 février 2010 :: Classé dans Débat,Poïesis
Tags :: ,

Rendez-vous au salon Primevère

primevereCoucou !

C’est l’autre nom de la primevère qui commence de fleurir dans mon jardin tandis que les perce-neige sont encore en pleine forme, oscillant leur tête de bas en haut.

Au creux des mots le secret des choses… Primevère c’est étymologiquement la première du printemps. Et comme tout est lié, c’est aussi la période où le coucou fait entendre son joli chant.

Par contre, les Espagnols sont ici des faux-amis puisque « été»  se dit verano ce qui fait croire que la primevère serait la première de l’été.

Quoiqu’il en soit, le salon Primevère lui, n’attend pas le printemps mais se cale sur la floraison de notre amie officinale. C’est à Lyon, pendant trois jours, à partir du vendredi. Comme à son habitude, le salon accueillera la crème des alternatives écologiques, bio et équitables. L’année dernière, nous avions découvert Tripalium (fabriquer son éolienne).

Cette année, pour les conférences, il y aura PMO pour parler nanotechnologies, Nicolino pour parler Bidoche, Danielle Mitterrand sur l’eau, et surtout des nouveaux thèmes qui pontent le bout de leur nez… la sortie de l’économie, les monnaies libres et gratuites.

Nous espérons vous rencontrer dans le labyrinthe des exposants. Nous aurons même l’honneur d’être exposés via notre poster « Les bons labels et les truands« …

Le même que celui qui erre quelque part dans un wagon du RER D… un soir que j’avais la tête à penser aux coucous…


0 commentaire(s)
Ecrit par Baptiste le 23 février 2010 :: Classé dans Botaniqus,Itinéraire
Tags :: , ,

Réponse à Chantal Jouanno sur les nanotechnologies

Camera-peinture-BanksyQu’on se rassure, il ne s’agit pas de politique. Ou plutôt si ! Mais de Politique au sens d’art de l’impossible.
Mais, en tant que suiveur de longue date du débat sur les nanotechnologies, il me tenait à cœur de pouvoir expliciter les malentendus sur les anti-nanotechnologies. Il se trouve que la secrétaire d’état à l’écologie, Chantal Jouanno, tombe à pieds joints dans toutes les idées reçues. Naïveté… ou technique de communication.

Extrait commenté de l’entretien paru dans Le Monde

Nous ne construirons une société écologique que dans une démocratie réaffirmée. Briser l’élan de la parole, empêcher les débats publics et l’information sont les voies redoutables de la tyrannie, non pas verte, mais tout simplement obscurantiste. Ce sont pourtant ces procédés qui bloquent aujourd’hui le débat autour des nanotechnologies, ouvert le 15 octobre 2009 et qui doit se clore le 23 février 2010. Cet engagement du Grenelle de l’environnement, voulu par tous ses acteurs – associations, syndicats, acteurs économiques et experts – est aujourd’hui en butte à d’inquiétantes entraves.

Dire que les empêcheurs de débat public sont des obscurantistes, c’est croire qu’il existe des obscurantistes. C’est à dire des gens qui diraient « halte au savoir !» . Honnêtement, mis à part les créationnistes, absents du débat français, on connaît peu de cette clique là. Il faut rappeler que les collectifs anti-nanos, dont Pièces & Main d’Oeuvre est incontestablement la figure de proue, ne versent pas vraiment dans l’obscurantisme. Il suffit de lire leur abondante littérature pour se convaincre qu’ils maîtrisent mieux que n’importe quel politique (et même n’imprte quel technicien !) les concepts et enjeux des  technologies convergentes. Et pour cause, la critique des nanos vient aussi et surtout des milieux scientifiques, universitaires et de chercheurs !

La clique qui existe bel et bien, c’est celle des technophiles. C’est à dire de ces gens qui confondent progrès et progrès technique. Ces gens qui naviguent encore sur cette vétuste conception de la science neutre démentie par l’histoire et l’actualité quotidienne.

Inquiétantes, tout d’abord, parce qu’elles trahissent les fondements mêmes de notre démocratie que sont la libre parole dans l’espace public et l’accès à l’information. Remplacer le verbe par la menace ou la violence, c’est manquer à notre tradition de liberté éclairée et partagée. Empêcher la tenue d’un débat dont le principe a été discuté, admis et inscrit dans la loi Grenelle 1 du 3 août 2009, c’est dénier la démocratie.

C’est un paradoxe que de dire que la libre parole est gage de démocratie quand on empêche la parole anti-nano de s’exprimer. Passons sur la menace ou la violence qui sont des fantasmes purs et simples. Ou alors dans quelle catégorie d’arme classer la boulettede papier ? On dirait du Jean-Christophe Rufin qui voit dans les divers fronts de libération animale (inexistants en France d’ailleurs) une menace terroriste majeure quand ces groupuscules étrangers n’ont jamais blessé le moindre humain. Pour information un certain Wouter Basson, aimablement surnommé à juste titre Docteur La Mort, est lui un scientifique dont les exploits terroristes sont tels qu’on se demande comment il peut encore officier dans les universités. A croire que stériliser les femmes noires et concocter des cigarettes à l’anthrax est un crime moins grave que libérer une douzaine de singes comme Brad Pitt.
Bref, on est ici dans le mensonge ou l’exagération.

Par contre, on peut admettre que ce soit effectivement un déni de démocratie que d’empêcher un débat qui a été décidé par une loi. Il s’agit plus d’entrave à la loi que de refus de la démocratie (beaucoup d’organisations environnementales ont dénoncé le Grenelle… mais c’est un autre débat).  Mais du coup, comment qualifier ceux qui organisent un referendum et passent outre (29 Mai) ou ceux qui n’appliquent pas la loi sur le logement social etc. Ne sont-ce pas là des manifestes dénis de la démocratie ?

Inquiétantes, aussi, parce qu’elles ferment la voie à ce que l’évolution du monde nous impose aujourd’hui de fonder : une politique appuyée sur des choix éclairés et débattus. Dans un domaine récent et en croissance rapide, les débats entre experts scientifiques sont une nécessité : il n’est pas de décision responsable qui soit fondée sur l’ignorance. Les bénéfices espérés des nanotechnologies pour nos modes de vie peuvent être majeurs, leurs effets potentiels sont à explorer. Elles appellent donc une information et une réflexion collectives. Elles appellent de nouveaux processus de concertation, ceux-là mêmes que le Grenelle de l’environnement a inaugurés. Empêcher le débat, c’est limiter l’accès au savoir et insulter notre société.

Paradoxe paradoxe… « L’évolution du monde nous impose»  mais il y a « un débat pour décider« … Et comme on aimerait entendre ces déclarations vertueuses pour d’autres enjeux technologiques comme les nouveaux chantiers nucléaires (nouvelle génération et fusion ITER), le type d’enfouissement des déchets associés (ah mais si le débat a eu lieu… après décision par lesdits experts), ou encore l’expérimentation génétique. En somme, nous souscrivons volontiers à ces pétitions de principe. Tout en regrettant que ceci n’ait jamais eu lieu en réalité. Et nous regrettons bien sûr que la seule fois où les experts se frottent vraiment à l’opinion publique et la démocratie populaire, ils dénigrent la vindicte plébéienne…

Entraves inquiétantes, enfin, parce que si elles ferment la porte du savoir et du progrès, elles ferment tout autant celle de la précaution. Ne nous mentons pas : la sûreté de notre société ne peut être construite dans l’ignorance des évolutions qui sont en cours. Car parler de nanotechnologies, c’est parler de quoi ? Non seulement de l’avenir, avec les inquiétudes autant que les espoirs qu’il soulève, mais c’est aussi parler de notre quotidien. Des cosmétiques à l’électronique, en passant par les emballages alimentaires, les médicaments ou les raquettes de tennis, leurs applications se multiplient.  C’est donc aujourd’hui qu’il nous faut apprécier leurs impacts potentiels, qu’ils soient sanitaires, environnementaux, économiques ou éthiques, pour accompagner leur développement.

Prétendre qu’un tel débat n’a pas de sens est imprudent puisque, précisément, certaines nanotechnologies sont déjà sur le marché. Le développement des sciences et des technologies est encouragé par notre société et c’est à notre société de construire une démocratie capable de les réguler et de les encadrer. C’est à notre société de refuser que les applications de la science deviennent incontrôlables. Le débat est une voie de régulation, car il permet de discuter et de fonder nos choix collectifs. La transparence, clé d’un accès partagé au savoir, l’est tout autant. C’est pourquoi nous avons voulu mettre en place un inventaire obligatoire de toutes les utilisations connues de substances nanoparticulaires dans le projet de loi Grenelle 2, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale. C’est là une première, qui fait de la France une pionnière en matière de débat public et de vigilance sur ces questions.

Paradoxe toujours ! Les nanotechnologies sont déjà là. « La démocratie ne sert qu’à les encadrer« . Et dans la phrase d’après, on nous dit que le débat sert à discuter les choix collectifs. Choisir ou encadrer il faut… débattre.

On en perd son latin face à cette quadrature du cercle où la science incontrôlable doit se plier au règle de la démocratie qui consiste à encadrer la science. Passons sur la réduction du débat sur les nanotechnologies au plan toxicologique. Alors que PMO explique que ce qui est refusé, c’est la nanomonde, la société de contrainte à venir et rendue possible par les nanotechnologies.

Il nous appartient de construire un monde qui soit capable d’intégrer des technologies nouvelles. Nous ne devons pas en avoir peur. Le choix est simple : ne pas progresser, ne pas s’informer, ne pas dialoguer… ou inventer, connaître et choisir collectivement, pour un monde conscient et serein.

Un peu manichéen… On se demande même si Chantal Jouanno sait que PMO diffuse, organise des débats et possède même, comble de la perversion obscurantiste, un site internet où tous les documents sont accessibles.

Pour toutes ces raisons, nous avons besoin d’un débat ouvert sur la question des nanotechnologies. Un débat où chaque citoyen puisse s’exprimer, interroger, mesurer les risques. Il est encore temps de construire l’avenir en ce domaine, respectons le moment du débat. Donnons-nous, ainsi, les moyens de construire une société durable, qui soit une société du savoir et de la démocratie.

Il serait bon que quelqu’un réponde à toutes les critiques formulées par PMO sur la prétendue neutralité de ce débat. Est-ce un hasard si les Amis de la Terre, la Ligue des droits de l’Homme, pompeusement invitées, se sont retirées des débats. Est-ce normal que ce soit un cabinet de lobbying qui sous-traite l’organisation du débat ? Est-ce normal que des instituts travaillent sur l’acceptabilité, par tous les moyens -notamment ludiques-, des nanotechnolgies de contrainte ?

Pour finir, se pourrait-il que ce pseudo-débat fasse partie du programme d’acceptabilité (»  Oh mais attendez, il y avait un débat pour vous exprimer !» ) ?

Baptiste, ingénieur optronique.

Pour ceux qui ont des yeux :

http://www.piecesetmaindoeuvre.com/

http://www.nanomonde.org/


0 commentaire(s)
Ecrit par Baptiste le 18 février 2010 :: Classé dans Ad Hominem,Débat,Les autres...
Tags :: , ,

Green, film boulversant sur l’Indonésie, son bois, son papier, son huile de palme

Green-053Autant préciser, ce sont les tripes qui vont parler.

Vous savez toutes ces choses qu’on dit sur la déforestation en Asie du Sud Est. Mais si ! Vous savez. Le bois exotique, le brûlis généralisé pour l’huile de palme, le papier toujours plus brillant. Oui nous savons tout cela. Nous savons bien que c’est une catastrophe écologique. Et alors ?

Et alors c’est à croire que nous oublions aussi vite que possible toutes ces choses. D’abord parce qu’il faut bien penser à autre chose. Parce que ces choses, en réalité, sont insoutenables et qu’une vie entière ne suffirait pas à effacer ces mauvais souvenirs.

Alors une piqûre de rappel pour regarder la réalité en face.

Prenez 40 minutes pour regarder Green The Film. Je vous garantis que c’est salutaire. Oh pas d’histoire de culpabilité (« mince ! dire que j’ai acheté une belle table de jardin…» ). Non non ! C’est une question de courage, de lucidité, d’honneur presque !

Voir nos cousins Ourang Outang, homme de forêt, tramatisés, déboussolés, hagards comme des rescapés concentrationnaires, c’est presque insoutenable. Bien sûr, je sais que l’image peut mentir.

Et que les effets de style sont parfois faciles: des petites musiques jazzy pour illustrer le business pimpant du bois exotique, de l’huile de palme, du « bio-diesel»  et du papier; des plans rapprochés, intimes et muets sur le primate alité. Je sais cela.

Green-102Il n’empêche que ces images, je les découvre après avoir lu ce qui dans les chiffres est déjà une tragédie. On dit que ma génération ne connaît pas la chance qu’elle a de ne pas avoir connu la guerre. Parfois, je me dis que chaque époque a son lot d’atrocité. Et son lot de complicité. Ma génération n’a pas connu la guerre peut-être.  Mais elle la vit tous les jours en regardant le monde agoniser.

Il est toujours malvenu de comparer avec les désastres du XXème siècle (et des autres d’ailleurs !). J’espère cependant que, de même que ma génération fut choquée de voir les images noir et blanc des tranchées ou des camps, de même la future génération sera choquée en voyant greenthefilm dans 20 ans.

Quoi papa ? Tu achetais des produits avec de l’huile de palme ?

Les bien-pensant répondront qu’il est prétentieux de juger ce qui se passe dans les pays dits émergents. Qu’il est indécent de ne pas les laisser accéder au niveau de vie occidental. Ils se trompent à double titre.

D’abord, ce confort est tout relatif. La pauvreté existe bel et bien chez nous. Mais c’est un débat trop spécieux pour être traité sur un billet de blog.

Ensuite, je pose la question. Quand l’Amérique du Sud sera un continent de soja pour nourrir nos vaches, que l’Asie sera un continent de palmiers à huile pour fournir nos meubles futiles, nos magazines inconsistants et nos graisses insipides, que la Chine sera définitivement l’usine à breloques du monde, sur quels territoires vierges pourront nous compter pour continuer dans cette fuite en avant ?

L’Afrique ? La Sibérie ? L’Antarctique ? L’Europe ?

Tout ceci ne mène nulle part, c’est évident.

Je sais que c’est ridicule mais j’ai envie de dire pardon aux grands singes. Que cela s’est joué à rien. Si l’australopithèque était resté dans la savane et que l’Ourang Outang avait fabriqué le silex, nul doute que les rôles seraient inversés. Un Ourang Outang écrirait ceci, se demandant pourquoi son espèce est, malgré les apparences, si idiote.

Cette parenthèse pour défier ceux qui accusent certains écologistes d’être dans le mythe du bon sauvage. Je ne crois pas au bon sauvage. Et je ne crois plus au bon civilisé…

Place au film

Et pour les chiffres, c’est explicite sur le site greenthefilm


15 commentaire(s)
Ecrit par Baptiste le 11 février 2010 :: Classé dans Participez,vidéo

Passez nous voir à Into the mild à Paris

logo_intothewild-v2Dans la blogosphère écolo, le blog ecolo-info est du genre incontournable.

D’abord parce qu’un billet par jour, c’est une prouesse. Mais surtout parce que c’est toute une équipe qui rédige ce blog. Une équipe constituée de profils divers: du monde marchand, du monde associatif, des indépendants de passage, des philosophes, des pragmatiques, et aussi des geek !

Une belle alchimie qui confirme que la richesse vient toujours de la diversité et de la coopération. Le truc, c’est qu’ils sont coopératifs sans le savoir…

Le truc aussi, c’est que comme tout blog ou site internet, on finit par oublier que derrière chaque avatar, il y a de la peau, une voix, un regard et un coeur. Et parfois, on a envie souffler sur cette fine pellicule virtuelle, grumelée par des twitts et des flux rss,  qui a fini par recouvrir et cacher toute cette présence humaine.

Alors, ecolo-info vous rencontre ce samedi 13 Février au Comptoir Général à Paris.

La journée, intitulée Into The Mild, proposera des animations et des ateliers pour les enfants (conte, quiz biodivertissant). Puis, vous pourrez rencontrer le fondateur de l’expédition sous marine « Under the Pole»  ou découvrir le renouveau du lin en France.

Et pour la soirée, c’est apéro-concert plus dîner auberge espagnole.

PAF: 5 €
Comptoir Général, 80 quai de Jemmapes à Paris dans le 10ème
Programme complet sur le site ecolo-info

PS : L’antenne parisienne des eco-sapiens sera bien entendu présente ! Elle potasse même la botanique à l’heure qu’il est…


2 commentaire(s)
Ecrit par Baptiste le 8 février 2010 :: Classé dans Itinéraire,Les autres...,Participez
Tags :: , , ,

Petite chronique marseillaise

velo-bazookaEn début de semaine grand moment d’émotion à la découverte d’une piste cyclable (je devrais dire un morceau, car ici les pistes dont des tronçons qui commencent souvent dans un caniveau pour finir dans un mur) sous le tunnel du faubourg national, passage jusqu’alors plutôt risqué de mon matinal parcours de cycliste dans Marseille.

Donc, enthousiaste, je profite pleinement du  couloir aménagé, petite parenthèse de détente sur mon trajet…

Hélas le soir en rentrant,  les choses se sont gâtées … et oui, pas de voie cyclable dans l’autre sens et une circulation sur des voies automobiles rétrécies, chaud les fesses !

Mardi les sucettes Decaux du boulevard Longchamp avait été drapées de noir… là où il n’y a pas de pub il y a de l’espoir.

Vendredi les panneaux installés pour les élections devant l’école maternelle étaient entièrement squattés par un parti dont l’affiche fait une curieuse référence à  De Gaulle…  Heureusement qu’à 5 ans on ne sait pas lire.


0 commentaire(s)
Ecrit par francoise le 4 février 2010 :: Classé dans Itinéraire,Un peu sur nous
Tags :: , ,