Blog des eco-SAPIENS
Ethique = Cohérence

Et toujours ces experts qui additionnent choux et carottes

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J’ai déjà parlé de l’ineptie qu’il y a à donner un prix à ce qui n’a pas de prix : les abeilles, le changement climatique etc.

J’avais déja connaissance d’une étude sur le fait qu’un caribou émettait autant de CO2 que 15 voitures. On voyait déjà se profiler un début de prétexte pour ne pas avoir de scrupules à buter du caribou.

Sauvez un arbre ! Tuez un castor !

Là, c’est carrément avec un titre accrocheur « Il est temps de manger du chien – le vérité sur le développement durable»  que l’on apprend ceci:

Deux néozélandais, Robert et Brenda Vale, ont mené une étude dont le résultat est pour le moins surprenant. D’après eux, les chiens auraient un impact écologique équivalent à celui d’un 4×4. Dans leur livre (« Time to Eat the Dog: The Real Guide to Sustainable Living »), ils expliquent qu’un animal de compagnie polluent (sic) autant qu’une Toyota Land Cruiser roulant 9500 km par an.

Comparer une voiture et un chien… Ca laisse songeur sur les crédits alloués aux recherches économiques. Car entendons-nous bien, dans ce monde où tout est dans tout, où l’interdépendance est telle qu’il devient impossible d’isoler un élément d’étude, nous pouvons aussi bien prouver qu’un député européen émet autant de CO2 que 200 Indiens ou qu’une termitière dégrade autant l’environnement qu’une tasse de thé chauffée avec une requête Google générée par 30 unijambistes guatemaltèques.

Tiens ! Quelqu’un a-t-il songé à évaluer l’impact CO2 du trafic de drogue, du tourisme sexuel ou de la guerre en Irak ?
Je suis sûr que le bilan est assez lourd et que nous avons donc enfin une bonne raison de dénoncer tout cela…

Amis économistes, comparez ce qui est comparable ! Une usine thermique avec une éolienne. Un déplacement en vélo avec un déplacement en avion. Une alimentation carnée avec une alimentation végétarienne. Mais un chien et un 4×4…

Quoiqu’en regardant certains propriétaires de grosses cylindrées, on les surprend parfois à les caresser et à les pouponner comme un bon toutou.


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Ecrit par Baptiste le 28 octobre 2009 :: Classé dans Débat,Les autres...
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Des nouveaux modes de mobilisation

dessin196_titom_clowns_activisteseco-SAPIENS va souffler sa deuxième bougie.

L’année dernière, une centaine de personnes étaient venue en vrac :

  1. passer dire bonjour,
  2. montrer les pitchouns,
  3. assister à l’assemblée générale (ouverte à nos sociétaires… mais aussi à tous les curieux !),
  4. débattre du greenwashing en présence de deux jeunes invités pour l’occasion,
  5. danser et goûter l’ivresse bio/équitable…

En 2009, nous serons heureux d’accueillir pour notre deuxième anniversaire tous les eco-SAPIENS, néophytes ou confirmés. Pour cela rien, de plus simple ! Être à Marseille le Vendredi 27 Novembre. Un peu comme un point d’orgue du mois de l’économie sociale et solidaire qui, à n’en pas douter, devrait faire vibrer la France entière.

Tiens, pour cette seconde édition, nous lançons un thème. Les nouveaux modes d’action !

En effet, le sommet de Copenhague approche et le rassemblement qui aura lieu au royaume du Danemark sera indéniablement nouveau. Si l’on est habitué aux rencontres altermondialistes (Seattle bien sûr, Gênes, plus récemment Strasbourg) où les tensions sont connues, il est moins fréquent de voir des militants non pas contester mais simplement « faire nombre» . Avec l’espoir de faire plier.

Enfin…

Mais il y a de grandes chances que l’espoir populaire soit déçu par l’esprit politique. Car il est probable que le lobbying industriel (pétrole, pesticides, viande, grande distribution, etc) l’emporte. Mais ce qui est certain, c’est que la prise de conscience mondiale s’est accélérée, s’accélère et s’accélérera encore jusqu’à ce que ce système absurde s’effondre.

Il y a selon moi un paradoxe avec Copenhague.

D’un côté la nécessité de mettre le paquet, de placer tout l’espoir qui reste aux militants de la première comme de la dernière heure.

De l’autre, la quasi-certitude que ces espoirs seront déçus, trahis, galvaudés.

Je ne dis pas cela par cynisme (« cette manière de faire croire que l’on est lucide quand on a rien compris…» ) mais par anticipation. Il n’y a rien de plus révoltant qu’une espérance déçue. Après, on peut être tenté de baisser les bras, de dire « tout est pourri au royaume du Danemark»  et de ne plus jamais espérer.

Le Grenelle de l’Environnement en France a, qu’on le veuille ou non, été une déception. Oui les autoroutes continuent, oui le nucléaire est renforcé, oui il y aura un circuit de F1, oui les cantines ne seront pas bio avant des lustres. Etc.

Mais les choses ont changé. Les récentes élections européennes ont placé des personnalités inespérées à l’assemblée nationale (une figure de la Confédération paysanne, un ancien directeur Greenpeace…)

On croit avancer de trois pas. Mais on en fait que deux. Et on recule encore d’un. Au final, on a bel et bien avancé.

Avec les nouveaux modes d’action, plus ludiques, plus variés, moins prévisibles, il y a moyen de faire encore plus de pas. Ce sont bien sûr les grands rassemblements, type flashmob, mais aussi le clown-activisme, le théâtre forum, le buzz viral sur Internet etc.

On peut naturellement s’interroger sur ces nouvelles manières de revendiquer. Plus clientélistes (le militant devient un consommateur de causes…), plus éphémères, plus narcissiques peut-être.

Mais bon, le monde a changé. Le lobbying est désormais officialisé à Bruxelles comme à Paris. Les medias sont concentrés comme jamais, la politique se fait toujours plus spectacle. Il était urgent que l’alternative change aussi.

D’autant que nous sommes bien plus créatifs !

PS: les intervenants pour le 27 sont toujours à trouver ! Si vous avez des idées…


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Ecrit par Baptiste le 26 octobre 2009 :: Classé dans Itinéraire,Les autres...,Participez
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Radio Zinzine (à Michel)

zinzineIl existe en France quelque chose qui s’appelle la radio libre. Cela n’a pas toujours été. Et cela peut disparaître très prochainement. Pour plusieurs raisons.

Economique bien sûr car émettre coûte cher et si l’on refuse de se transformer en plateforme publicitaire, les ressources sont toujours difficiles à trouver. Subventions tributaires des alternances politiques, dons difficiles à collecter, contrats aidés à relancer…

Technologique aussi car, on en parle peu, mais la radio telle que nous la connaissons depuis plus de cent ans va disparaître. Ou plutôt, tous les transistors, tsf et autres chaine hifi vont rejoindre le cimetière de l’obsolescence technique. Car, d’ic 3 ans, on passe tout en numérique.

Corollaire: les émetteurs et donc les radios libres vont devoir s’adapter. Et ce genre d’investissement est le coup de grâce pour ces radios associatives fort fragiles.

Alors je vous parle d’une radio qui existe depuis près de 30 ans. Fondée par des pionniers de Longo Maï, à Forcalquier, la radio Zinzine diffuse des programmes atypiques depuis sa colline. Une affaire, disons d’état, a vu les chars et hélicos de l’armée débarquer sur la colline. On ne peut pas tout dire…

Négociations. La radio peut continuer à émettre mais à condition de partager le temps d’antenne avec une annexe implantée à Aix-en-Provence. Depuis 20 ans, Zinzine est donc semi-rurale, semi-urbaine.

J’ai eu la chance d’y a voir été accueilli pour animer une émission de 30 minutes tous les lundis matins. Une expérience inoubliable et formatrice. Je me souviens surtout des angoisses de la parole blanche. Car un blanc en direct, c’est franchement angoissant. J’ai pu interviewer des conducteurs de 4×4, des bricoleurs de moteur à huile de friture, des élus, et surtout une équipe technique qui « ne lâchait rien» .

J’apportais un peu de réflexion « écolo et décroissante»  dans un milieu plutôt social-marxiste. Le genre de rencontres enrichissantes.

Je ne saurais que trop vous inviter à soutenir la radio par une pétition qui a déjà accueilli près de 1 000 signatures en une semaine.


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Ecrit par Baptiste le 21 octobre 2009 :: Classé dans Les autres...,Participez
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Biberons BPA, PES et eco-toxicité

biberonsC’était il y a un an et demi.
Nous relayons une actualité à propos du BPA (bisphénol A) exclu au Canada. Des soupçons planent en effet sur cette molécule depuis longtemps mais les grandes marques versent dans le discours habituel (contrôle rigoureux, études indépendantes…)

Comme d’habitude. Qui croire ? Existe-t-il des laboratoires indépendants ? Qu’est-ce qu’une toxicité ? Où sont les seuils ? Qui décide des seuils ?

En tout cas, nous nous réjouissons de la rapidité avec laquelle l’offre de biberons sans BPA a progressé. Une grande marque comme Avent a presque inversé son discours en un an. Avant, c’était « dormez braves gens, les attaques contre le BPA sont infondées» . Aujourd’hui c’est plutôt : « par principe de précaution, nous vous proposons une gamme sans BPA…» 

Oui mais voilà, parmi les solutions trouvées dans l’urgence pour remplacer le BPA, un nouveau plastique tient la vedette. C’est le PES (Polyethersulfone). Bien entendu, ce n’est pas eco-SAPIENS qui pourra vous affirmer, vous démontrer que le PES est dangereux. Mais, au regard d’échanges bienvenus avec certains internautes eco-SAPIENS, experts pour l’occasion, nous sommes obligés d’appliquer la même sentence au PES qu’au BPA.

Voici ce que nous transmettent quelques (anciens) ingénieurs de l’industrie chimique.

On peut avoir des doutes sur tous les polymères provenant d’une condensation avec le Bisphénol-A étant données les suspicions qu’on a au sujet de ce produit.

Ces polymères peuvent générer du Bisphénol-A soit parce qu’ils en contiennent et qu’il migre, soit parce qu’il se forme à sa décomposition, même si on ne peut être certain que lors de celle-ci on retrouvera les éléments de départ. On ne connaît ni les doses dangereuses de Bisphénol-A, ni la quantité contenue dans le polymère, ni le comportement du polymère sous l’influence d’agents extérieurs, donc extrême prudence et je vous suggère de bannir ce PES jusqu’à ce que des études sérieuses soient réalisées.

Et un autre internaute plein de perspicacité:

Le matériau PES (ou au moins un type de PES commercialisé) est aussi à base de bisphénol A !!
Si vous avez dans votre équipe quelqu’un à qui il reste des notions de la chimie apprise au lycée : allez voir sur Google Images la structure du PES (taper polyethersulfone sans accent) et la structure du bisphénol A (taper bisphenol A) ; vous y verrez des ressemblances étonnantes ; le polycarbonate est fait à partir de bisphénol A et d’un composé qui crée le groupe « carbonate» , en général du carbonate de diméthyle ; le PES est fait à partir de bisphénol A et de 4,4′-difluorodiphényl sulfone.
Même sans notions de chimie, on peut retrouver dans la structure du PES la structure du bisphénol A.

On aimerait donc avoir d’autres avis autorisés sur la question. Mais comme cela risque de prendre du temps, nous allons donc privilégier les biberons en silicone et en verre.

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PES (ci-dessus) et BPA (ci-dessous)

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Ecrit par Baptiste le 5 octobre 2009 :: Classé dans Débat,Participez,Un peu sur nous
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