Blog des eco-SAPIENS
Ethique = Cohérence

Comment faire taire les militants

silenceArticle de Politis du 11/06/09 par Claude-Marie Vadrot

En s’appuyant sur la prochaine loi de programmation militaire, la ministre de l’Intérieur prépare un décret qui criminaliserait les contestations écolos et associatives.

La ministre de l’Intérieur, sur suggestion de l’Élysée et de quelques parlementaires, prépare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d’octobre 2008. Il s’agit de la loi 1216 de programmation militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s’il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure.

Ce qui, une fois la loi votée, autorisera la publication d’un ou plusieurs décrets permettant de poursuivre notamment les militants écologistes et associatifs lorsque, par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause « les intérêts de l’État ». Dans ces « intérêts » seraient notamment inclus ce qui concerne les centrales, les transports nucléaires et le stockage des déchets, mais aussi ce qui touche aux installations industrielles et aux stockages classés « Seveso », qu’il s’agisse d’usines manipulant des substances dangereuses ou d’aires abritant des cuves de produits chimiques.

Ce texte aurait aussi comme conséquence d’aggraver les peines encourues par les faucheurs d’OGM, car il permettait de poursuivre les individus et les associations mettant en cause les intérêts économiques ­stratégiques de la France.

Dans l’exposé des motifs de la loi, on trouve en effet ce paragraphe :

« Les attributions, déjà codifiées, des mi­nistres de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de l’Économie et du Budget sont redéfinies en fonction des différentes politiques qui entrent dans leur champ de compétence et concourent à la stratégie de sécurité nationale. Au-delà de ces modifications, et dans le prolongement des orientations du Livre blanc, des attributions particulières en matière de sécurité nationale du mi­nistre de la Justice et des ministres chargés de la Santé, de l’Environnement, des Transports, de l’Énergie et de l’Industrie sont codifiées. »

Au nom de la sécurité nationale, le décret en préparation permettrait donc de placer sous la protection de cette dernière toutes les actions et informations liées, par exemple, à l’environnement et aux infrastructures contestées par les associations de protecteurs de la nature et les organisations écologistes.

De la même façon, tout ce qui concerne le changement climatique pourra entrer dans les informations classifiées interdites de divulgation. Classification qui, d’une part, sera bien entendu à la discrétion souveraine du gouvernement en place et qui, d’autre part, sera opposable à la fois aux militants, aux associations et aux juges d’instruction. S’ils existent encore.

Les écolos ne sont bien sûr pas les seuls visés : ce texte à tout faire permettrait de poursuivre tous les agissements « déviants ».

Il deviendrait donc plus difficile d’exercer une contestation écologique. Ce dispositif pourrait être complété dès l’automne par une circulaire ou un décret – ce n’est pas encore décidé – qui compliquerait la tâche des citoyens et des associations de protection de la nature voulant attaquer des décisions de l’État et des collectivités territoriales devant les tribunaux administratifs.

Les élus se disent lassés des remises en cause de permis de construire ou des tracés de routes. Depuis plusieurs années, les associations de maires demandent au gouvernement une restriction de la contestation « administrative » pour abus de pouvoir et non-respect des règles d’enquête publiques. En oubliant de rappeler que le recours aux tribunaux administratifs est souvent la seule arme des écologistes et des associations de protection de la nature.

Entre les possibilités de criminalisation de la contestation écologique et les restrictions aux recours administratifs, si ces deux réformes entrent en vigueur, l’écologie devrait peu à peu cesser de gêner le pouvoir. Pour l’instant, il est encore, au moins, possible de l’écrire sans encourir le risque d’être poursuivi… pour outrage au gouvernement.

Article paru dans Politis


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Ecrit par francoise le 20 juin 2009 :: Classé dans Débat
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L’élégance du hérisson

Picon le hérissonNon je ne parlerai pas du roman « L’élégance du hérisson»  , fort sympathique au demeurant bien que manquant de piquants. Je veux rendre hommage à l’animal.

La première fois que j’ai vu un hérisson dans mon jardin, j’ai passé des heures à l’observer. L’animal est d’une désinvolture fascinante pour un gamin, plutôt habitué à voir des animaux sauvages trop farouches, fuyant à la première occasion, ne tenant pas en place.

C’était il y a 15 ans et depuis… le hérisson n’est devenu qu’une supposition, au gré des coquilles vides d’escargots jonchant les allées du jardin.

On en a rapatrié un, de force. Quelle aurait été son espérance de vie sur la départementale cloisonnée de chaque côté où nous l’avons trouvé ? Les statistiques françaises sur le hérisson, bien maigres, supposent que le hérisson n’a que 2 ans à vivre en moyenne. Une poignée connaîtra la mort naturelle, vers ses 10 ans.

60% d’entre eux meurent à cause de l’homme:

  • écrasés bien sûr (25%),
  • intoxiqués par les pesticides du jardinier amateur (25%)
  • les accidents domestiques (noyés dans la piscine, scalpés par la tondeuse, brûlés dans le tas de feuilles: 10%)

Qu’on se le dise, le principal prédateur… c’est l’homme. Au point qu’on estime que la population de hérisson européen baisse drastiquement. De moitié en 15 ans ? D’un tiers en 5 ans ? C’est le paradoxe du hérisson écrasé sur la route. Plus on en voit, plus on se dit qu’il y en a. Mais plus on en voit, plus on se dit qu’il en meurt !

Le mien, que j’ai baptisé Picon, pour la rime et pour le préfixe, a tout de même un petit problème. Il a une nuée de mouches vertes qui lui tournent autour. C’est pas vraiment bon signe. C’est comme une malédiction même. Toute sa vie avec des mouches qui te suivent… la plaie !

Magie d’Internet, je découvre qu’il existe un « sanctuaire des hérissons»  avec plein de conseils. Notamment l’avertissement qu’il faut le débarrasser des mouches car elles lui pondent dans les orifices.

Dans un documentaire sur le hérisson, j’ai appris qu’un phénomène était encore aujourd’hui totalement inexpliqué. Subitement, il arrive que le hérisson se bave abondamment dessus. Pendant des heures. Ca m’a fasciné. Le hérisson est aussi connu pour parvenir à se fixer des rendez-vous nocturnes tout simplement orgiaques. Personne ne sait comment ils se fixent le lieu et la date de la sauterie.

Pendant ce temps, Nicolas Hulot prend la relève. La fondation a avoué être à l’origine du petit spot qui parle de la seconde Terre. Promis, si cette deuxième Terre devait exister, il faudrait y emmener les hérissons. Parce qu’ils sont les meilleurs amis du jardinier. Et parce qu’ils contiennent encore plein de mystères.

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Ecrit par Baptiste le 14 juin 2009 :: Classé dans Itinéraire,Poïesis
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Les monnaies libres

monnaies libres

monnaies libres

J’ai assisté hier soir à une conférence dont j’ignorais absolument tout le contenu. Juste intrigué par l’intitulé: « Les monnaies libres« , car, comme beaucoup j’imagine, je m’interroge souvent sur cette drôle d’invention qu’est la monnaie.

Instinctivement, on est porté à croire que l’argent (qui est un peu la monnaie-roi) a été inventé pour des raisons de commodité. Plus facile que le troc parce qu’il encombre moins que le bœuf qu’on échange, mais surtout parce que l’on peut le thésauriser.

Avec la crise financière, de très bons documentaires et écrits ont circulé sur le système monétaire actuel: qu’est-ce qu’une banque ? Qui créé l’argent ? Pourquoi tout, des Nations aux particuliers, est endetté ? Pourquoi le monde est pourtant si riche ?

Hier donc, cette conférence proposait de vaticiner sur ce qu’allait devenir la monnaie. Le constat de départ, c’est qu’on vit dans un monde où la monnaie est rare. Il faut bien sûr rappeler que dans la plupart des pays, 10% de la population contrôle 70% de la richesse monétaire. 1% en contrôle 40%. Bref, les inégalités se creusent et le système actuel ne parvient plus à redistribuer les cartes.

C’est un peu comme un jeu de Monopoly où, même avec des joueurs de la meilleure volonté et solidarité qui soit, les règles font qu’à la fin… tout le monde meurt. Même le gagnant qui, pour vivre, a besoin que des joueurs tombent sur ses hôtels… C’est aussi ce que l’on appelle la loi Pareto.

C’est Jean-François Noubel qui intervenait, et à qui donc je dois cet exemple du Monopoly, et qui se mouillait à proposer un nouveau paradigme où la monnaie ne serait plus rare mais… suffisante.

Présentation du personnage au passage.
C’est l’un des fondateurs de AOL France. Ce qui revient à dire que c’est l’un de ceux qui a vraiment contribué à amener Internet en France. Son domaine, c’est plutôt l’intelligence collective. Aujourd’hui, il fait conférences et séminaires en marge de ses recherches sur l’intelligence collective. Avec d’autres, ils mettent au point une sorte de package open-source (du code informatique libre et ouvert) pour que tout le monde puisse créer son propre système monétaire.

Vous avez bien lu. Selon lui, très rapidement, les monnaies vont se multiplier. Il y en aura des millions. Je pourrai être sur telle monnaie locale de mon village. Et aussi sur telle vaste monnaie réunissant les centaines de millions de personnes qui souhaitent faire circuler leur argent que dans de la bio, de l’éthique etc.

Bon, on est dans l’utopie. Peut-être. Dans la dystopie. Peut-être aussi. Ce qui est sûr, c’est que l’on ressort de la conférence avec des yeux nouveaux. On se dit que oui c’est possible et imminent. De même que chacun est devenu media, on pourra devenir banque. On pourrait se rapproprier la monnaie.

Un monde s’ouvre. Avec beaucoup de questions. Notamment: « que vont devenir les monnaies d’Etat ? Comment les Etats vont réagir ? Où va passer la violence que contient la monnaie ?» 

En tout cas, même si je reste septique, j’avoue être de ceux qui pensent que puisque de toute façon le système actuel est vicié, pourquoi ne pas plonger dans l’inconnu ? Après tout, les SEL fonctionnent très bien dans certains villages, voire certaines villes.

La video de la conférence est déjà disponible.

Voyage au coeur de l’intelligence collective globale. Paris-June 12th from ChristopheDucamp on Vimeo.

Le site TheTransitioner


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Ecrit par Baptiste le 12 juin 2009 :: Classé dans Débat,Les autres...,Participez,vidéo
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Transgression édulcorée

stevia

En balade dans les jardins ethno-botaniques de Salangon dans le cadre des Rendez-vous aux jardins le week-end dernier, j’ai découvert un stand commercialisant des plants de stevia.

La stevia rebaudiana est cette plante originaire d’Amérique du Sud réputée pour son pouvoir sucrant et utilisée comme tel depuis des siècles par les indiens Guarani. De par ses propriétés (un pouvoir sucrant nettement supérieur à celui du sucre, sans les effets sur le taux de glucose dans le sang notamment), elle est un édulcorant naturel très prisé.

Consommée au Japon depuis 30 ans, elle est depuis décembre 2008 autorisée par la FDA suite aux pressions des géants du soda qui souhaitent l’utiliser pour leurs sodas green.

En France et en Europe, entre règlementation ubuesque, études et contres études scientifiques sur d’éventuels risques sanitaires et pressions des lobbys du sucre sur la commission européenne, la stevia n’est pas autoriséesauf en plante d’ornement.

Ce week-end donc, à côté de moi, un homme chuchotait à sa femme, « viens ! c’est interdit, on va en acheter »… Quand le péché a la saveur du sucre on peut assurément prendre davantage plaisir à la désobéissance.

Mais quelle drôle d’époque dans laquelle l’aspersion de nos champs par des dérivés d’agent orange est autorisée voire encouragée et où la transgression prend la forme d’une innocente plante sucrée.

La guerre du sucre et de la stevia sur eco-sapiens


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Ecrit par francoise le 11 juin 2009 :: Classé dans Itinéraire,Poïesis
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Home, homme, O.M.

Veldorome vu du cielContrainte du jour: un billet qui relie 3 homonymes qu’a priori rien ne rassemble.

Seconde contrainte du jour: donner un avis sur The Film dont la pr(h)omo est aussi pachydermique qu’une épopée homérique. Un avis qui ne tombera pas dans trois écueils à savoir:

  1. Charybde: Film super avec de belles images. En plus c’est gratuit, mondial et ca peut éveiller les consciences. Si tout le monde prend conscience de la beauté et de la fragilité de la Terre, l’avenir sera plus vivable.
  2. Scyla: Film moraliste et hypocrite vu que les trois eco-tartuffes, passionnés jadis de Dakar, Taxi et Gucci, ont brûlé des tonnes d’essence pour leur hélico.
  3. Latium (le lieu commun…): dépassons la querelle des vrais et faux écolos. Si ce film permet à certains de prendre conscience et changer de comportement, c’est déjà un bon signal.

Ces sempiternels débats ne sont pas forcément inintéressants puisqu’ils posent perpétuellement deux questions au coeur de l’éthique:

  1. La fin justifie-t-elle les moyens ?
  2. Qu’est-ce qu’un « méchant»  ?

A vrai dire, la deuxième question m’est réapparue récemment en ré-écoutant un vieux cours de Deleuze sur Spinoza. Comme cela, ca fait très pompeux… mais l’affirmation de Deleuze est vérifiable concrètement tous les jours: « le mal n’est rien !« . Autrement dit, le méchant n’est pas forcément le malheureux. Et réciproquement.

Pourquoi je parle des « méchants»  ? Mais parce qu’on n’en voit aucun dans Home. Ils vivent cachés. Et donc, comme le dit l’adage, ils vivent heureux !

La semaine dernière, en visionnant Let’s Make Money, j’étais content de voir des méchants. Des méchants heureux certes, mais heureux à leur manière. Genre, dans une tour d’Ivoire de Singapour, avec une montre en ivoire…

Le problème des méchants, c’est que quand on en tient un, celui-ci dit impertubablement: « je ne suis pas coupable, je ne suis pas responsable. C’est le système qui est ainsi fait.» 

La responsabilité est reportée en haut (les ultra-riches qui tiennent les manettes) ou en-bas (le vulgus pecum qui achète et consomme tout ce qui passe). Mais on sent bien, qu’en réalité, cette responsabilité est diluée. Diluée parmi les 6 milliards d’êtres humains que nous sommes.
Un milliardième de responsabilité, autant dire qu’on est pas coupable, n’est-ce pas.

Et pourtant…

Et pourtant il va bien falloir en trouver des méchants. Non pas pour les pendre, mais tout simplement pour comprendre.
Car soyons clairs, ce ne sont pas les sponsors du film qui vont changer au point de métamorphoser ce monde en joli papillon vert… Faudrait être sacrément naïf.

Non pas que ces sponsors soient vicieux, mais simplement car ils sont le reflet et le moteur d’un système qui lui est vicieux. Pour qu’une structure change, il faut que le système dans lequel elle s’inscrit change radicalement de paradigme. Pragmatiquement, il va falloir cesser de vouloir faire plus de chiffre d’affaire, plus de croissance, plus de bénéfices. Et je ne crois pas que le système économique actuel soit franchement pour !

Pour ceux à qui il faut mâcher les choses: il n’y a pas de capitalisme vert, pas de capitalisme durable, pas de croissance verte, pas de libéralisme vertueux…

Mais voilà que nous avons oublié la première question, qui est aussi l’équation inscrite en haut à droite de ce blog !
Réparons ce fâcheux oubli illico-hélico en disant que tout ceci est bien délicat à estimer.
Si l’on sent bien qu’il est difficile de prôner la non-violence par la violence, on peut par contre vraisemblablement admettre qu’on peut défendre l’écologie même en polluant.

D’un point de vue technique, on se moque un peu de la pollution exacte, au gramme de carbone près, qu’a générée le film. De même qu’on se fiche un peu que tout ceci ait été compensé. Sauf bien sûr pour ceux qui croient encore qu’on peut être neutre en carbone…

D’un point de vue symbolique, on se voit mal jouer au « plus écolo que moi tu peux pas !« . C’est une histoire de poutre et de paille vieille de 2000 ans.

Personnellement, mon seul espoir pour ce film, c’est qu’il contribue à sa manière, à conforter cette idée importante que oui, nous allons droit dans le mur. On sait jamais, il y en reste certainement qui ne sont pas au courant.

Le gros bémol étant de séparer le risque environnemental de ses racines qui sont elles économiques et idéologiques.

Et la première contrainte ?

Et bien je crois que ce film aurait du s’appeler non pas Home (la maison, eko en grec, eco) mais « homme»  (sapiens ?).
Et que nous quitterons Charybde et Scyla pour gravir enfin l’Olympe de Marseille !

Mouarf !


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Ecrit par Baptiste le 5 juin 2009 :: Classé dans Débat,Les autres...,vidéo
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Wild Project

maison d'édition wild project
Amis lecteurs et amoureux du livre voici une nouvelle maison d’éditions fort ingénieuse.

Deux livres seulement pour l’instant mais quels titres pour déflorer les librairies !

Abordant la question écologique sous l’angle de la philosophie, les deux ouvrages, publiés il y a à peine une semaine, permettent de revenir à la racine de l’écologie.

C’est donc tout logiquement qu’Arne Næss, créateur de l’écologie profonde, nous confie dans des entretiens variés ce qu’a été sa longue vie. Mort il y a quelques mois, ce Norvégien aussi amoureux des fjords que du désert californien a vu sa pensée largement mutilée.

Dîtes écologie profonde… et l’on croira que vous êtes misanthrope, malthusien et adepte du retour aux cavernes. Laissons ces caricatures aux éternels aliborons de la gouaille médiatique…
En le parcourant, on a parfois l’impression de lire du Thoreau, ce génial américain lui aussi inventeur du formidable concept de désobéissance civile.

A croire que la solitude (mais n’exagérons rien… leurs solitudes n’étaient pas celles d’un ermite d’Epinal !) forge un style.

L’autre livre édité, c’est tout simplement un monument.

Difficile d’en parler puisque je ne l’a pas encore lu… Sachez juste que Silent Spring (Printemps silencieux) de Rachel Carson, peut être considéré comme la première pierre de l’écologie philosophique d’aujourd’hui. Inconnue en France, elle a eu un succès retentissant aux Etats-Unis en 1962. C’est la première alerte sérieuse et scientifique sur la menace que font peser les pesticides sur l’environnement, notamment le DDT.

Mais c’est surtout un véritable best-seller outre-Atlantique ! Près de 3 millions de ventes. Elu plusieurs fois parmi les meilleurs livres des comités américains (qui valent ce que ce ca vaut…).

Aujourd’hui le MDRGF, association française en croisade contre les pesticides, est assigné en justice pour avoir révélé que notre raisin de table sur les étals est bourré de pesticides. Même des interdits. Même des autorisés… mais avec des doses bien trop importantes.

Bref, 50 ans plus tard… les enjeux changent peu. Mais les lobby, eux, ont pris du galon.


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Ecrit par Baptiste le 4 juin 2009 :: Classé dans Les autres...,Poïesis
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