Blog des eco-SAPIENS
Ethique = Cohérence

Grippe porcine en Faguo : c’est du lard ou du cochon ?

adansonia_digitata_mLa chaussure écolo a encore tout à faire.

Il y a bien sûr Veja, coton bio, commerce équitable, seringueros traditionnels et un look parfait.
On avait aussi Ethletic qui sont en quelque sorte des Converse équitables (elles sont fabriquées au même endroit, au Pakistan, à côté de l’usine Converse…)
Et Moyi Ekolo et Celnat.

La brèche est là, reste à s’y engouffrer. C’est ce que fait Faguo avec une conception surprenante, disons limitée, de ce qu’est une chaussure écologique. En gros, pour une chaussure achetée, un arbre planté. Ah non ! Pardon ! Un demi arbre seulement puisque c’est l’achat d’une paire qui permet de planter un arbre. Au temps pour moi (oui oui ca s’écrit comme celà…)

A part ça Faguo ?

Les teintures sont-elles écologiques ? On en doute.
Le coton ou le caoutchouc est-il bio, équitable ? On l’ignore mais c’est peu certain.

Non vraiment, les seuls arguments écologiques avancés par les deux créateurs, c’est l’arbre planté et un bouton en noix de coco pour le symbole (idée piquée à Seyes ?)

Je propose donc à tous les marchands d’écrans plasma, de 4×4, d’épluche-bananes numériques de planter également des arbres. Et hop ! Ce sera écologique. Le bilan carbon petit-r-dans un rond, c’est la bonne fée qui se penche sur tous les berceaux d’entrepreneurs un peu portés sur le greenwashing.

On espère que ce petit billet et qu’une lecture de notre dossier sur la compensation carbone éveillera ces petits rêveurs avant que la pandémie de plantationite aiguë ne gagne notre bon peuple françois*.

*qui se dit Faguo en chinois !


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Ecrit par Baptiste le 28 avril 2009 :: Classé dans Débat,Les autres...
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Plantes de printemps (partie2)

1kg de bonbons pour celui ou celle capable d’identifier tout ce beau monde.

plantes-jardin


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Ecrit par Baptiste le 22 avril 2009 :: Classé dans Participez
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Assemblée régionale et générale de la Nef

w3Nous parlons régulièrement de cette drôle de banque qu’est la Nef;  et nous regrettons toujours lorsqu’en en parlant autour de nous, personne ne connaît, y compris dans la sphère éco-bio-équitable.

Cette semaine commencent les assemblées régionales de la Nef. Une des premières particularités de la Nef est que chaque personne qui ouvre un compte devient de droit coopérateur. Sur le principe des coopératives 1 homme = 1 voix (et non 1 part = 1 voix…) chaque sociétaire de la Nef se sent impliqué dans les processus de décision de cette grande banque éthique.

On pourrait se dire que sur ce qui est en jeu n’est pas si important pour qu’on laisse de simples quidams voter… Mais l’avenir de la Nef est palpitant puisque se joue actuellement le chantier d’une grande banque européenne.

En effet, il existe d’autres sociétés financières comme la Nef en Espagne  (Fiare)  et en Italie (Banca popolare etica) avec lesquels la fusion entraînerait la création de la plus grande banque coopérative européenne.

Mais surtout la grande particularité de la Nef, c’est que l’argent y circule uniquement au sein de démarches éthiques. Toutes les structures financées, tous les projets financés par la Nef tournent autour des valeurs qui nous sont chères.

Comment en être sûr ? Parce que tout est transparent ! L’année dernière, j’ai eu la chance d’assister à l’assemblée générale à Paris (cette année, ce sera à Lyon) et j’ai réalisé que jamais je n’aurais pu avoir une telle transparence toute autre banque. Il y a peu, dans une banque qui proposait un système d’épargne orienté développement durable, j’ai demandé au conseiller s’il pouvait me sortir la liste des projets financés. Le banquier ne m’a pas compris. Il n’était pas agacé; il était décontenancé. Comme si ce genre d’informations n’existait pas…

Alors, toutes les structures qui prétendent œuvrer pour un monde plus juste et écologique, je fais le rêve de les retrouver très bientôt à l’assemblé générale de la Nef !


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Ecrit par Baptiste le 21 avril 2009 :: Classé dans Débat,Itinéraire
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La mobilité ou le « talon d’Achille du développement durable» 

avoitureAssurément, la mobilité est ce qui symbolise le mieux notre soif de liberté. La voiture bien sûr n’est perçue que comme cela. Même si l’on peut tout à fait démontrer qu’au final, une voiture asservit plus qu’elle ne libère (voir les calculs de Jean-Pierre Dupuy sur le temps consacré à l’achat/entretien de sa voiture). L’avion, surtout grâce au low-cost, permet à tous de devenir des globe-trotters du dimanche.

Sommes-nous prêts à renoncer à la voiture individuelle ? Sommes-nous prêts à délaisser l’avion ? Il semble bien que non, à voir l’enthousiasme pour tout ce qui s’approche des concepts douteux de « voiture verte« , « avion propre« . Bien sûr les industriels veulent, ou font semblant, d’y croire. Salon de l’automobile soi-disant révolutionnaire ? Personne n’est dupe.

Aujourd’hui je suis tombé sur deux articles qui m’ont laissé songeur. Un bus de luxe qui doit réconcilier le citoyen avec les transports en commun. Eh oui, il suffisait d’y penser ! Les Etats-Uniens ne prennent pas le bus car c’est trop « cheap» . Avec des toilettes de luxe, un service presse et la connexion wifi, le véhicule imite les conditions d’un voyage en avion.

Passons sur les vertus soi-disant écologiques desdits véhicules sont hybrides, au gaz naturel ou aux nécro-carburants…

Et toujours en rapport avec le tandem avion/voiture, cette présentation d’une structure étonnante sur la newsletter d’abcvert. Dans l’accroche du site, on retrouve cette thématique luxe:

Découvrez Paris autrement lors d’une visite guidée exclusive de Paris en transport écologique, une location de voiture hybride avec chauffeur ou d’un transfert privé entre Paris et ses aéroports d’Orly et Roissy.

Là encore, on vante encore la voiture hybride (qui, rappelons-le, fournit une Analyse de Cycle de Vie moins clean que celle d’une voiture à essence). Mais surtout, on explique que c’est pour passer d’un aéroport à l’autre

Mais bon puisque les émissions du taxi sont compensées on imagine que le voyageur pressé aura la bonne idée de compenser également ses trajets en avion. Ah décidément… on ne change rien à son mode de vie, à son rapport au temps et aux voyages. Mais on compense, on dit « hybride»  ou « agro-carburant»  et le monde peut continuer ainsi…

Du coup, je vous conseille un livre dont le titre m’a interpellé hier. Tout existe dans ce monde !

courir


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Ecrit par Baptiste le 17 avril 2009 :: Classé dans Débat,Les autres...

Une nouvelle bonne raison pour refuser d’avoir une voiture

plaqueDès demain sortent les nouvelles plaques d’immatriculation. Toujours sous couvert de simplifier et sécuriser, elles seront désormais à vie.

La question qui me vient à l’esprit est bien sûr: « Pourquoi ne pas étendre cela à tous les objets qui nous entourent ?»  On pourrait ainsi avoir sa maison, sa machine à laver, son canapé, ses vêtements…

La nouveauté conceptuelle, c’est que même si l’on sait que ce n’est pas le même objet, on déclare que celui-ci a le même identifiant, en l’occurrence un identifiant correspondant de manière unique à celui du propriétaire. Plus qu’un petit pas à franchir et l’on pourra intégrer une puce RFID dans le véhicule afin de contrôler les déplacements du sujet/objet.

Qu’est-ce qui rend la voiture si particulière qu’elle devienne ainsi le premier objet à pouvoir se superposer à notre identité ? J’aime souvent considérer que l’ordinateur est aujourd’hui à la nouvelle génération ce que la voiture est à l’ancienne. Bien sûr le règne de la voiture n’est pas fini, loin de là, mais la nouvelle génération parle plus volontiers des performances de son PC ou portable que du moteur de sa voiture (à condition d’en avoir une !).

Or, nos ordinateurs sont déjà identifiés (il faut regarder la petite vignette coller dessous ou derrière, ou bien regarder dans Panneau de configuration/Système). La métaphore peut ainsi continuer: avec ce numéro, nous circulons sur le réseau Internet et nous pouvons être repéré si nous enfreignons la loi (il faut vraiment faire des choses graves comme du spamming ou du mail bombing… mais on a le droit de surfer en état d’ébriété).

Je ne parle pas de l’adresse IP (que les spécialistes peuvent transformer pour surfer plus ou moins de manière anonyme) mais du code constructeur unique pour chaque machine. Celui-ci existe non pas pour surveiller vos déplacements sur le net mais pour identifier la machine en cas de panne s’il faut le rapporter au constructeur.

A quand un Hadopi pour le réseau routier ?


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Ecrit par Baptiste le 14 avril 2009 :: Classé dans Débat

Drôles de députés

J’ai du mal à comprendre qu’on accuse régulièrement les Français de se désintéresser de la politique alors que ce sont nos députés qui n’y éprouvent aucun intérêt.

La loi Hadopi a été rejetée (ouf!) provisoirement (mince !) cet après-midi à 21 voix contre 15. 36 députés étaient présents pour une loi tout de même importante. Or, il y a 577 députés qui étaient censés voter. 6% de participation pour le projet Hadopi qui va décider de l’orientation numérique et culturelle du pays.

En revisionnant la scène, et notamment les applaudissements qui sonnent creux dans une salle déserte, je me dis qu’on ne peut rien attendre de cette démocratie représentative.

Certains affirment que les députés UMP se sont fait avoir, que c’est une ruse de sioux des députés PS cachés derrière les colonnes. Passons sur cette explication grotesque.
D’autres prétendent que finalement, les députés sachant que le texte était impopulaire, ont préféré s’abstenir pour ne pas perdre d’électeurs. C’est peu crédible et en tout cas fort peu courageux.

L’explication la plus plausible, c’est que les députés sont régulièrement aux abonnés absents parce qu’ils ont cessé de croire à la Politique. Ils ne croient qu’au Pouvoir.

Malgré tout, je suis tombé sur cette cocasse explication d’un conseiller de député UMP:

577 députés dans l’hémicycle, cela ne favoriserait pas franchement le bon déroulement des débats. Pour des questions simplement pratiques ! L’hémicycle est assez petit, les places ne sont pas larges. Le brouhaha rendrait rapidement le débat très difficile à suivre. Même 300 députés en même temps, c’est trop.

Tous les députés ne sont pas spécialistes de toutes les questions traitées. Seuls ceux qui ont travaillé le sujet, parfois de longue date peuvent utilement participer aux débats. Les autres n’ont rien à dire. Cela est évident sur le projet de loi hadopi. Dès que l’on aborde les questions techniques, on a au grand maximum 10 députés qui savent de quoi ils parlent. Les autres sont là pour lever la main au signal (du moins c’est ce que le demande le groupe). Imposer à tous les députés d’être présents dans l’hémicycle pour faire tapisserie, c’est leur faire perdre leur temps. Un bon nombre de députés qui ne sont pas en séance publique ne sont pas pour autant en train de se tourner les pouces. Je ne connais pas beaucoup de députés fainéants. Il faut bien préparer les textes qui vont arriver la semaine ou le mois suivant, auditionner, se réunir, bref, travailler utilement.

Ou l’art de se contredire… On a le droit de manquer les séances puisqu’on travaille afin de pouvoir participer à des séances !

Bon, puisqu’on est sur le blog eco-SAPIENS, il serait bon de trouver un lien avec l’éco-consommation, l’éthique et tout ça, non ? Eh bien disons que dans le grand jeu de « je refile la patate chaude»  (les industriels accusent les consommateurs de ne pas changer, les consommateurs accusent les politiques de ne pas sanctionner les industriels, les politiques accusent les industriels de contourner la loi…) l’éco-consommation était un moyen de redonner un peu de pouvoir aux citoyens/consommateurs que nous sommes.

Nous n’avons jamais prétendu, comme un ancien ministre de l’économie, que le caddie avait plus de pouvoir que le bulletin. D’abord parce qu’à eco-SAPIENS, on préfère les paniers aux caddies… allez savoir pourquoi ! Surtout parce que tout ceci nous semble indissociable. La SCOP est un moyen de faire rentrer la démocratie dans l’économie. Et il ne faut pas se leurrer, nos représentants ont encore un sacré pouvoir.

Et si on faisait rentrer l’assiduité dans la politique ?

Abséntéisme assemblée


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Ecrit par Baptiste le 9 avril 2009 :: Classé dans Débat,Les autres...

La Banque de France envisage de lancer la monnaie biodégradable

La semeuse 1 France

La semeuse récoltera des patates

A la question: « combien y a-t-il d’argent en circulation en France ?» , bien malin celui qui saura répondre. Pourtant, la cellule prospective de la Banque de France ne mâche pas ses mots. Il y a trop de monnaie (pièces et billets) qui circulent par rapport aux ressources disponibles.

Lors du passage à l’euro, 30 000 tonnes de pièces avaient été récoltées pour être fondues. L’institution estime tout de même que c’est un quart de ce qui a été mis en circulation depuis l’apparition de l’ancien franc en 1360.

La raréfaction de l’or et de l’argent se faisant sentir, les pièces intégrèrent de nouveaux alliages grâce aux ressources découvertes : aluminium, cuivre et nickel. Ainsi, la « semeuse» , notre vieille pièce de 1 Franc était intégralement fondue à partir de nickel.

Avec le passage à l’euro, ce sont deux nouveaux métaux, le zinc et l’étain, qui ont du être mobilisés. En effet, non seulement les minerais usuels pour la fabrication des pièces se tarissaient, mais surtout, ils se situent dans des pays jugés instables.

mine de nickel Nouvelle-Caldéonie

mine de nickel Nouvelle-Caldéonie

La semaine dernière, la Compagnie des Mines pour la Banque de France, institution préposée à l’exploitation et transformation des métaux pour la monnaie, a soumis à la Banque Centrale Européenne un rapport alarmant sur la situation des ressources en métaux.

Même si la monnaie en circulation ne représente que 5% de l’argent en circulation, notamment grâce au réseau bancaire, cette masse continue d’augmenter à raison de 4 000 tonnes par an en Europe.

Convaincre tous les Européens de définitivement renoncer aux pièces et aux billets ne sera pas chose aisée. C’est pourquoi la Banque de France préconise d’utiliser de nouveaux procédés industriels basés sur la chimie verte pour fabriquer les nouveaux euros. Et ce dès l’année 2012.

Une des solutions, à la fois innovante et écologique, est un processus ne nécessitant que de la fécule de pomme de terre, matière hautement renouvelable puisque biodégradables au bout de 5 à 10 ans selon les précautions de conservation.

Cette monnaie « fondante»  répondrait par ailleurs tout à fait aux urgences relevant du plan de relance économique insistant sur une relance de la consommation. Or, une monnaie biodégradable découragerait fortement l’épargne et favoriserait au contraire la consommation des ménages, véritable moteur de l’économie.

Un regroupement d’ONG environnementales et humanitaires ont déjà dénoncé cette initiative qui, comme une répétition du scandale des biocarburants, transformerait des champs de culture vivrière en champs monétaires.

Voir la campagne « L’argent, ça nourrit pas son monde» 

Désormais pour gagner facilement 100 patates… il ne vous reste plus qu’à en planter ;-)


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Ecrit par Baptiste le 1 avril 2009 :: Classé dans Poïesis