Archive pour septembre 2008

McDo, le nouvel ami des écolos

Lundi 29 septembre 2008

Campagne McDoLes temps sont durs, la crise approche et la publicité responsable se fait rare. Ce matin, je vois plein de sites gravitant autour de l’environnement relayer la campagne de McDo.

D’un côté je comprends que les revenus soient difficiles à obtenir dans l’écologie. Mais faut-il vraiment s’agenouiller à ce point ?

McDo tout de même !

McDo quoi !

Ses poulets en batterie pour les nuggets, le soja en Amazonie pour vos big mac remplis d’hormones de croissance, la publicité mensongère partout et tout le temps, les emballages surabondants, le traitement des clients à la chaîne, la quintessence du fast-food déshumanisé ?

Lorsque la chaîne communiquait sur la santé et la diététique, c’était déjà un comble et C’était Super Size Me en réponse. Qu’elle parle d’environnement devrait plus faire sourire qu’autre chose. Vous souvenez-vous de ce jeu ?

C’est sûr, McDo qui (enfin) décide de faire mieux pour l’environnement, on se doit de dire “tant mieux”. Mais n’attendons pas de ceux qui ont participé activement à la dégradation de ce monde de devenir des modèles de vertus. C’est celà qu’il convient d’appeler du greenwashing.

Greenwashing car McDo France c’est 34 000 t d’emballages. Il reste donc 22 000 tonnes à recycler… Quant aux huiles, difficile d’avoir d’autres chiffres que ceux de l’entreprise.

Vous savez à Marseille il existe un restaurant qui s’appelle “l’authentique“. C’est moins cher, ce sont des vraies frites (pas de la patate reconstituée…) aux herbes de Provence, avec un personnel comment dire… composé d’êtres humains. Je ne dis pas qu’il faille remplacer McDo par l’authentique mais je voulais juste dire qu’on peut aimer les hamburgers (même végétariens) quand les conditions sont bonnes.

Amis blogueurs, amis écolos, ressaisissez-vous ! Quitte à faire de la promo, ne faîtes pas celle de ceux qui n’en ont pas besoin. Il y a tant d’initiatives plus intéressantes à relayer.

Et au fait, la meilleure:

climatisation mcdo

Serge Latouche vs Commission Européenne

Vendredi 26 septembre 2008

Serge LatoucheHier soir, j’assistais à une conférence de Serge Latouche à la mairie du deuxième arrondissement de Paris. A l’initiative des Journalistes écrivains pour la nature et l’écologie (JNE), l’économiste le plus connu de la décroissance a pu résumer sa pensée et surtout évoquer la genèse de la décroissance.

Pour lui, c’est une rencontre plus ou moins inopinée entre deux mouvements: le courant écologiste et le courant anti-développement. Les précurseurs comme Ivan Ilich, André Gorz ou Bernard Charbonneau attendaient finalement que leurs idées et concepts trouvent le mot qui ferait mouche.

Et oui car nous vivons dans “une société de comm”, “une société de c**” et que le mot décroissance a celà pour lui. Il frappe les esprits.

Pendant ce temps, l’Alliance pour la Planète (ONG environnementalistes) se réjouit que les députés européens aient résisté au lobby automobile. 130 g CO2/km dès 2012 ! Les optimistes diront que c’est toujours mieux que rien. Les décroissants (ou les réalistes…) diront qu’il y a là une victoire à la Prius…pardon Pyrrhus !

En gros, dans quatre ans, les voitures émettant plus qu’une Kangoo seront pénalisées. C’est effectivement mieux que le pire… Qui a dit que la révolution écologique était en marche ?

Feedburner la sangsue

Mardi 23 septembre 2008

FeedburnerCes temps-ci, je passe un peu de temps à me mettre au goût des nouveautés web. Depuis que nous avons créé eco-sapiens, Internet a beaucoup évolué. Les habitudes des internautes aussi.

La vidéo, ajax, le “web 2.0″ et maintenant Facebook… comment être sûr qu’on ne passe pas à côté d’une innovation incontournable.

Je me suis fait cette réflexion en voyant que ce genre de bouton existait:

Share/Save/Bookmark

Cliquez dessus… pas moins de 80 services/sites web pour partager ce lien.

Le dernier en date dont on m’avait parlé il y a fort longtemps mais dont je ne comprenais pas l’intérêt, c’est feedburner.

En gros, vous proposez votre flux rss à feedburner et il s’occupe de vous donner les statistiques relatives (abonnés, services utilisés genre Netvibes, MyYahoo etc). En contrepartie, vous devez fournir aux internautes non plus votre flux rss hébergé chez vous, mais le flux hébergé par feedburner.

Naïvement, j’ai installé feedburner pour ce blog et j’ai bien vu que ca ne me plaisait mais alors pas du tout. Les raisons sont expliquées sur le blog  de David Touvet. En gros, les anciens abonnés se retrouvent avec un flux qui ne marche pas. Les nouveaux seront abonnés jusqu’au jour où Feedburner disparaîtra (ou fera payer son service…).

Une fois de plus, la Technique cherche à devenir autonome. La course au trafic et à la notoriété aboutit à des modèles techniques et économiques limite absurdes.

un escargotChers internautes, peu importe que vous utilisiez Netvibes, Google ou je-ne-sais-quoi pour lire les flux rss. L’essentiel est que nos “sécrétions”, tout en étant disponibles et compatibles,… restent chez nous !

La Bourgogne aux escargots…

Réflexions supplémentaires sur la publicité

Lundi 22 septembre 2008

La publicité sur Internet devient de plus en plus intrusive. Le lundi matin, je me fais une petite revue de presse personnelle et aujourd’hui j’ai vu sur libération.fr et lefigaro.fr de nouveaux formats pub.

D’habitude je ne les vois pas pusique j’ai Adblock activé sur mon navigateur. Voici ce que ca donne quand les pubs ne sont pas bloquées:

Le Figaro

Le figaro

Libération

Libération sous la pub

LeMonde

Le monde acnée de pub

Je tiens à préciser que ces captures ne sont pas tronquées. Au final, la publicité occupe la moitié de l’écran…

Ca ressemble à de l’acné cette publicité à foison. Des “boutons” qui se voient comme le nez au milieu du visage. Parfois, il y en même qui explosent (cf Libération qui bascule carrément en automatique sur 5 secondes de pub en plein écran… assez déroutant !)

Bizarrement, c’est Le Figaro qui a cédé son arrière plan à l’éolien tandis que Libération a choisi le luxe…

En tout cas, s’il y a un secteur où l’innovation est effrénée, c’est bien celui des supports publicitaires. Heureusement, d’autres medias existent qui eux sont bien moins chargés.

Mais j’en connais de moins en moins !

La mobilité durable ? des eco-SAPIENS au travail.

Mardi 16 septembre 2008

Piste cyclable Marseille

En ce jour d’ouverture de la semaine européenne de la mobilité durable, un petit coup de projecteur sur notre coopérative et la mobilité de ses salariés.

Nous nous intéressons dans cet article à la mobilité au travail. Avec l’augmentation du pétrole il ne vous a pas échappé que le coût pour aller au travail était non nul ! Par ailleurs, être coincé dans les bouchons, constater que la majorité de ces voitures n’ont qu’un seul passager à bord, c’est souvent énervant !

Avec le désir de vous dire qu’autrement c’est possible, voici comment nous fonctionnons, on espère que cela vous donnera envie.

Chez les eco-SAPIENS, nous ne sommes que trois salariés et cela nous a permis de faire des choix facilitant notre eco-mobilité. Aussi nous avons choisi des bureaux, non loin de nos habitations. Et malgré la piètre qualité des transports en commun de la ville, nous pouvons nous rendre au travail en vélo ou à pied !

Vous aussi vous pouvez essayer ! Un jour par semaine pour commencer. Si vous êtes loin, un vélo électrique peut être utile et efficace.

Pour réduire encore les déplacements on peut aussi se rendre moins souvent au travail ! En effet, notre activité, de plus en plus dans le tertiaire, permet d’effectuer une grande partie de son travail à la maison. Cela demande un peu d’organisation et de confiance de la part de l’employeur mais c’est tellement agréable. Le télétravail voilà une solution que les eco-SAPIENS ont également retenue pour diminuer leurs déplacements. Vous aussi demandez une journée en télétravail, un peu de distance avec le téléphone, toujours une connexion par internet et voici 1/5e de vos émissions de C02 qui diminue.

Si pour certains déplacements, la rencontre de clients ou la participation à des salons, le vélo n’est pas adapté, nous utilisons les transports en commun. Cela nous donne le temps de préparer nos rencontres et nous enlève le stress de la conduite.

Et si ce n’est toujours pas possible (horaire ou accessibilité difficile), nous essayons d’y aller en covoiturage, et pourquoi pas avec une voiture d’auto-partage ? En bout de course, nous utilisons une voiture qui fonctionne avec de l’huile recyclée. Eh oui c’est possible ! (nous avons partagé les locaux de Roule Ma Frite pendant 8 mois…)

Outre les économies réalisées et le plaisir de contribuer à un monde plus vivable, nous avons redécouvert les joies du vélo, le plaisir de la glisse et ce sentiment de liberté lorsque le vent caresse vos joues !

Nous avons de la chance de pouvoir fonctionner ainsi, mais tout le monde peut faire des petits efforts et se faire des petits plaisirs…

Pourquoi des thoniers bretons en Somalie

Mardi 16 septembre 2008

Surcouf, le pirate légalQuelqu’un a-t-il l’explication ? Les pêcheurs somaliens ont-ils également une autorisation pour pêcher dans le Morbihan ?

Y a-t-il un lien avec la récente grogne contre l’essence chère ?

Bref ! Quelqu’un comprend-il cette histoire ? Je ne m’y sens pas comme un poisson dans l’eau…

Gueule de bois de Grenelle

Lundi 15 septembre 2008

Grrrenelle de l’environnementNous allons bientôt fêter le premier anniversaire du Grenelle de l’Environnement. En Octobre 2007, de nombreuses voix dénonçaient la supercherie. Un contre-Grenelle de l’environnement, initié par le journal la Décroissance, avait bien entendu obtenu des retombées médiatiques moindres que ce qui se négociait entre industriels, syndicats agricoles, collectivités et associations environnementales.

Les écologistes, élus et non élus, y allaient à tâtons mais semblaient  de plus en plus se réjouir. Il semblait qu’enfin, la France allait passer au vert. Plus d’OGM, plus d’autoroute, moins de pesticides, plus d’isolation, plus de renouvelables, des eco-taxes. On pouvait bien sacrifier le nucléaire à tant de promesses victorieuses.

Hors aujourd’hui, la blogosphère fait preuve d’amertume et de désillusion. Six pieds sur Terre (blog de Laure Nouhalat, journaliste à Libération) ironise par exemple sur la taxe des fourchettes en plastique. Et les commentateurs du billet de savoir si résoudre 0,25% du problème et s’en réjouir c’est “déjà çà” ou c’est “pathétique”. Révolution vs Résolution. Moitié vide vs moitié plein. Cassandre vs Eternels optimistes. Débat a priori sans fin.

Mais c’est vrai qu’un constat du Grenelle s’impose:

  • Quid des récentes mesures visant à freiner l’essor de l’éolien ?
  • Quid de la publicité / greenwashing jamais sanctionnée ?
  • Quid du tronçon A65 Pa-Langon qui peut déprotéger des espèces protégées ?
  • Quid des doses de pestcicides plus souples (bon d’accord c’est une décision européenne… mais la France était censée réduire de moitié sa consommation de pesticides)
    “50% de l’utilisation des pesticides dans un délai de 10 ans et interdiction des 53 molécules les plus dangereuses dans un délai de 5 ans”
  • Quid des OGM et de leur cartographie publique ?
  • Quid du chantier de rénovation pour une meilleure isolation ?

Pour des voitures moins polluantes

Mardi 9 septembre 2008

Bocho à Mexico

En 1948, la première Coccinelle consommait 7,5 litres d’essence aux 100 km.
En 2008, la nouvelle Coccinelle consomme… toujours 7,5 litres d’essence aux 100 km.

C’est le slogan choisi par le RAC-F pour dénoncer l’inertie des constructuers automobiles sur les performances environnementales.

Le réseau Action Climat lance une pétition qui marche plutôt bien sur www.pourdesvoituresmoinspolluantes.fr

Pourquoi pas ? Nous aurions la possibilité, contre le lobby automobile, d’exiger des voitures qui émettent 25% de CO2 en moins d’ici 2012. Les progressistes diront “c’est toujours çà”. Les ronchons poufferont “2 milliards d’automobiles qui émettent un peu moins de CO2, ca va vraiment tout changer…”

La plupart des écologistes sont aujourd’hui coincés. Pour être audibles et crédibles, il ne faut surtout pas aller trop loin. Pour avoir des victoires, il faut désormais que celles-ci soient dérisoires. Allez je signe quand même. Mais je garde à l’esprit qu’une voiture ne se résume pas à sont taux d’émission de CO2. C’est aussi des accidents, des autoroutes, des villes éventrées, un aménagement du territoire triangulaire inepte (maison-boulot-centre commercial) et une forme d’égoïsme.

On en reparle !