La métaphore de l’escalator
Vendredi 29 août 2008
Je suis tombé, c’est le cas de le dire, sur cette vidéo:
Ce qui me frappe, c’est de voir la panique que la marche arrière d’un escalator peut provoquer. On se dit “bon il va à l’envers, c’est pas non plus la fin du monde. On a qu’à faire comme si on descendait”.
Eh non, ca ne marche pas, il s’entassent, se piétinent et on en aperçoit un qui saute carrément ce qui n’est pas sans rappeler les images du 11 Septembre. Bref, je trouve que c’est une parfaite illustration de la résistance au changement. Comme si ces gens ne pouvaient pas croire que l’escalator va vers le bas.
Et nous comme si nous pouvions toujours croître, avoir plus de croissance, voyager plus et plus loin et plus vite. Désormais que l’essence et les autres ressources se raréfient et deviennent plus chères, nous sommes comme eux, en train de ne pas y croire. J’ose espérer qu’on sera plus malin et que ca ne finira pas en bousculade générale. Il paraît qu’il y a eu 10 blessés légers.
En travaillant, il m’arrive d’écouter France Inter. Jusque là rien de très original. En général, je monte le son pour les émissions qui m’intéressent soit à titre privé (2000 ans d’histoire, Là-bas, Le carrefour de l’Odéon aussi j’avoue !) soit à titre professionnel (Service public, tout s’explique, la tête au carré).
Dupuy est attaché à la notion de catastrophe car elle permet de dégager une éthique. Pour prendre un cas concret, un Tchernobyl en France serait une catastrophe et les calculs probabilistes des ingénieurs qui arborent fièrement “une chance sur plusieurs siècles” deviennent risibles.




