
Ce second rapport, documente les effets déjà observés de la montée des températures sur les écosystèmes et les activités humaines et évalue les changements induits par les changements climatiques provoqués par l'homme d'ici à la fin de ce siècle. Les conditions de ce rapport ont déclenché la colère des scientifiques. En effet, après 22 heures de négociations, l'Arabie Saoudite, la Chine et la Russie ont saccagé une donnée clef du rapport du GIEC sur les impacts, en enlevant d'un tableau un graphique sur les effets des émissions des combustibles fossiles sur les changements climatiques.
Les changements climatiques affectent déjà des millions de personnes et espèces dans toutes les régions du monde. A moins que des mesures immédiates soient prises dès maintenant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, leur impact sera probablement encore plus lourd et nuisible dans les décennies à venir : des extinctions massives d'espèces, des milliards de personnes confrontées au stress hydrique, de plus en plus de sécheresses, l'augmentation du niveau des mers, la croissance des tempêtes et des crues, plus de famines et de misère causées par la réduction des capacités de production alimentaire dans les régions les plus pauvres du monde.
Les résultats principaux de ce deuxième rapport du Giec sont :
Stress hydrique : au cours des prochaines décennies, le nombre de personnes menacées par le stress hydrique risque de passer de quelques dizaines de millions à plusieurs milliards.
Baisse des capacités de production alimentaire : dans les parties les plus pauvres du monde, une baisse des capacités de production alimentaire est prévue et provoquera davantage de famines et de misère.
La montée des eaux : un nombre considérable de personnes seront en danger du fait de la montée des eaux, des marées, des tempêtes et des crues dans les régions deltaïques de l'Asie comme celle du Gange-Bhramaputre (Bengladesh) et du Zhujiang (Pearl River).
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