
Sortie le 14 mars 2007
Pendant deux ans, Nikolaus Geyrhalter a placé sa caméra au coeur des plus grands groupes européens agricoles, nous donnant accès des zones inaccessibles. Il a filmé les employés, les lieux et les différents processus de production pour réaliser un documentaire cinéma qui interroge et implique intimement chaque spectateur.
Le film Notre pain quotidien ouvre une fenêtre sur l'industrie alimentaire de nos civilisations occidentales modernes.
Réponse à notre sur-consommmation, la productivité nous a éloigné d'une réalité humaine pour entrer dans une démesure ultra-intensive qui a rejoint les descriptions des romans d'anticipation.
Cadrages minutieusement composés, images cristallines, montage fluide construisent un film sans commentaire, sans propagande, dont les images parlent et demeurent. Notre Pain Quotidien questionne, inquiète et fascine.Un film indispensable pour savoir ce que l'on mange et réaliser que nous avons réellement un rôle à jouer dans le respect de toutes vies: animales, végétales mais aussi humaines.
Se respecter se confond avec le respect des autres.
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Eh oui dans la prière qui nous invite à bénir le Pain Quotidien il y a aussi cette phrase "Pardonne-nous nos offenses"...car oui, il y a offense de notre part, nous les consommateurs!
Offense par omission souvent, par ignorance, mais tout de même offense à la Terre nourricière, offense à l'animal car sans être végétarien on peut se soucier de respecter l'animal en tant qu'être vivant et souffrant...
Un jour j'ai pris conscience de tout cela, moi qui achetait presque tout au supermarché, sans réfléchir et du jour au lendemain j'ai décidé de consommer autrement.
Maintenant je me sens tellement plus libre, consciente. Je réfléchis avant de consommer. Lorsque mon esprit refuse certaines choses, j'agis en conséquence.
J'accepte de me priver de jambon s'il ne me semble pas avoir été produit dans des conditions dignes pour l'animal...car celui qui ne respecte pas l'animal ne me respecte certainement pas en tant que consommateur.
Je refuse de cautionner les élevages intensifs de poulets, car cela me semble inhumain et moi je veux pouvoir me sentir humaine.
Nous pouvons agir, tous au quotidien. Faisons-le.