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Monsanto se lance dans les pesticides... bio

Monsanto se lance dans les pesticides... bio

Monsanto se lance dans le bio. En s'alliant avec une entreprise danoise, le géant américain tente de conquérir un nouveau marché. Ce qui n'est pas du goût des professionnels du secteur.
Une actualité originale de Terra eco

S’adapter ou disparaître. Monsanto a parfaitement intégré ce précepte du darwinisme économique. Face aux interdictions européennes, pétitions de médecins, et plaintes d’agriculteurs qui écornent chaque jour un peu plus l’image des pesticides, le géant des biotechnologies végétales se lance dans les désherbants et insecticides bios.

Depuis décembre, le papa des semences OGM et de l’herbicide Roundup fait du pied à la société danoise Novozymes, en pointe dans le domaine des pesticides de bio-contrôle, entendez d’origine naturelle.

Après la validation du partenariat la semaine dernière par l’autorité de la concurrence, la multinationale américaine va pouvoir rattraper le retard pris sur ses concurrents Bayer ou BASF. Mais les produits traités par les bio-pesticides Monsanto trouveront-ils grâce aux yeux des labels et enseignes de l’agriculture biologique ?

[...]

Rendre le bio plus compétitif

Si l’Europe donne son feu vert, Ecocert, le principal organisme français de certification des produits bios, n’aura pas d’autres choix que de lui emboîter le pas.

« Notre mission consiste à vérifier si la charte européenne est bien appliquée. Si les bio-pesticides sont à base de micro-organismes ou de macro-organismes non génétiquement modifiés et qu’ils possèdent une autorisation de mise sur le marché, ils pourraient être utilisés par des producteurs en “AB” », expliquent les responsables du label.

Une fois le verrou européen débloqué, les produits traités par les bio-pesticides gagneront-ils sans heurts les étals des magasins bios ? Brandon Mitchener l’espère : « On peut en produire à bon marché, ça peut rendre le bio plus compétitif ! », se réjouit-il dans la Libre Belgique.

Claude Gruffat, le président de Biocoop, reste sur ses gardes :

« Pour nous, vendre des produits traités par Monsanto, ce serait un peu comme demander un prêt à certaines banques. Ce sont les acteurs d’un modèle auquel nous n’adhérons pas. »

Stéphanie Pageot, directrice de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab) confirme : « Avec ces produits on gagnera sur la pollution, mais ça ne remettra pas en cause les méthodes de production. »

Même son de cloche chez Christian Huyghes : « Si les bio-pesticides deviennent aussi performants que les produits de synthèse et qu’on en fait le même usage pour de la production de masse en monoculture, ce sera un échec. »

Terra eco 20/02/14
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