
Ces derniers temps, un mail a largement circulé sur le net pour faire connaître les résultats d'une enquête réalisée par Canal + sur les OGM. Nous vous en parlons dans notre dossier sur les OGM , dans lequel nous avons regroupé d'autres reportages qui aident à mieux comprendre, en dehors des textes officiels.
Du 20 février au 13 mars inclus, comme chaque année depuis 2003, la mise en place d'expérimentations de plantes génétiquement modifiées est soumise à la consultation du public.
C'est donc le bon moment pour faire entendre votre voix.
Pour information, voici le bilan de la dernière consultation qui a eu lieu du 4 au 18 avril 2005 sur 11 nouveaux programmes de recherche en 2005 .
2 451 courriers électroniques ont été reçus. (seulement !)
Vous pouvez donner votre avis !
Des fois je n'en peux plus, j'ai l'impression que le combat est trop
difficile.
j'en arrive même à me demander si ce n'est pas moi qui ai tort tellement nous sommes apparemment peu à réagir.
J'ai pris la peine de lire votre dossier eco sapien très bien fait.
j'ai pris la peine de lire un dossier d'essai et de répondre.
Je vous joint ma copie en réponse pour partager car là aujourd'hui je suis déçu de tout cela et j'ai besoin de partager.
Teneur de mes propos sur le site ministériel :
"Mesdames messieurs, je suis contre cet essai tout autant que les autres d'ailleurs, en plein champ.
Malgré tous les arguments cités de non dissémination du pollen, je suis persuadé d'un risque sur la biodiversité.
Je choisi cet essai particulièrement car je n'ai pas le temps de répondre pour tous.
Je ne vois sur ces variété aucun intérêt majeur pour la vie de mon congénère justifiant la prise de risque de l'essai en plein champ.
La décision d'accepter de tels essais fera porter sur celui qui les accepte, la responsabilité du risque de transformation de notre environnement du à une modification de la biodiversité.
Il faudra alors assumer devant les générations à venir.
Comment ferez vous? madame Monsieur?
Vos enfants ne vous ont ils pas encore demandé des comptes sur l'état actuel de notre planète?
On peut se tromper quand on a pas d'informations, mais aujourd'hui elle existe.
Que répondrez vous le jour des questions venues? Que les scientifiques vous disaient qu'il n'y avait pas de risques?
Pensez vous que vous serez crédibles?
Voilà pour la partie conscience de soi même, mais je peux vous assurer que la colère gronde dans le peuple qui ne comprends plus actuellement pourquoi il n'est pas entendu.
Vous rendez vous compte de la complexité de la présentation à laquelle vous nous demandez de vous répondre, et à laquelle je suis en train de vous répondre?
Nous ne voulons pas d'OGM dans notre alimentation, vous nous contraignez à en avoir par un biais ou un autre.
J'ai vraiment le sentiment que vous subissez des lobbys industriels, mais le peuple un jour le fera payer, il sera d'ailleurs peut être trop tard.
Pourquoi bon sang ne pas travailler en essai couvert?
Qu'est ce qui pousse ces industriels à vouloir aller plus loin alors que rien n'est garanti pour un risque zéro.
Je dois vous dire que parfois j'ai honte et que je pleure pour mes enfants."
Je ne sais pas comment mes avis et pensées seront interprétés dans les instances administratives.
Paysannement
Alexis
www.lepanierpaysan.com
L'agriculture locale livrée à domicile
Commerce équitable de proximité
t : 04 90 38 24 21
p : 06 71 91 45 57
Au nom du principe de précaution je ne peux pas être d’accord avec la culture en milieu ouvert de végétaux génétiquement modifiés dont l'innocuité sur l'environnement et sur l'Homme n'a pas été établie.
J'ai vu les reportages sur les paysans qui se suicident en Inde, l'enquête de Canal + sur les résultats sur les souris génétiquement modifiées, les royalties réclamées par Monsanto en Argentine...
http://www.eco-sapiens.com/infos-dossier.php?titre=Les+OGM
Le risque de dissémination jugé non existant est, à mon sens, très largement sous évalué. La culture en milieu ouvert d'OGM fait prendre un risque non négligeable aux agricultures traditionnelles et bio qui risquent de devenir inexploitables.
Ne dit-on pas que la liberté des uns s'arrête là où celle des autres commence ?
Asperger les cultures d'herbicides alors que moi (et d'autres) voulons manger naturel, c'est empiéter sur ma liberté.