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Le soja en Argentine
Le soja est la principale culture du pays et occupe plus de 50 % des terres cultivées (90% de ce soja est transgénique).
15 millions d'hectares (soit 60 millions de tonnes) contre 6 millions il y a dix ans.
De l'eau plein nos placards

De l'eau plein nos placards

Derrière le commerce mondialisé de produits alimentaires et manufacturés se cachent d’énormes quantités d’eau. Il est urgent de comprendre les impacts de notre niveau de consommation sur la ressource en eau de notre planète.
Une actualité originale de Les Amis de la Terre

L’eau est nécessaire pratiquement à chaque étape du cycle de vie des produits, depuis l’extraction des matières premières à leur transformation, leur distribution, leur recyclage, jusqu’à la fin de leur vie. Chaque produit contient donc une certaine quantité d’eau dite “incorporée”, ou “virtuelle”. Ces quantités sont considérables, et nous consommons ainsi davantage d’eau de façon indirecte que de façon directe (pour boire ou se laver).

Concours de tee-shirts mouillés

140 litres d’eau pour la tasse de café du matin, 9 litres pour 1 litre d’eau embouteillée ! : ces chiffres interpellent sur la nécessité de réduire nos consommations.

Nos habitudes carnivores sont notamment très coûteuses en eau. Le poulet est le plus économe, avec tout de même 432 litres pour 100 grammes, la palme revenant à la viande bovine, avec 15 415 litres d’eau par kilogramme. Quand on sait qu’un Français consomme 25,4 kg de viande bovine par an (sur un total de consommation de viande de 87,8 kg par personne et par an – chiffres France AgriMer 2009), le calcul est ravageur.

Mais les immenses quantités de produits d’importation que nous consommons détournent de l’eau des écosystèmes un peu partout sur la planète. L’empreinte eau totale de la France (c’est à dire le volume total d’eau douce utilisée pour produire les biens et services consommés par les habitants), pèse pour près de la moitié (47,3 %) sur d’autres pays.

Par exemple, parmi les produits les plus caractéristiques de la mondialisation de la production, et donc de la délocalisation de notre empreinte eau, un simple tee-shirt en coton équivaut à une consommation de 2 700 litres d’eau. Environ 45 % de cette eau incorporée dans le textile cotonnier provient de l’irrigation consommée par les plantes de coton. La pluie évaporée durant la croissance du cotonnier représente 41 %, et l’eau nécessaire pour diluer les eaux usées provenant de l’utilisation de fertilisants dans les champs et des produits chimiques dans l’industrie textile, 14 %. Sans compter les processus de transformation (nettoyage, tissage, teinture…) et le long voyage à travers le monde que fait notre tee-shirt avant d’arriver dans nos magasins.

Paradoxalement, notre système économique mondialisé et la course aux produits toujours moins chers ont conduit beaucoup de pays riches en eau à être dépendants des importations d’eau virtuelle provenant de pays pauvres en eau, note le rapport des Amis de la Terre Europe intitulé Surconsommation, une menace sur l’eau.

Plus de 80 % de l’empreinte eau de la consommation cotonnière européenne se situe en dehors de l’Europe. L’Afrique de l’Ouest s’est spécialisée dans l’exportation de coton. Mais, dans ces régions arides, cette culture, qui nécessite d’importantes quantités d’eau, affecte profondément les écosystèmes et la vie des populations locales.

Réduire notre empreinte

Le niveau élevé d’utilisation de l’eau dans les pays industrialisés, et en Europe en particulier, est caractéristique du niveau alarmant d’utilisation des ressources par une minorité de la population mondiale. L’empreinte eau, d’un pays à l’autre, varie considérablement ! : ainsi la Chine, usine du monde, ne consomme pour ses propres besoins que 1 070 m3 par personne et par an, tandis qu’aux États-Unis le mode de vie repose sur une consommation de 2 480 m3.

Ce déséquilibre est à l’origine de conflits, de plus en plus nombreux, dans les régions du monde où cette ressource est rare. Pour un partage équitable des ressources entre tous les êtres humains, les Européens doivent réduire significativement leur empreinte, et travailler à construire une société soutenable.

En savoir plus sur l'empreinte eau sur le site du Water Footprint.

Les Amis de la Terre 13/03/12
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