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La bio en 2012

La bio en 2012

Le bilan de 10 ans d'agriculture biologique présenté par l'agence bio est l'occasion de faire le point sur une agriculture qui reste largement à soutenir et à encourager.

L’agence bio, qui fête ses 10 ans cette année, en a profité pour dresser un bilan de l’évolution de l’agriculture biologique au cours d’une décennie qui aura vu la bio sortir de son caractère confidentiel pour concerner une part grandissante de la population. Ce bilan, s’il fait apparaître des indicateurs positifs ne doit pas masquer les freins importants que subit encore l’agriculture biologique et les risques que fait peser son changement d’échelle.

Une consommation de produits bio en hausse

campagne bio

Durant 10 ans, l’agriculture biologique a connu une forte augmentation de sa demande, qui a quadruplé en 10 ans, passant de 1 milliard d’euros à 4 milliards.

Cette augmentation est avant tout liée à l’augmentation du nombre de consommateurs de produits bio. Ainsi, en 2011, ce sont 60% des Français qui en ont consommé. Mais, depuis peu, le nombre de nouveaux consommateurs est en légère diminution et l’augmentation de la consommation est davantage soutenue par l’élargissement du panier bio chez les consommateurs réguliers.

Ces derniers, plus anciens et plus engagés sont aussi ceux qui mettent davantage en avant des préoccupations éthiques dans leur motivation d’achat.

Les raison de consommer bio sont en effet multiples et variables. L’étude relève cependant que d’une façon générale, la bio est aujourd’hui mieux connue pour ce qu’elle est, une agriculture préservant l’environnement et non uniquement une alimentation plus saine.

Ainsi, si la préservation de la santé reste la raison principale du choix de ce type de produits, la protection de l’environnement est un argument qui a particulièrement progressé. La baisse du prix des produits bio est également avancée comme un élément déterminant, ce qui n’empêche pas les acheteurs de produits bio de considérer justifié l’écart de prix avec l’agriculture conventionnelle et d’avoir augmenté leurs dépenses alimentaires.

La production locale et la saisonnalité sont aussi des critères déterminants dans le choix de produits bio et les consommateurs se montrent particulièrement sensibles à la mention de l’origine des produits.

Plus généralement, l’étude relève ainsi que la consommation de produits bio favorise des comportements plus écologiques : consommation de produits frais et de saison, limitation du gaspillage, diversification des lieux d’achat, produits en vrac et cuisine maison.

Une offre qui peine à suivre

L’offre de produits bio français peine à répondre à la demande même si la fin de la décennie a vu une petite accélération du nombre de fermes biologiques qui sont aujourd’hui 23 100 (4,6% des fermes françaises). En terme de surface ce sont 950 000 ha qui sont cultivés en bio, ce qui représente 3,4% des surfaces nationales (bien loin des objectifs du Grenelle fixés à 6% en 2012).

Du côté de la distribution, si 45% des produits sont achetés dans la grande distribution, on peut se réjouir que la majorité des produits échappent à ce circuit grâce au dynamisme des magasins spécialisés en réseau (24%) ou indépendants (10%) et surtout de la vente directe (11%). Cette dernière a en effet connu une progression significative, de même que la restauration collective qui, si elle ne représente aujourd’hui que 4%, devrait se développer significativement dans les années qui viennent en raison d’une demande soutenue et d’engagements des pouvoirs publics.

Une agriculture qui reste fragile

En dépit de ces résultats encourageants, l’agriculture bio souffre encore de nombreux écueils : méconnaissance et préjugés d’une part importante de la population, manque d’engagement des politiques publiques et iniquité avec l’agriculture conventionnelle largement subventionnée, …

osons la bio

Ainsi pour placer l’agriculture biologique au cœur des enjeux de 2012, l’association Bio Consom'acteurs a initié la pétition Osons la bio en partenariat avec la Fédération nationale de l'agriculture biologique (Fnab) et l'association Terre de Liens. Cette campagne vise à obtenir des candidats l'engagement de soutenir le développement de l'agriculture biologique s'ils sont élus.

L’association rappelle ainsi que la France reste largement à la traîne en surfaces cultivées (22ème rang européen), que moins de 2 % des ingrédients dans la restauration scolaire publique sont bio et que surtout la France est toujours le premier consommateur européen de pesticides (+2 % depuis 2008), condamnée par l’Europe régulièrement pour non respect des directives environnementales (qualité de l’eau, algues vertes, ...).

Nourrir le monde sans perdre son âme

L’agriculture biologique en faveur de laquelle de plus en plus de voix s’élèvent, y compris pour répondre aux enjeux alimentaires mondiaux (voir le rapport d'Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur le droit à l’alimentation qui affirme, en conclusion des résultats de multiples expériences de terrain, que seule l'agro-écologie pourra nourrir le monde durablement.

Mieux connue mais encore fragile, sa démocratisation la confronte au changement d’échelle et aux risques de dérives que font peser des productions intensives et/ou éloignées, renforcées par la distorsion entre l’offre et la demande, qui nient et ternissent ses valeurs originelles.

Elle doit, pour conserver toute sa pertinence, rester une agriculture socialement responsable, solidaire des producteurs comme des consommateurs. La bio n'a en effet de sens que si elle devient accessible à tous dans le respect de ceux qui la produisent.

Pour agir :

  • Signer la pétition Osons la bio dans la perspective des présidentielles.
  • Soutenir Terre de liens pour lutter contre la disparition des surfaces agricoles et la spéculation foncière.
  • Soutenir le prochain documentaire de Marie-Monique Robin (auteur entre autres des films et livres "Le monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien") : "Comment on nourrit les gens?" – sortie prévue en octobre 2012.

Le label AB : une notoriété record

Signe des temps, la marque AB atteint un taux de notoriété record de 89% en 2011 alors que seulement 41 % des Français la connaissaient il y a 10 ans.
S’agissant du nouveau logo bio européen (lancé il y a deux ans) ils sont déjà 38% à le reconnaître.

eco-SAPIENS 23/02/12
Photo: Pommes(FlickR/ pennstatelive)
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