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Vers une France bétonnée ?

Vers une France bétonnée ?

Tous les 7 ans, l'équivalent d'un département français est artificialisé, c'est-à-dire transformé en lotissements, en infrastructures de transports et autres zones commerciales.
Une actualité originale de Novethic

Début février, Eva Joly, alors en visite électorale dans une ferme du Calvados, dénonçait les Safer, accusées de contribuer à la disparition des terres agricoles. Il y a quelques années, la société d’aménagement foncier et d’établissement rural de Basse-Normandie avait en effet préféré vendre un terrain à un promoteur immobilier pour construire un golf plutôt que de donner la priorité à l’exploitant agricole. Depuis, le couple d’agriculteurs a obtenu gain de cause devant la justice mais l’affaire est symptomatique de ce que l’on appelle l’artificialisation des sols.

Une artificialisation croissante

Aujourd’hui, « 61 millions de personnes soit 95% de la population française, vit sous l’influence des villes » estimait l’Insee dans une note sur le zonage urbain datant de 2010. Or le principe est bien connu : la ville appelle la ville. Tous les 7 ans, c’est l’équivalent d’un département qui disparaît au profit de la construction de pavillons de banlieues, d’entrepôts et de commerces d’entrées de villes, de carrières ou de gares TGV sorties de terres en pleine campagne.

Entre 1993 et 2008, ce sont ainsi les sols revêtis non bâtis qui ont le plus progressés. Et le phénomène s’accélère. Il y a seulement quelques années, le rythme était de 10 ans. Les surfaces artificialisées occupent désormais 8,9% du territoire national selon l’Insee (2010) contre 5% quatre ans plus tôt.

Cela peut paraître modeste mais les conséquences peuvent être dramatiques pour certaines catégories de population comme les agriculteurs -entre 2000 et 2006, 90% des sols artificialisés proviennent de zones agricoles, et notamment celles détenant le meilleur potentiel agronomique, selon commissariat général au développement durable - et surtout en termes de biodiversité.

Il faut aussi noter qu’il n’existe pas d’indicateurs harmonisés sur l’artificialisation des sols : les chiffres peuvent varier en fonction du fait que l’on prenne en compte les espaces verts urbanisés, les carrières, les pratiques agricoles intensives, etc. Ce travail de standardisation, qui doit être fait par l’observatoire national de la biodiversité, est cependant un préalable nécessaire, souligne Grégoire Lejonc, chargé du programme biodiversité chez FNE.

Un mode de vie croqueur de terres

Loin d’être propre à la France, le phénomène est mondial. La faute à qui ? A quoi ? Les responsabilités sont aussi diffuses que multiples. Maisons à tout prix, investissements locatifs, grands projets, le tout-voiture, centres commerciaux, millefeuille administratif : notre manière de vivre, notre volonté de confort, la recherche du meilleur prix… en sont sûrement les raisons profondes.

Ce que les auteurs de « La tentation du bitume », Eric Hamelin et Olivier Razemon désignent par « le rouleau compresseur ». Ainsi, rapportent-ils : entre 1992 et 2004, la superficie dévolue aux centres commerciaux a progressé de 44% alors que la consommation n’a progressé que de 14%.

« En 2010, plus de 4,1 millions de m² de surfaces commerciales supplémentaires ont été autorisées sans qu’aucune augmentation de pouvoir d’achat de cette ampleur ne se justifie » renchérit l’Assemblée des communautés en France (Adcf) dans un communiqué de juillet 2011. Tandis que la progression des surfaces artificialisées est 4 fois plus rapide que la croissance démographique. C’est ce que l’on appelle un processus continu et cumulatif d’étalement urbain « assez mal maîtrisé » selon l’aveu même du ministère de l’Environnement.

Novethic 20/02/12
Photo: zone commerciale du Coudoulet(FlickR/ jean-louis zimmermann)
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