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Viande à la cantine : des associations se rebiffent

Viande à la cantine : des associations se rebiffent

Le mode de consommation alimentaire et le modèle de production qui lui est associé, sont un enjeu décisif pour l'avenir. Des associations et des citoyens ont choisi de se mobiliser contre des textes sur la restauration scolaire qui interdisent une évolution pourtant nécessaire vers une alimentation responsable et solidaire.

Suite à l’adoption, en septembre, d’un décret et d’un arrêté ayant donné une place prépondérante aux produits d’origine animale dans la composition des repas servis par la restauration scolaire, des associations se mobilisent pour exiger leur abrogation. Après avoir fait circulé une pétition internationale et obtenu le soutien de Paul McCartney, elles ont, début décembre, déposé un recours en annulation devant le Conseil d’Etat.

Les motifs invoqués sont les suivants : la violation de la liberté de conscience, la non durabilité du modèle alimentaire imposé et l’incompétence du pouvoir réglementaire.

Violation de la liberté de conscience

Se référant à l’article 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentale, les association estiment que les textes adoptés en septembre violent la liberté de conscience des personnes végétariennes en les contraignant soit à consommer des aliments contraires à leurs convictions, soit à se contenter de repas insuffisants et carencés.

Les communes qui ont déjà mis en place une offre de menus alternatifs végétariens, dans le respect des convictions de certains usagers, se trouvent paradoxalement en infraction du fait de la réglementation récemment entrée en vigueur.

Un modèle alimentaire non durable

Ces textes imposent un modèle alimentaire fondé sur une forte consommation de produits d’origine animale. Or ce modèle accapare une part démesurée des ressources agricoles mondiales; il est destructeur pour l’environnement et générateur de souffrance animale.

L’impossible confusion entre « nutriment » et « aliment »

L’article L. 230-5 du code rural dispose que « Les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration scolaire […] sont tenus de respecter des règles, déterminées par décret, relatives à la qualité nutritionnelle des repas qu'ils proposent […]. »

Plusieurs textes réglementaires indiquent que par « qualité nutritionnelle », il faut entendre des apports, en quantités adaptées aux besoins, de divers nutriments (glucides, lipides, protéines, etc.). Ces apports peuvent être garantis par une multitude de combinaisons d’aliments, notamment par des proportions très variables d’aliments d’origine végétale et animale.

Dans ces conditions, fixer une liste de nutriments requis est bien différent d’imposer une liste d’aliments. Le gouvernement a confondu contrôle de la qualité nutritionnelle des repas et garantie des débouchés pour les filières de productions animales...

Plus d'information sur le site de L214.

eco-SAPIENS 16/12/11
Photo: Steak(FlickR/ FotoosVanRobin)
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Commentaires
Super eco-hotes 26/12/11
A Marseille, on confond protéine animale et viande

A Marseille, les parents en septembre 2011 ont eu la possibilité de cocher la case "repas sans viande" à partir d'octobre. Mais, le terme "viande" n'avait pas été précisé (- Selon les 4e et 8e éditions du dictionnaire de l’Académie : Chair des animaux et des oiseaux dont on se nourrit. - Selon l'organisation mondiale de la santé animale4, la viande désigne toutes les parties comestibles d'un animal. Selon la réglementation européenne, ce sont les parties comestibles des animaux, y compris le sang. - ou encore ici http://www.cnrtl.fr/definition/viande)

En fait, à Marseille où rien n'est jamais comme ailleurs, il s'agissait en fait de repas sans boeuf, porc ou poulet mais pas sans protéine animale.Ceci pour satisfaire les préceptes de différentes religions, mais pas les parents qui veulent éviter à leurs enfants de manger des repas bourrés d'antibiotiques et représentant la souffrance animale...

Et pourtant des journalistes peu regardant n'ont pas hésité à communiquer sur les repas sans viande de Marseille (tout comme sur les 30% de bio des cantines, qui en fait sont essentiellement du pain, des pâtes et des yaourts. Rien de local, ni de frais).

Alors peut-on dire qu'il y a eu dès le départ publicité mensongère ? Que va t il se passer à la rentrée de janvier 2012 ? Encore plus de gâchis et donc de dépenses inutiles puisque si la cantine n'offre plus de repas alternatif, les enfants pourront refuser de manger ce qui ne leur correspond pas...Nous en sommes déjà à 30% de produits alimentaires jetés, continuons, ce n'est que l'argent du contribuable (et celui des parents)

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