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Cambodge : le nouvel enfer ouvrier

Cambodge : le nouvel enfer ouvrier

Dans la banlieue de Phnom Penh, Chom Chau est une véritable ville-usine sur le modèle de ce que l'on trouve dans le Sud de la Chine. 300 000 ouvrières y travaillent pour les plus grandes marques occidentales de vêtements. Au mépris souvent des règles élémentaires de sécurité.
Une actualité originale de Novethic

Plus de deux cents ouvrières qui s’évanouissent en même temps. C’est ce qui s’est passé en juin dernier dans l’usine King Fashion au Cambodge. Prises de vomissements, beaucoup d’entre elles ont du être hospitalisées. Le responsable de l’usine a parlé « d’hypoglycémie » quand les syndicats ouvriers mettaient en cause l’utilisation de produits chimiques dangereux. Quelques mois plus tôt, 800 ouvrières qui travaillaient pour un sous-traitant de Puma s’étaient déjà évanouies. Là encore, aucune enquête sérieuse n’a été menée.

Pour le ministère cambodgien du travail, il n’y a pas lieu de s’inquiéter

La plupart des usines textiles au Cambodge ont signé un traité avec l’OIT, pour contrôler les conditions de travail dans ces usines de Chom Chau, explique Som Aun, fonctionnaire au ministère cambodgien du Travail. Le dernier rapport n’a révélé aucune irrégularité

.

Ce n’est pas l’avis des ouvrières que nous avons rencontré. Loin des regards et des contremaîtres, elles racontent des conditions de travail déplorables dans cette ville-atelier.

Les horaires ne sont pas fixes, nous raconte l’une d’elle qui préfère ne pas donner son nom. Ca dépend des commandes et on n’a pas le choix. Moi je couds en moyenne 300 chemises par jour. Mais ça peut monter jusqu’à 500 parfois. Le soir je suis épuisée et j’ai faim. On n’est pas bien ici, mais on n’a pas le choix. Il n’y a pas de travail au Cambodge.

L’usine ou la rue, c’est en effet le seul choix pour ces centaines de milliers d’ouvrières. Sans éducation. Sans argent. Elles payent le prix fort des années de dictature Khmer Rouge, de la guerre civile et du népotisme du gouvernement actuel dirigé par le Premier ministre Hun Sen. 40% de la population vit avec moins de 1 dollar par jour.

Les secteurs du sexe et du textile puisent dans le même réservoir de main d’œuvre : des jeunes femmes sans éducation, venues des campagnes pauvres, et qui envoient une partie de leurs gains à leur famille pour les aider. La quasi-totalité des 350 000 travailleurs du textile du pays sont des femmes. Les estimations du nombre de travailleuses de l’industrie du sexe varient elles entre 20 000 et 100 000 personnes.

Quatre fois moins cher qu’en Chine

Mais depuis la crise économique de 2008 et 2009, et avec les nouvelles turpitudes sur les marchés internationaux cette année, de nombreuses usines ont fermé leurs portes au Cambodge. Pour les autres, les 300 000 ouvrières de Chom Chau, les temps sont durs et la pression permanente.

On nous explique sans cesse qu’il faut travailler plus, être flexible pour répondre à la demande. On doit tout accepter sous peine d’être renvoyée, confie l’une d’elle.

Plus flexible encore qu’une législation où le salaire minimum légal ne dépasse pas les 50 euros par mois et le temps de travail hebdomadaire est de 60 heures. Pour les sous-traitants des grandes marques occidentales, Gap, H&M, Puma ou encore Adidas, le Cambodge est un eldorado de la sous-traitance. Ici on coud pour tout le monde et pour quatre fois moins cher qu’en Chine. Aujourd’hui il n’y a guère que le Bengladesh pour proposer un salaire horaire encore plus bas.

Novethic 19/10/11
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