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Les maux de la mer

Les maux de la mer

Alors qu'une étude souligne l'état désastreux de nos océans, la France s'apprête à se lancer dans l'exploitation minière des grands fonds.

Cette année, comme chaque été, un océan vous accueillera peut-être sur son rivage indolent pour vos vacances. Vous serez attirés, comme beaucoup, par le sentiment d’évasion, l’énergie et la beauté que nous pouvons tous ressentir face à ces étendues dont ne percevons pas les limites.

Océans en péril

Mais les mers et océans qui bordent nos côtes, avant d’être le théâtre de nos évasions estivales, sont avant tout le plus grand écosystème garant de la qualité de vie sur Terre. Or ces espaces qui nous apparaissent sauvages et puissants subissent à l’heure actuelle une conjonction telle de pressions, qu’est en passe de se rompre l’équilibre naturel qui préside à leur harmonie.

Les causes sont multiples et leurs effets cumulatifs désastreux. Ainsi, les océans absorbent non seulement une part significative des émissions anthropiques de CO2, mais ils sont les réceptacles de nombre de nos déchets et de nos pollutions, tandis que notre appétit féroce les vident de leurs ressources halieutiques

Stop ou encore ?

Réchauffement, acidification, pollutions, les processus à l’œuvre et que révèlent une étude récente, pèsent sur les écosystèmes marins menaçant ceux-ci d’un effondrement irréversible.

Face à un risque d’une telle ampleur que fait par exemple la France, deuxième espace maritime du monde, avec 11 millions de kilomètres carrés ? Sommes-nous conscients des multiples pressions que nous exerçons et cherchons nous à modifier une trajectoire destructrice ?

Réduirons-nous drastiquement nos émissions de CO2 ?

L’Agence internationale de l’énergie annonçait début juin le chiffre record de 30.6 gigatonnes de dioxyde de carbone (CO2) émis en 2010 au niveau mondial, soit un bond de 5% par rapport à 2008, précédente année record. Ce record intervient après une baisse liée à la crise en 2009. Allons-nous renoncer à n’envisager la bonne santé de notre pays qu’à travers une croissance mortifère liée à une consommation d’énergies fossiles ?

Diminuerons-nous nos prélèvements sur les stocks de poisson ?

Allons-nous infléchir notre surconsommation nationale, symbolisée par le fish dépendance day, date à partir de laquelle le poisson que nous consommons ne provient plus des eaux européennes ou des élevages français mais est d’origine étrangère ? Cette date ne cesse d’avancer dans notre calendrier puisque du 6 septembre en 1990, elle est passée au 25 juillet en 2000 pour atteindre le 13 juin cette année.

Reverrons-nous nos politiques d’élevage ?

A l’image du pathétique traitement des algues vertes, qui devraient cette année encore envahir bon nombre de plages, allons-nous chercher à promouvoir d’autres méthodes d’élevage et d’autres habitudes alimentaires ou continuer à tenter de réparer les conséquences de ce que nous ne voulons pas changer ?

Envisagerons-nous une politique visant à réduire notre consommation de plastiques et de polluants ?

Ne pouvons nous limiter notre consommation exubérante de plastique, à l’origine, par exemple, d'îles artificielles dans le Pacifique ou en Atlantique ? Ne peut-on de même stopper les rejets chronique de polluants en envisageant par exemple de nettoyer chez nous avec des produits qui ne contiennent pas de produits toxiques que l’on retrouve jusqu’aux confins des pôles ?

Ou allons nous continuer la course en avant et pousser un peu plus loin le curseur en allant par exemple exploiter des territoires marins encore vierges aujourd’hui. En nous lançant par exemple dans le sillage de la Chine ou la Russie dans l’exploitation minières des grands fonds marins. Ce que la France est en passe de faire si l’on en croit les propos du premier ministre le 10 juin dernier :

D'ici la fin de l'année, nous avons décidé que notre pays aurait une stratégie nationale sur les ressources minérales profondes. La Chine et la Russie ont déjà déposé une demande de permis d'exploration dans les eaux internationales. Bientôt nous allons pouvoir le faire à notre tour. Et nous allons engager une deuxième campagne d'exploration à Wallis et Futuna, au plus tard en 2012, qui intégrera, le plus en amont possible, les problématiques environnementales. Son plan de financement est aujourd'hui arrêté.

La fuite en avant pour accélérer le désastre ?

eco-SAPIENS 27/06/11
Photo: Mer(FlickR/ JeanbaptisteM)
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