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Weleda, pionnière des cosmétiques naturelles

Weleda, pionnière des cosmétiques naturelles

Le groupe de cosmétiques, de diététiques et de médicaments, d'origine suisse fête cette année ses 90 ans. Ses produits basés sur la médecine anthroposophique, en font aujourd'hui une marque de référence sur les marchés du soin et de la cosmétique bio et naturelle.
Une actualité originale de Novethic

Si de nombreuses marques lorgnent aujourd’hui sur le marché de la cosmétique bio, appâtées par sa croissance à deux chiffres (1), l’un des leaders du marché français avec 59,5% de parts de marché, Weleda, est né bien avant ce boom de la cosmétique naturelle : cette année, le groupe fête ses 90 ans.

Aujourd’hui, la société réalise 332 millions de chiffre d’affaires, principalement dans les cosmétiques (70%) mais aussi dans les médicaments homéopathiques ou à base de plantes (30%), destinés essentiellement aux marchés allemand, français et suisse. Présent dans 54 pays, le groupe détenu aux deux tiers par deux fondations (2) pour éviter tout rachat, compte près de 1 900 collaborateurs à travers le monde.

Un succès que ne présageait peut-être pas la poignée de praticiens qui, en 1921 après un colloque du Dr Rudolf Steiner sur la médecine et la philosophie anthroposophique, décident de créer un laboratoire – à l’origine axé sur la pharmacie- pour mettre en œuvre ces principes. En France, il s’agit toujours d’un concept méconnu, explique Marc Follmer, le directeur de Weleda France et responsable de la qualité, des approvisionnements stratégiques et de la responsabilité sociale du groupe. « L’anthroposophie est basée sur le lien entre l’homme et la nature, le macrocosme et le microcosme », dans une vision du monde humaniste intégrant les dimensions matérielles et spirituelles de l’être humain, résume ainsi ce pharmacien de formation. Une orientation qui est depuis toujours la pierre angulaire de Weleda.

Des matières premières naturelles

Dans cette optique, l’origine des matières premières est essentielle. Chez Weleda, 88% (97% pour la France) des 700 ingrédients proviennent des plantes -rose, arnica, calendula, etc- et des animaux -cire d’abeille, graisse, lactose, etc-. Le groupe s’attache par ailleurs à réduire ses récoltes de plantes sauvages –de plus en plus menacées mais aussi touchées par la pollution- et à respecter les sites naturels grâce à des programmes de protection de la biodiversité.

La très grande majorité (80%) des végétaux provient d’Europe et notamment de nos propres plantations, qui sont cultivées en biologique et le plus souvent en biodynamique. Cela nous permet de contrôler l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement pour plus de qualité et de sûreté

, précise Marc Follmer. Pour cela, un centre basé en Allemagne à proximité de Stuttgart regroupe depuis 2006 l’ensemble des activités de culture de plantes médicinales, de production d’extraits végétaux, de teintures mères et une plate-forme pour l’approvisionnement des filiales en matières premières.

Pour les autres plantes, comme la cévadille et le ratanhia en Amérique du Sud ou le Curcuma sur l’île de Java, le groupe dispose d’un réseau d’une cinquantaine de partenaires qui doivent répondre à un strict cahier des charges et sont contrôlés par plus de 50 audits annuels. « Nous travaillons avec les petits producteurs pour les former à nos techniques. Nous avons ainsi des projets au Maroc, en Turquie où en Moldavie où nous travaillons par exemple avec une ONG anglaise sur une plantation de lavande qui fait vivre 1 ou 2 villages », précise le directeur de Weleda France. Les échanges s’y font dans l’esprit du commerce équitable, assure-t-il, mais d’ici 2015, l’ensemble de la production extérieure sera labélisée par l’UEBT (Union for Ethical Biotrade), qui « respecte plus que d’autres la biodiversité », précise Marc Follmer.

Des défis à relever

Le respect de la nature : un axe essentiel de cette entreprise, dont 74% des matières premières d’origine végétale sont aujourd’hui biologiques, ce qui permet aux produits de la marque d’être certifiés par le label Natrue. Pourtant, « il est extrêmement difficile d’atteindre aujourd’hui les 100%, ou alors il nous faudrait modifier nos formules, avoue Marc Follmer. Par exemple, pour l’huile d’amande douce, les quantités sont encore insuffisantes et il faut encore être très vigilant sur certaines productions bio de petits producteurs, où il reste parfois des résidus de pesticides. Mais nous avons un groupe de travail qui planche dessus et nous avançons chaque jour ; à horizon 2014, nous visons les 80 à 85% de bio. »

Cette année, un autre problème s’est greffé : la sécheresse, qui a considérablement réduit la récolte ordinaire d’arnica, une plante très utilisée par le groupe. Et la croissance du marché nécessite toujours plus de matières premières ainsi que la création de nouveaux produits : « heureusement, de plus en plus de producteurs à travers le monde s’engagent dans la voie biologique », se réjouit Marc Follmer.

Ce que l’entreprise peine en revanche de plus en plus à recruter, ce sont des scientifiques qui adhèrent complètement aux valeurs de la marque, regrette le directeur de la branche française. Si l’ensemble des collaborateurs sont en effet formés en interne aux principes anthroposophiques, ceux-ci ne font toujours pas l’unanimité au sein du monde scientifique et sont donc peu diffusés dans les formations classiques, notamment en France. Un problème qui n’empêche toutefois pas le groupe de croître de plus de 10% chaque année.

Les grands chantiers DD

Le groupe est actuellement engagé dans 7 grands chantiers développement durable :

  • augmentation de la part biologique (80 à 85% d’ici 2014) des matières premières
  • systématisation du commerce équitable d’ici 2015
  • réduction annuelle de 5% de la consommation d’eau
  • réduction des émissions de CO2 (énergie verte, efficacité énergétique des bâtiments, transports doux ou en commun pour les salariés). L’objectif de la neutralité carbone en 2015 (grâce à un système de compensation) devrait cependant demander plus de temps que prévu.
  • social : handicap, crèches d’entreprises, etc
  • réduction du packaging (suppression des films étirables, travail sur les incidents de fabrication, réutilisation d’emballages tertiaires)
  • sensibilisation : communication interne et externe sur les valeurs de l’entreprise, développement de partenariats avec la sphère associative.

(1) plus de 20% de croissance et jusqu’à 40% entre 2005 et 2009 mais environ 12% en Europe en 2010, selon Organic Monitor. En 2006, la France comptait ainsi 40 marques de cosmétiques naturelles, en 2010 plus de 235.

(2) la clinique Ita Wegman et la société anthroposophique universelle.

Novethic 23/06/11
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