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La permaculture : tirons des enseignements de la Terre

La permaculture : tirons des enseignements de la Terre

Une des innovations de la permaculture, un mouvement né après-guerre, est d’apprécier l’efficacité et la productivité des écosystèmes naturels. Leur observation minutieuse permet d’en déduire des principes directeurs universels, applicables par tous, et à tous les domaines : de l’agriculture, à la ville, à l’économie, aux transports ...
Une actualité originale de developpementdurable.com

La permaculture est une méthode de conception permettant de créer des environnements durables répondant aux besoins des êtres humains, tout en respectant la nature. Ce mot-valise correspondant initialement à une « agriculture permanente » s’est très vite étendu à la notion de « culture permanente », tant il englobe de domaines dans sa théorie. Ses principes ont, en effet, été adaptés successivement aux systèmes socio-culturels, industriels ou encore financiers.

La conception permaculturelle (design en anglais) se fait par une approche systémique basée sur l’observation et la reproduction des écosystèmes naturels. Ils sont appréciés pour leur efficacité et leur productivité qui n’épuisent pas la Terre. Travailler avec la nature et la diversité des espèces, observer et s’adapter aux changements, réduire les déchets, viser la soutenabilité énergétique… font partie des grands principes de ce courant de pensée.

Un mouvement né en réaction aux techniques agro-industrielles destructrices d'après-guerre

Bill Mollison, l’un des fondateurs de ce mouvement, avec David Holmgren, parlait de « création soutenable de l'habitat en suivant le modèle naturel » (1978). Inspirés de l’agriculture naturelle développée au Japon par Masanobu Fukuoka, ces deux Australiens ont poussé le concept plus loin dans les années 70, en réponse aux techniques agricoles destructrices de l’après-guerre.

Aux termes d’années de pratique, d’enseignement et de publications, le concept était passé, sous leur impulsion, du design de systèmes agricoles durables à la création de sociétés humaines durables. Très rapidement, des groupes, des projets, des associations et des instituts de permaculture s’établirent dans plus d’une centaine de pays : en Irlande, par exemple, à l’Université de Kinsale, en France, avec l’Université populaire de permaculture et l’association Brin de paille.

Quelques applications de la permaculture

De la gestion responsable des territoires, la permaculture a évolué vers la conception des sociétés dans leur ensemble. Les praticiens agricoles de la permaculture pratiquent de fait une agriculture biologique et n'utilisent pas d'intrants chimiques issus pour la plupart de l'industrie pétrochimique. Ils ne labourent pas les champs non plus, pour éviter de détruire les sols. Enfin, la permaculture centre son approche sur l'arbre et la forêt, ce qui se traduit, par exemple, par la revalorisation des bocages.

L'efficacité productive supposée des systèmes forestiers pousse certains pratiquants de la permaculture à recréer des forêts en y introduisant des plantes utiles. On parle alors de jardins forestiers et aussi d'agroforesterie. Cette pratique ancienne est particulièrement adaptée au milieu tropical et est mise en place par de nombreux agriculteurs de par le monde.

Concernant le milieu urbain, un mouvement a été initié par le permaculteur Rob Hopkins en 2005 en Irlande, avec les étudiants du cours de soutenabilité appliquée de l'Université de Kinsale. L'initiative des villes en transition vise à créer des communautés résilientes face à la double menace du pic pétrolier et du dérèglement climatique.

Mouvement apolitique, résolument optimiste et où les crises sont perçues comme d’excellentes occasions de changer radicalement la société. Il se concrétise dans des actions telles que la mise en place de monnaies locales pour éviter la fuite des richesses : le « Totnes Pound », par exemple, à Totnes (Royaume-Uni). D’autres initiatives portent sur la relocalisation de l’agriculture en ville : création de potagers urbains, individuels ou collectifs. Le covoiturage, les circuits-courts, le compostage, etc. sont également des applications concrètes de la permaculture en milieu citadin.

developpementdurable.com 06/06/11
Photo: Paysage Malgache(FlickR/ lepetitNicolas)
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