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L'empreinte écologique de l'élevage
L’élevage émet en équivalents CO2, 18 % des gaz à effet de serre de la planète.
Etiquette environnementale : un long parcours d'obstacles

Etiquette environnementale : un long parcours d'obstacles

Initialement prévu pour être obligatoire à partir du 1er janvier 2011, le dispositif qui figure dans la loi Grenelle sera finalement expérimenté à partir de juillet 2011 sur un millier de produits, " pendant un an minimum ".
Une actualité originale de Novethic

Informer le consommateur pour l’inciter à acheter " vert " et réorienter le marché vers des produits plus respectueux de l’environnement, c’est le but de cet étiquetage que l’on peut déjà, sous différentes formes, trouver sur les produits de quelques marques (Casino sur 600 produits, Alter Eco, Leclerc, Conforama sur environ 100 produits…).

" A l’image des différentes classes énergétiques affichées sur l’électroménager, l’information environnementale généralisée doit faire évoluer les comportements d’achats et donc l’offre des fabricants, souligne la ministre de l’écologie Nathalie Kosciusco-Morizet. C’est aussi un moyen de préparer les entreprises aux marchés de demain et d’améliorer leur compétitivité ".

" Plusieurs expériences montrent en effet que 10 à 30% des consommateurs modifient leur décision d’achat dès lors qu’un produit est noté sur son impact environnemental, ajoute Gaël Virlouvet de FNE. Ce critère figure aujourd’hui parmi les 3 premiers qui motivent un achat . A condition, toutefois, d’avoir un affichage clair et lisible, autrement dit une note figurant sur le packaging du produit ".

De fait, des données brutes sur la quantité de CO2 ou la consommation d’eau nécessaires à la fabrication d’un produit auraient de toute évidence moins d’impact sur la décision du consommateur qu’une note. Pourtant, cette question est encore loin d’être tranchée. Par ailleurs, beaucoup d’entreprises préfèrent une communication " virtuelle ", qui consiste à orienter le consommateur vers un site internet, pour éviter un surcoût " physique " dû à l’affichage, au packaging et au marketing…

D’autres questions devront être tranchées : outre l’affichage CO2, la France veut aller plus loin que ses homologues européens en instaurant un affichage " multicritères ". En fonction de la pertinence pour le produit, les impacts sur l’eau, l’air, la biodiversité ou les ressources naturelles devront également faire partie des informations étiquetées.

La seule mesure du CO2 ne suffit pas, elle peut même trahir la réalité, souligne Nathalie Kosciusco-Morizet. Par exemple, une vache élevée dans un hangar produit moins de C02 que si elle est élevée en plein air ; en revanche elle a moins d’impact positif sur la biodiversité et la qualité sanitaire.

Une "exception française"?

Pour les données environnementales les plus difficiles à collecter (notamment celles qui sont liées à la production ou à la logistique), une plateforme a été mise en place avec l’Ademe et l’Afnor pour aider les entreprises à établir une méthodologie selon leur secteur.

Et c’est notamment pour montrer que l’approche " multicritères " est réalisable que des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs ont été sélectionnées pour participer à l’expérimentation.

Environ mille produits de référence sont concernés (alimentation, textile, hygiène, bricolage, boisson, téléphones mobiles, édition, etc), permettant d’extrapoler les résultats à d’autres marques. Des entreprises aussi différentes que Coca-Cola, le Coq sportif, Madrange, H & M ou Picard Surgelés participent à ce test qui a vocation à être généralisé par la suite…

A moins que la France ne se trouve trop isolée au niveau européen, car son " approche multicritères ", plus ambitieuse que celle qui est envisagée au sein de l’UE, reste aujourd’hui une " exception française ".

L’unité Environnement et Industrie de la Commission européenne, qui organise depuis 2008 des réunions entre Etats membres sur le sujet, estime en effet que

les comparaisons au niveau européen montrent que pour bien des produits, il y a une forte corrélation entre l’empreinte carbone et l’empreinte écologique. Il faut d’abord développer la convergence carbone, ensuite nous verrons s’il faut compléter par d’autres critères.

Bilan : même si ses arguments sont convaincants, la France pourrait voir son initiative écartée, d'autant qu'au niveau international, la norme ISO sur laquelle travaillent 45 pays depuis deux ans, n’est elle aussi centrée que sur l’empreinte carbone des produits.

Novethic 10/03/11
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