le guide d'achat éthique

Trouver, comparer et acheter des produits bio, naturels, écologiques et équitables

blog
Marseille des eco-sapiens
Bon appétit !
Un africain se nourrit pour environ $1 par jour, un français pour $15 à $20 ...
Et si on faisait la révolution... des indicateurs de richesse !

Et si on faisait la révolution... des indicateurs de richesse !

Dans son nouveau documentaire Indices, le réalisateur Vincent Glenn s’attaque au sacro-saint Produit intérieur Brut (PIB), l'indicateur devenu LA référence d’évaluation de la richesse des nations.
Une actualité originale de basta !

Et pour cause, cette mesure arbitraire et faussée de la croissance cache misère sociale et dégâts environnementaux, en se focalisant sur les biens produits, vendus et consommés. Face à ces limites, les sociétés entreprennent de trouver d’autres thermomètres. Enquête sur ces nouveaux indicateurs de richesse.

Il y a 60 ans que le Produit intérieur brut (PIB) fait la pluie et le beau temps sur nos économies et sur nos vies. Vincent Glenn, dans son nouveau documentaire Indices, en salle depuis le mercredi 2 mars, évoque l’obsession de nos sociétés pour cet indicateur de référence sur la richesse des nations ainsi que ses limites. Inventé dans les années 1930 aux États-Unis, le produit intérieur brut a débarqué en Europe avec les accords de Bretton Woods et le plan Marshall, pour financer la reconstruction de l’Europe après la Seconde guerre mondiale. Conçu pour mesurer l’activité du marché, le PIB est devenu l’indicateur phare de la performance de nos sociétés.

Les aberrations du PIB

Pour le calculer, on additionne tous les flux monétaires, sans tenir compte de l’origine de ces flux. C’est ainsi qu’un accident de la route, et toutes les activités " réparatrices " qu’il génère (frais d’assurance, frais de garage, etc.) augmenteront le PIB. Et la richesse du pays. Un parent qui fait le choix d’arrêter de travailler pour élever ses enfants prend par contre le risque de ne pas produire, et donc de diminuer le PIB ! Qui est parfaitement indifférent aux activités non lucratives (bénévolat, soins aux autres, activités politiques, etc), pourtant primordiales à la vie en société.

Nicolas Sarkozy a eu la brusque révélation de ces aberrations en janvier 2008, alors que la croissance qu’il promettait d’aller chercher " avec les dents ", était en berne... Il institue alors une " commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social ". Présidée par Joseph E. Stiglitz, et composée d’une majorité d’économistes, cette commission est chargée de questionner la pertinence du PIB et de faire des propositions pour combler ses lacunes.

La fin de l’idole PIB

"La contestation de la domination excessive du PIB et de la croissance, très claire dans le rapport de la commission, est pour moi l’avantage principal de ce travail entre experts ", explique Jean Gadrey, économiste, membre de la commission Stiglitz et cofondateur du Forum pour d’autres indicateurs de richesse (Fair).

Constitué parallèlement à la commission Stiglitz, début 2008, le Fair réunit des économistes, sociologues, philosophes, militant associatifs. Il entend ramener la société civile au premier rang de la définition des indicateurs de richesses.

Il s'agit de définir ce qui compte pour la société. Ce sur quoi elle estime pouvoir être jugée. On ne peut raisonnablement pas laisser ces questions aux seuls économistes, souligne Florence Jany-Catrice, maître de conférence en économie à l’université de Lille I et actuelle coprésidente du Fair.
Les indicateurs de richesse sont des outils politiques, qui doivent être discutés et choisis au terme de délibérations démocratiques.

Une société civile en avance sur les financiers

L’indicateur régional de santé sociale (ISS) a été élaboré dans la région Nord-Pas-de-Calais selon cette méthode de démocratie vivante et partagée (lire également l'article de Basta ! sur le sujet).

On a demandé à des fonctionnaires territoriaux et à des responsables d’organisations de la société civile ce qui pour eux fait qu’une société est en bonne santé, explique Florence Jany-Catrice. Dans les groupes de réflexion, nous avons constaté qu’en prenant le temps de réfléchir, de débattre, et de dialoguer, les enjeux posés étaient acceptés, et compris comme étant très importants.

Ce genre d’initiative, ancrée dans un territoire, de même que les nombreux débats/conférences organisées par le Fair montrent qu’en matière d’enrichissement du PIB, la société civile a plusieurs longueurs d’avance sur les institutions. "Elle est plus à même de faire le lien, nécessaire, entre les dimensions sociales et environnementales que les économistes et autres universitaires, qui ont tendance à s’enfermer dans leur discipline", poursuit Florence Jany-Catrice.

basta ! 08/03/11
Facebook Twitter
Correct
1 évaluation
Voir les commentaires
Correct
1 évaluation
Commentaires
Correct titidroopy 10/03/11
Le bonheur brut

Voici un webdocumentaire belge qui illustre parfaitement cet article :

http://blog.lesoir.be/bonheurbrut/le-webdocumentaire/

 Si vous vous intéressez au sujet, n'hésitez pas à aller voir, cela en vaut la peine.

Inscription | Connexion

X

Pour ne rien rater de notre actualité,
inscrivez-vous à notre newsletter !

Derniers produits consultés
Dernières infos consultées
Partager :
  • envoyer à un ami
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Google
  • Viadeo
Follow Me on Pinterest


Radio Ethic et eco-sapiens
écouter