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Polémique autour de l'investissement socialement responsable

Polémique autour de l'investissement socialement responsable

Plus de 50 milliards d’euros. C'est ce que représente en France l'investissement dit "socialement responsable" (ISR). Un "marché" en pleine croissance depuis la crise. Le principe de l'ISR ? Proposer des fonds et des portefeuilles d’actions qui respectent certaines valeurs non financières. Et faire en sorte que chacun commence à s'interroger sur son épargne et la manière dont elle est utilisée. Une démarche que critique vivement un rapport des Amis de la Terre.
Une actualité originale de basta !

Il existe plusieurs types d’investissement "socialement responsables". Proposés par plusieurs banques et sociétés financières, les fonds "vertueux" vont ainsi exclure de leurs actifs des secteurs d’activité contraires à certains principes, comme l’industrie de l’armement, l’alcool ou le nucléaire. D’autres ne prêteront pas à des États qui foulent allègrement du pied les droits humains.
Enfin, les produits ISR les plus nombreux tentent d’inciter les entreprises à respecter les normes internationales, voire à adopter de bonnes pratiques sociales et environnementales.

Problème : comment garantir que l’argent placé soit véritablement utilisé selon ces critères ? Et jusqu’où considère-t-on que telle multinationale est « responsable » ou non ? Telles sont les questions que soulève l’association Les Amis de la Terre dans un rapport qui vient d’être publié, le 20 septembre : "Investissement socialement responsable : l’heure du tri".

Ses auteurs critiquent vivement l’un des labels de l’ISR : celui délivré par Novethic, le "média expert du développement durable", qui appartient à la Caisse des dépôts et consignations et édite par ailleurs un site Internet riche en ressources sur les pratiques des entreprises.

Les Amis de la Terre ont sélectionné quinze multinationales "controversées", comme Novartis, "reconnue coupable de discrimination envers les femmes aux États-Unis", France Télécom, pointée du doigt pour sa "politique sociale et managériale désastreuse", Axa, critiquée pour ses "pratiques d’investissements irresponsables" dans les agrocarburants ou les sables bitumineux, Nestlé, dont l’un des fournisseurs (Sinar Mas) contribue largement à la déforestation en Indonésie et à l’expropriation des petits paysans, ou même BP (ainsi que Total ou Shell), dont les désastreuses pratiques environnementales ne sont plus à démontrer.

Areva, BP, France Télécom "socialement responsables" ?

L’ONG a ensuite regardé si ces entreprises figuraient dans les fonds labellisés par Novethic : "Parmi les 89 fonds, 71 fonds comptent dans leurs portefeuilles au moins une des 15 entreprises controversées retenues", constate-t-elle.

Pour les Amis de la Terre, la défaillance de l’analyse extra-financière, une exigence de rentabilité proche des fonds classiques et la tolérance à l’égard de secteurs économiques aux pratiques très contestables (comme les compagnies pétrolières) disqualifient l’ISR. "En l’absence de garanties réelles, et parce que la plupart des fonds ISR ne se démarquent pas substantiellement des autres fonds, cette appellation apparaît donc, à ce jour, totalement illégitime", conclut le rapport.

En savoir plus :

basta ! 28/09/10
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