le guide d'achat éthique

Trouver, comparer et acheter des produits bio, naturels, écologiques et équitables

blog
Marseille des eco-sapiens
Jus d'orange
Un verre de jus d'orange "standard" nécessite jusqu'à 1.000 verres d'eau en irrigation, le traitement de 22 verres d'eau et 2 verres de combustibles (électricité, carburant...) pour sa conservation et son transport.
Acheter des jus de fruits biologiques (et respectueux de l'environnement)
L'habitat groupé séduit à nouveau les Français

L'habitat groupé séduit à nouveau les Français

L'habitat groupé séduit de plus en plus les partisans du « vivre autrement ». Le principe ? Rassembler un groupe de particuliers qui souhaitent investir dans un projet immobilier commun, respectueux de l'environnement et surtout, centré sur l'épanouissement social de ses habitants.
Une actualité originale de Novethic

La tendance n’est ni nouvelle, ni franco-française. Le concept est apparu dans les pays nordiques, au milieu des années soixante, et s’est peu à peu propagé jusqu’en Belgique. Christian La Grange, architecte belge, auteur du livre Habitat Groupé (éditions Terre vivante), observe que depuis quelques mois, le concept attire de plus en plus de Français. « Je reçois de nombreux messages de groupes qui se constituent dans l’hexagone, et qui s’étonnent du nombre d’habitats groupés en Belgique. Je dirais que chez nous, on en recense un tous les cinq kilomètres ! » Effectivement, les pays d’Europe du Nord ont désormais intégré ce type de logements dans leur paysage urbain. En Allemagne, par exemple, les habitats groupés autogérés représentent près de 25% des logements neufs. Et à Fribourg, ville « éco-exemplaire », on recense plus de 150 projets réalisés.

Pour autant, la France n’est pas restée hermétique au phénomène. Le mouvement initié dans les années 70 puis freiné par la montée de l'individualisme dans les années 80 trouve aujourd'hui un regain d'intérêt lié aux limites mêmes du modèle individualiste et à la nécessaire prise ne compte des questions environnementales. Aujourd’hui, une cinquantaine de projets sont en cours en France.

Avantage économique et épanouissement social

Si le concept permet des économies d’échelles considérables, foncier moins cher en autopromotion, achat des matériaux en gros, ce ne sont pas seulement ces économies qui poussent les groupes de particuliers à investir ensemble. Au contraire, la motivation première reste l’envie de partager un environnement et des valeurs communes. Si chacun investit selon l’espace qu’il occupe, les « habitants groupés » partagent buanderie, atelier, bibliothèque, voire même salle polyvalente. Parfois, ils peuvent accueillir des associations dans leurs locaux, et participer ainsi activement à la vie locale. L’intérêt est aussi de s’organiser pour les gardes d’enfants, l’aide aux personnes âgées, le covoiturage. Ils créent ainsi une mixité et des échanges sociaux et intergénérationnels qui profitent à tous, et en particulier aux plus jeunes.

Les collectivités locales à séduire

Mais la réalisation de tels projets relève souvent du parcours du combattant. Questions juridiques, gestion du fonctionnement du groupe, projet de construction demandent l’investissement de tous sur de sujets qu’ils ne maîtrisent pas forcément. Ce n’est pas toujours facile d’être pris au sérieux par les collectivités locales, avec de tels projets. D’où l’intérêt de faire appel à une expertise extérieure, qui apporte une sorte de garantie crédible. »

Ce soutien peut se concrétiser via des sociétés de conseils, ou des associations telles que Ecohabitat Groupé. Il s’avère en tout cas crucial pour mener un projet à terme. Selon Stefan Singer, gérant de la société Toits de Choix, dix-neuf projets sur vingt n’aboutissent pas, par manque de structure et de méthode. « Mais les municipalités sont de plus en plus réceptives, dès lors qu’on leur montre les bénéfices qu’apportent l’habitat groupé sur la collectivité. Ils diminuent par exemple la pression sur la demande de services, type garde d’enfants. Le fait d’avoir des constructions plus denses contribue par ailleurs à éviter l’étalement urbain. » C’est ainsi par exemple que la ville de Meylan, près de Grenoble, a réservé une cinquantaine de logements pour des projets d’habitats groupés dans le futur éco-quartier en construction. La création de nombreux éco-quartiers pourrait bien être une opportunité à saisir pour les futurs « habitants groupés ».

Novethic 14/04/09
Facebook Twitter
0 évaluation
Voir les commentaires
pas de commentaires
Inscription | Connexion

X

Pour ne rien rater de notre actualité,
inscrivez-vous à notre newsletter !

Derniers produits consultés
Dernières infos consultées
Partager :
  • envoyer à un ami
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Google
  • Viadeo
Follow Me on Pinterest

Publicité

Radio Ethic et eco-sapiens
écouter