
Notre enquête menée dans 6 enseignes pendant le mois de mai montre que, même si l'étiquetage s'est amélioré (seulement 2% d'irrégularités sur les mentions obligatoires) les pesticides sont en voie de banalisation :
ces produits toxiques ont tendance à envahir tous les rayons de façon tout à fait insidieuse
50% des distributeurs présentent des pesticides hors des rayons dédiés à ces produits, notamment dans l'ensemble des rayons destinés au jardinage, voir à proximité des articles destinés à l'entretien des piscines (ex : des produits anti-mousse).
les emballages sont séduisants même pour les produits les plus dangereux
Nous avons remarqué des arrangements floraux ou de magnifiques légumes aux couleurs éclatantes ce qui induit les consommateurs en erreur et contribue à banaliser le produit. En outre un magasin sur deux propose des offres promotionnelles sur ces produits très actifs (exemple : +25% gratuit, jusqu'a 12 € remboursé, bons de réduction sur le prochain achat etc.)
l'unité en g/l ou ml/m2 n'est pas toujours respectée
Sur certains emballages le dosage de produit est exprimé en litre par hectolitre d'eau, ou en m3, en encore les quantités de produit (en litre) recommandées sont fournies pour une superficie exprimée en hectare ...
Cette banalisation s'accompagne d'un manque flagrant de prévention des intoxications ; sur les 21 marques analysées seulement 3 d'entres-elles font apparaître sur leur emballage les coordonnées d'un centre anti-poison, alors que le centre anti-poison de Lille cite les pesticides comme la cinquième source d'empoisonnement.
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