
Le défi que s'est lancé le réseau régional des Amap en montant une couveuse d'activités rurales d'ores et déjà assurée de réussite et du soutien de collectivités territoriales toujours plus nombreuses.
À l'origine du projet de couveuse rurale, il y a plusieurs constats que rappelle Sylvain Péchoux du réseau Amap Île-de-France : « les Amap sont aujourd'hui victimes de leur succès dans la région et les paysans installés, trop peu nombreux, ne peuvent plus répondre à la demande croissante des consom'acteurs ». Pourtant, des aspirants agriculteurs se forment aujourd'hui et sont fortement attirés par le bio ; en témoigne l'ouverture, par le lycée agricole de Brie-Comte-Robert (77) d'une section maraîchage bio dans laquelle affluent des personnes en reconversion professionnelle ou des jeunes, plutôt urbains, qui souhaitent s'installer en Île-de-France, mais y renoncent du fait des multiples contraintes spécifiques à la région.
Mais, même formé aux rudiments du maraîchage, on ne s'improvise pas paysan, surtout en Amap où la production d'une grande variété de légumes, tout au long de l'année, exige une technicité élevée.
La transmission - collective - des savoirs paysans est ainsi envisagée comme une des clés de la réussite au sein du réseau Amap Île-de-France. En gestation depuis quelques années, le projet de ferme couveuse d'activités agricoles et rurales n'a cependant pu prendre un véritable essor qu'avec le recrutement en 2008 d'un chargé de projet. Le GAB (producteurs bio d'Île-de-France) et Terre de liens sont partenaires du projet. « Nous avons les soutiens financiers, les formateurs et les porteurs de projet. Il ne nous manque que le foncier... ».
Pour en savoir plus :
« De l'éveil des vocations à la création d'activité rurale », voir le film
Le site des AMAP Ile de France