Or, malheureusement, les constructeurs se contentent de décréter que la voiture électrique est "propre", sans se pencher sur la question fondamentale du rechargement des batteries.
En France, l'électricité provient à 80% des centrales nucléaires : rechargée sur le secteur, la voiture électrique est alors clairement responsable de la production de déchets radioactifs - légués aux générations futures - et de rejets dans l'environnement - une enquête scientifique en Allemagne vient de montrer un excès de cancers et de leucémies jusqu'à 50 km autour des centrales. Sans oublier la mise en danger de la population en cas d'accident nucléaire.
Par ailleurs, comme l'ont dernièrement révélé une note de RTE (le Réseau de Transport de l'Electricité) et une étude de l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) concernant le chauffage électrique, l'électricité produite par EDF est fortement émettrice de CO2. En effet, pour "justifier" le nucléaire, la consommation française d'électricité a volontairement été démultipliée depuis des années par EDF et l'Etat. A tel point que, de plus en plus souvent, malgré 58 réacteurs, le parc nucléaire français est dépassé : sont alors des centrales thermiques (gaz, fuel, charbon), françaises ou étrangères, qui sont mises en service, dégageant de grandes quantités de CO2.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" souligne néanmoins qu'il est possible, comme c'est le cas par exemple à Clermont-Ferrand ou à Montmelian, de recharger avec des énergies renouvelables les batteries des véhicules électriques. De tels projets doivent nécessairement être mis en oeuvre, pour recharger les batteries des véhicules électriques, pour qu'il soit possible de parler de démarche écologique.