
Alimentation standardisée, disparition de millions d'agriculteurs, répartition inégale des subventions et des revenus entre productions et régions, eaux et terres polluées, concurrence déloyale vis-à-vis des pays du Sud où la faim continue à progresser,....le constat est sévère.
Le nombre de personnes qui souffrent de la faim ne cesse d'augmenter depuis 1996 : il serait aujourd'hui de 856 millions. La situation se détériore au Sud parce que nombreux pays sont devenus dépendants des importations pour nourrir leur population.
Partout dans le monde, la libéralisation des échanges agricoles, la recherche des coûts de production les plus bas et l'absence de bonne régulation des marchés, dominés par une poignée de firmes agroalimentaires et de distribution, ont entraîné l'ensemble de ces dégâts.
Pendant longtemps l'UE a subventionné ses exportations par des mécanismes de « restitutions » pour vendre à perte, c'est-à-dire, en-dessous des coûts de production. Cette pratique de « dumping » a provoqué une chute des prix agricoles sur le marché mondial et a concurrencé les productions des pays du Sud.
A l'heure de la présidence française de l'U.E. et du « bilan de santé » de la Politique Agricole Commune (PAC), il est essentiel que les citoyens pèsent dans le débat pour définir l'agriculture et l'alimentation de demain.
Pour en savoir plus sur la campagne et signer la pétition : Soignons la PAC
devenez membre pour laisser un commentaire