
De nombreux objets en plastique flottent sur l'eau... Des études scientifiques ont montré que ces déchets tombés du littoral ou des bateaux sont entraînés par les courants marins et se concentrent dans de lieux l'un à lest du Pacifique, l'autre à l'ouest, totalisant une surface de 3,5 millions de km2 (soit 6 fois la surface de la France), qui a triplé depuis 1990.
Les mesures montrent que par endroit, la quantité de plastique est six fois supérieure à celle du plancton et que l'entassement peu atteindre 30m de profondeur. Et ceci n'est que la partie apparente de l'iceberg puisque 70% des objets en plastique coulent.
La durée de dégradation de ces déchets étant évaluée entre 500 et 1000 ans, c'est une vraie marée toxique qui empoisonne chaque année les poissons, les oiseaux et autres organismes vivants.
Selon un rapport de Greenpeace, au moins 267 espèces animales souffrent de ces déchets. Evidemment, le nettoyage n'est pas envisagé: son coût plomberait la croissance mondiale.
En anglais, cette zone porte divers noms: Great Pacific Garbage Patch, the Eastern Garbage Patch ou the Pacific Trash Vortex (la zone-poubelle du grand pacifique, le vortex-poubelle du Pacifique).
Des prélèvements effectués donnent des estimations de 3 millions de débris par km2 totalisant une masse de 5kg par km2.
Cela n'est pas sans rappeler la pollution orbitale (plus de 35 millions de micro-déchets, des résidus de satellites notamment) qui présente des dangers pour les sorties spatiales. Ces poubelles géantes ont l'avantage d'être relativement invisibles et leur meilleur camouflage est sans aucun doute le fait qu'elles soient peu photogéniques.
Inutile de cherche des clichés ou de retrouver cette île-décharge sur les photos satellites: cette pollution est trop diluée pour percuter les esprits.