
Des sondages d'opinion montrent avec régularité que les Français refusent majoritairement les Organismes Génétiquement Modifiés. Bien sûr, il faut émettre des réserves sur la prétendue "objectivité" des sondages. Mais en considérant la position des élus ayant exprimé une position sur ce sujet, on constate que le moratoire devrait naturellement s'imposer.
Sur 577 députés, un tiers a accepté de répondre à un questionnaire de Greenpeace. Pour l'instant, seuls 8 députés se sont déclarés contre un moratoire...
Nous vous invitons à connaître la position de votre député sur le site consacré:
Pendant ce temps, beaucoup de nos voisins (Autriche, Suisse, Pologne, Hongrie, Grèce par exemple) ont évacué les OGM de leur agriculture ou sont en passe de les bannir.
Plusieurs cantons des Etats-unis sont également déclarés "sans OGM". Bref, la question du moratoire français serait loin d'être un cas unique...
Actuellement, le projet de loi qui sera voté en Janvier prévoit la "coexistence" de certaines cultures modifiées avec les cultures traditionnelles. Greenpeace prévoit une journée de mobilisation générale le 12 Janvier pour interpeler les élus.
Selon l'organisation environnementale:Les OGM ne peuvent «coexister» avec d'autres formes d'agriculture sans les condamner inexorablement à une contamination croissante. La «coexistence» est un leurre qui nous privera définitivement de notre liberté de produire ou de consommer sans OGM.
L'OGM le plus célèbre est certainement le MON810. MON comme Monsanto, la firme qui commercialise ce maïs ayant la propriété de secréter une toxine insecticide (le Bt qui protège de la pyrale du maïs, un papillon). 30 000 ha sont cultivés en France à des fins commerciales.
Or, on ne sait finalement pas grand chose de ce maïs au point qu'en vertu du principe de précaution, l'Autriche, la Grèce, l'Italie, la Suisse, la Hongrie, la Pologne puis l'Allemagne ont interdit ce maïs. En France, on assistait à l'étrange revirement d'Alain Juppé, alors ministre de l'environnement, qui avait déclaré qu'un moratoire s'imposait... pour affirmer quelques jours plus tard, qu'il fallait reporter ce moratoire.
Aujourd'hui, avec l'hiver, les semis de maïs n'ont évidemment pas encore eu lieu. La suspension provisoire prévue par le Grenelle est effective jusqu'au 9 Février (ce qui explique pourquoi cette décision a été moquée) et c'est à cette date que l'on saura si, cette année encore, la France cultivera ce maïs controversé.
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