le guide d'achat éthique

Trouver, comparer et acheter des produits bio, naturels, écologiques et équitables

blog
Marseille des eco-sapiens
Les bouteilles en plastique
2,7 millions de tonnes de plastique sont utilisées chaque année par l'industrie de l'eau pour la fabrication des bouteilles.
De New Delhi à Bali

De New Delhi à Bali

Un petit clin d'oeil à Sabine Rabourdin, initiatrice du site eco-SAPIENS, auteur du livre Changement climatique : Comprendre et agir et ancienne porte-parole du Réseau Action Climat.

Vous étiez présente pour le Réseau Action Climat France à la dernière conférence sur le Climat à New-Delhi, il y a 4 ans. Avez-vous l'impression que la situation a évolué entre ce dernier sommet et Bali ?

J'étais en effet présente au sein de l'ONG Réseau Action Climat France qui est la délégation française du Climate Action Network, réseau international des ONG observatrices des négociations climat.

Il ne s'agit pas alors seulement d'observer, mais également de faire du lobbying en essayant d'amener les négociateurs à hisser les négociations vers le haut alors qu'ils ont plutôt tendance à les tirer vers le bas. La situation est à peu près la même quatre ans plus tard au niveau des négociations.

L'Europe cherche toujours à donner des objectifs chiffrés de réduction d'émission pour la seconde période d'engagement (c'est à dire après 2012). Les Etats-Unis mais aussi le Canada, l'Australie, les Emirats Arabes Unis, etc. tentent de freiner toute avancée. Quant à la question toujours délicate de l'implication des pays dits en développement dans des objectifs chiffrés de réduction, elle n'est toujours pas résolue.

Au final, l'accord auquel parviennent les négociateurs est toujours similaire : un constat d'urgence et un report des négociations à plus tard, avec quand même 2 ou 3 accords sur le financement des mécanismes de flexibilité et des puits de carbone !

Comment expliquez-vous l'entêtement des Etats-Unis à ne pas s'engager sur des objectifs chiffrés ?

Les Etats-Unis n'aiment pas s'engager dans des négociations sans être assurés d'être en position de force. Or, pour le moment, concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ils sont plutôt derniers de la classe. Réduire leurs émissions signifie pour eux perte de leur PIB et de leur envergure internationale.

Ils attendent donc d’être en pointe au niveau des instruments de réduction (techniques de séquestration, énergie et transports « propres », etc) de manière à imposer leurs techniques sur le marché. Une fois qu’ils seront à ce stade, il se peut fort qu’ils deviennent les premiers hérauts des négociations et qu’ils imposeront aux autres pays des objectifs très ambitieux (nécessitant d’acheter les techniques américaines) et sous prétexte d’éthique planétaire, bien sûr !

N'y a-t-il pas une contradiction à faire déplacer près de 10 000 personnes en avion... pour lutter contre le changement climatique alors que les outils modernes permettent, dans une certaine mesure, de tenir des concertations ?

Oui, bien sûr et dans ce domaine, la contradiction est partout. Nicolas Hulot et Yann Arthus Bertrand qui tiennent des discours à l’opposé de leurs actions sont un exemple parmi d’autres.

Quant aux négociations, il semble quand même que boire des coups ensemble est le meilleur moyen d’aboutir à quelque avancée, ce qui se fait difficilement en visioconférence. Quoique… !

Interview de Sabine Rabourdin 18/12/07
Facebook Twitter
0 évaluation
Voir les commentaires
pas de commentaires
Inscription | Connexion

X

Pour ne rien rater de notre actualité,
inscrivez-vous à notre newsletter !

Derniers produits consultés
Dernières infos consultées
Partager :
  • envoyer à un ami
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Google
  • Viadeo
Follow Me on Pinterest

Publicité

Radio Ethic et eco-sapiens
écouter